Charles Rumback & Ryley Walker: « Little Common Twist »

Si un artiste fait appel aux standards de l’expérimentation et joue d’une guitare dans les environs de Chicago, est-ce qu’elle sonnera sempiternellement comme le « And You, These Sang  » de Ryley Walker et sa guitare fraîche et robuste aux styles multiples, soit vingt ans plus jeune que les jartistes de Chicago des années 90 ?

il existe une ligne directe avec apparemment aucun biais contre la génération. Le numéro susmentionné du deuxième album collaboratif de Walker et percussionniste Charles Rumback, Little Common Twist, couve avec autant de contemplation meurtrière et de jazz noir que,le « Along the Banks of Rivers » de Tortoise et datant de deux décennies.À savoir un timbre particulier et apparemment inimitable, sûrement reproduit ici sans le vouloir.

Common Twist est un disque à moitié ambiant/drone et un autre à moitié acoustique à joué en accords ouverts. Cette dernière marquera un retour bienvenu aux racines de Ryley, après une année 2018 riche en sorties électriques. « Half Joking » rappellera la déconstruction du principe de John Fahey par Gastr del Sol, tandis que les curieuses harmoniques itinérantes de « Self Blind Sun » insufflent une vie qui sera un parent éloigné de la célèbre gestalt de The Gap de Joan of Arc. Dans « Ill-Fitting / No Sickness », Rumback s’installe dans un rythme raga pour compléter le violon d’accords ouvert de Walker. Leur dualité méditative s’étend sur le territoire d’un combo comme 75 Dollar Bill .

Le disque se veut également vécucomme un abandon de sa structure. Flottant sur les boucles gutturales de la basse droite de l’invité Nick Macri, « Idiot Parade » s’enfoncera dans un embouteillage pour conjuguer la transes avecune caisse claire qui se détachera et Rumback qui apporetra un shuffle régulier. « Menebhi » augmente la mise, et « If You’re Around and Down » capitalisera une fois de plus sur ce son chaud sans fil de caisse claire et dessinera comme un bain apaisant pour les sens alors que les pulsations des cordes de Walker résonnent de loin, se superposant les unes aux autres de manière astringente.

Toutes les personnalités mélodiques de Walker font leur apparition ici et Rumback s’adapte à chacune d’elles, qu’il s’agisse de construire un crescendo simple sur « Worn and Held » ou de se rendre complice du slimat hanté de « These Sang ». Ils ne se surpassent étonnamment jamais les uns les autres, travaillant en tandem pour créer quelque chose de rare dans un effort de collaboration qu’ils se décrivent eux-mêmes. Alors que la plupart de ses effets se traduisent par des séances de vibrations sans inhibition, Little Common Twist offre une exploration informelle et intentionnelle.

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