Low Dose: « Low Dose »

Né des cendres de Fight Amp, Low Dose nous propose un excellent mélange neo-grunge où Nirvana, EyeHateGod et The Melvins se seraient acoquinés. Low Dose a, désormais, un nouveau leader qui a une dent contre l’amour.

Itarya Rosenberg était la chanteuse du groupe Legendary Divorce. Elle s’appelait dans ce temps-là Itarya Leo et elle menait cette barque hardcore très féroce avec son partenaire Tim Leo. Un matin, Tim a décidé que c’était fini et Itarya s’est retrouvée sans mec et surtout sans band.

Qu’à cela ne tienne, elle est de retour en force avec les brutes de Fight Amp en guise de musiciens. C’est ce qu’on appelle en bon français «rehausser le niveau». Le résultat de cette nouvelle union philadelphienne? Rien de moins qu’un ecellent album punk qui,, entre autres, aide beaucoup aussi de vivre une peine d’amour en décochant ce premier opus à fonction cathartique.

Ça commence tout en douceur avec « Low », une prise de conscience aride que rien ne va plus dans la cellule créée avec son partenaire, le tout balancé sur un riff sludge lent et malsain. Ça continue avec la grungesque « Right On », une prise de bec antisexiste qui en a contre le sexisme qui subsiste dans les scènes punk du monde entier. On revient à la rupture qui est le thème central du disque avec le hit « For Sure » et son riff mortel

« Start Over », 4e piste de l’offrande, est également bien grunge et mordante. Itarya est à fleur de peau et en beau calvaire. Ça donne une des performances les plus intenses du band à date. John, Mike et Dan sont également très en forme au niveau de la composition et de l’intensité.

On se retrouvera à la moitié de l’album avec « Away » et « Sinking », qui exploreront à tour de rôle ces phases du deuil amoureux que sont l’autodénigrement, l’isolation et les regrets.

C’est avec « Othewordly Motives » qu’on est d eretour en terrain connu : Fight Amp reprend momentanément le contrôle du quatuor et les gars se remettent à chanter en voix principale. On les retrouvera un peu plus loin avec « Not Break Skin », la chanson-phare de l’opus avec le charme magnétique et agressif d’Itarya qui fait en sorte qu’on voudrait qu’elle soit la vedette des 10 chansons du disque. Subsistera d’ailleurs un léger sentiment que le groupe n’avait pas assez de chansons pour faire un LP et qu’on a récupéré des B-sides de feu Fight Amp pour combler le vide.

« Song 12 » sera la plus fâchée du lot du haut de sa minute et quart. La phrase finale de la chanson résume bien le sentiment global de ce brûlot corrosif : « I Want To Forever Be Left Alone ».

Sinon, on peut entendre Itarya briller une dernière fois sur la dévastatrice conclusion, qui porte le nom de son ancien groupe et qui est un véhicule d’émotions brutes et termine l’album sur une note douce-amère plus amère que douce.

Voilà un très très bon premier jet avec ce combo qui sonne comme une version plus honnête de Hole, un Distillers qui n’a pas pris de tangente commerciale et qui mérite qu’on lui prête le confort de notre intérêt.

***1/2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.