Blood Incantation: « Hidden History of the Human Race »

De nombreux revivalistes « old school » sont récemment sortis de cette scène qui se réclame du death metal underground ; aucun n’est aussi énigmatique que Blood Incantation, ce quatuor de Denver dans le Colorado est le premier à établir un contact avec un combo comme Spectral Voice et c’est son « debut album », Starspawn, qui lui a donné une audience mondiale.

Leur dernier opus, Hidden History of the Human Race, est, à bien des égards, une suite à leurs débuts sismiques, mais elle est une suite qui est plus du genre Empire Strikes Back que Lost World : Jurassic Park. Les thèmes cosmiques et les sons de Starspawn, tout aussi éloignés les uns des autres, sont construits à partir de ces sons plutôt que d’être recyclés. Les chansons sont plus concentrées et bougent avec plus d’intention cette fois-ci, mais elles incorporent tout de même tous les éléments progressifs et ambient qui font la réputation du groupe. La prestation vocale est aussi beaucoup plus cohérente et rythmée sur cet album, avec des chansons vraiment entraînantes et dont on ne peut considérer qu’elles luttent pour trouver un interstice dans le disque.

Le titre d’ouverture « Slave Species of the Gods » est un savant mélange du Morbid Angel de la première heure et du Death façon années 90, très « old school » en effet, mais avec l’impact d’un coup de poing asséné là où il se doit d’être. L’album s’étendra ensuite vers des territoire plus « progressive rock » avec « The Giza Power Plant », qui comprendra quelques riffs inspirés de Demilich-et un interlude aux connotations moyen-orientales. L’instrumental « Inner Paths (to Outer Space) » gagnera sa place non seulement en posant un groove on ne peut plus sérieux et efficace, mais aussi en donnant le ton à un opus de 18 minutes, « Awakening From the Dream of Existence to the Multidimensional Nature of Our Reality (Mirror of the Soul) », où Blood Incantation explore jusqu’au bout son inclinaison « progressive ».

Hidden History of the Human Race est un album qui impressionne se montrer trop pesant et il représente bien plus que le somme de ses compoasants. Le disque possède une réelle vibration, semblable à quelque chose de vieux et d’inédit en même temps. Ce sont ses riffs et le processus d’enregistrement en analogique qui remportent le tout. On respire son atmosphère quand on l’écoute ; c’est pour cette raison qu’on y retouren encore et encore.

***1/2

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