Art Nation: « Transition »

Après Revolution en 2015, Liberation en 2017, voici venir Transition le troisième album de Art Nation, combo suédois de hard rock mélodique né de l’ambition de son chanteur Alexander Strandell qui rêve d’en faire , sic!, « un des plus grands groupes de rock/metal de tous les temps ». Le combo n’en est pas encore là, mais il est déjà fort connu dans son pays au vu du nombre non négligeable de festivals et d’événements publics dans lesquels le quintet s’est récemment produit et au constat des prix qu’il a remportés dans sa contrée. Le peuple suédois est réputé pour être précurseur dans de nombreux domaines. On sait aussi qu’il phagocyte le petit monde du hard rock mélodique.
Les deux premiers efforts du combo avaient, il est vrai, recueilli quelques lauriers au-delà des frontières du nord de l’Europe.
Le premier et son hard rock très mélodique avait plutôt bien marché et le suivant, qui avait pris un tournant plus metal mélodique, avait enfoncé le clou… Transition, lui, ne fait pas mentir son intitulé car il emprunte un virage pop metal mélodique symphonico-alternatif façon ses copains scandinaves comme H.E.A.T. et Eclipse notamment.
Toutefois, les influences du combo ne s’arrêtent pas là puisqu’elles prennent également racine dans des terres toutes autres comme celles où voyagent
Within Temptation et ses suiveurs que sont Delain et The Dark Element. La faute à cet Alexander Strandell qui se plaît à mélanger les genres tout en puisant en eux leur substantifique moelle. A la fois vampire et Docteur Frankeistein musicien des temps modernes, il conserve le meilleur de chacun et crée un concept protéiforme qui trouve ici un étonnant équilibre, grâce, en particulier, à son génie mélodique.
Question hits, c’e sera la parade. Les cinq premiers morceaux, particulièrement, sont tout bonnement parfaits. Les amateurs des combos précités vont adorer pour peu qu’ils apprécient de tous les croiser au sein d’un même titre. Mis à part le génial et plus calme « The Cure » où on découvre la magnifique voix de Rebecca Hasko et les autres partitions sont par ailleurs plus musclées que ce que proposaient les Suédois jusque-là. Chercheraient-ils ainsi à se faire pardonner leurs approches mélodiques qui pourraient être jugées trop mainstream pour quelques esprits chagrins ? Ils seront pourtant certainement peu nombreux après avoir écouté et réécouté, sans atteindre la satiété, « Fallen Worlds », « Tick Tock », « Firefly » et « Infected » par exemple.


Doté d’une production d’une clarté absolue, quasi-clinique, d’une puissance porteuse digne d’un shoot d’adrénaline, d’envolées mélodieuses effarantes, ce
Transition pourrait gêner par ses côtés synthétiques dus au son des claviers, à tendance limite électronique parfois. Mais aussi par sa propension à virer vers la pop pure par fulgurances. Il sera pourtant bel et bien un des albums de rock/hard rock/metal mélodique de l’année.
La progression de ce groupe est à suivre avec attention et qui sait, peut-être le père Strandell ne prend-il pas tant que ça ses désirs pour des réalités. Pour peu que les radios tombent sur son combo par hasard – il ne faut pas délirer, leurs découvreurs de talents sont bien incapables de les repérer autrement, en tous cas chez nous – l’histoire pourrait bien s’accélérer pour
Art Nation.

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