The Minders: « Hooray for Tuesday »

Avec l’âme des Beatles dans les cordes, des Beach Boys dans les voix et les notes ensoleillées, Martyn Leaper qui est à l’origine des Minders avec Tammy Ealom, est un auteur-compositeur de grand talent. Il écrit ses chansons en sachant leur donner tous les bons attributs en tant qu’ingénieur et producteur de studio. Le groupe en perpétuelle mutation, quitte Denver pour Portland et enregistre Golden Street en 2001; Suit The Future’s Always Perfect en 2004 puis It’s a Bright Guilty World en 2006. Ces trois albums géniaux sont construits avec préciosité et les arrangements sunshine-pop, orchestral-pop aboutis et lumineux sont époustouflants. The Minders sont devenus des références dans le domaine pour beaucoup les groupes émergents depuis 2000. En 2011, ils nous offrent une compilation d’inédits, Cul-De-Sacs and Dead Ends et réitèrent en mars 2012 avec Cul-De-Sacs and Dead Ends vol 2.

En 2013, paraitra une fabuleux titre : « It’s Gonna Break Out! » qui ouvrira le quatrième album studio à venir en 2016 Into the River. The Minders frappent fort dès les premières notes du disque avec des arrangements pop finement orchestrés de violons, de basse et de joyeux sifflements qui donnent d’emblée sacrément envie de danser. Le travail de production est dirigé par l’ingénieur Lawrence Crane, également producteur d’ Elliott Smith, M.Ward, Go- Betweens, entre autres, qui offre son savoir-faire au groupe, l’auteur compositeur, guitariste et chanteur Martyn Leaper, le bassiste Alex Arrowsmith, le guitariste Jeff Lehman, la batteuse Karen Page et le pianiste Joe Kincher. Natalie suit en déroulant du rythme, de la mélodie, du charisme dans le chant et en insufflant une belle dose d’énergie dans les les trilles de chorale. L’orchestration de cordes symphonique est joyeuse, hautement cordiale sur « Heart of the Heartaches » couronnée d’un accompagnement de cuivres rutilants et du piano boogie qui apporte une touche de pop sixties.

Le grain de voix rieur de Martyn va comme un gant à l’ambiance festive, comme sur « Summer Song « au tempo soutenu et absorbant. Les mots ensoleillés et colorés se marient magnifiquement aux violons et à la basse trottinante avant le piano gracieux de « Into the River » ; 3 minutes de douceur spirituelle intense et cristalline. Puis le rythme s’envole grandiose sur les claviers psyché de « I Know Where D.B Cooper » Lives alliés à la guitare griffée garage fifties malicieuse pour laisser place à la fantastique « Needle Doll « et ses guitares électriques panachés de clap-hands. La pop de génie resurgit sur « Terry », bondissant et solide, au style alternatif et mordant à la manière des Smiths avant Jubilee et ses harmonies de guitare ornées de la brillante batterie. Karen est aussi épatante avec ses baguettes qu’au chant sur « Into the River Pt » en duo avec Martyn. Le dernier somptueux titre « I Hope I Don’t Let You Down » convoque tout le talent des Minders qui reviennent pour notre plus grand plaisir avec le « single » « Let’s Go Driving » qui contient toute l’excellence d’un groupe qui devrait figurer sur toutes les listes de lecture de tout amateur de d’élégante indie-pop.

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