No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Petrol Girls: « Cut & Stitch »

Le premier « single » de Petrol Girls il y a cinq ans était un cocktail molotov avec un allumette à incendier, littéralement, puisque la pochette était exactement ainsi, avec le nom du groupe gravé dans la bouteille. Mais plus encore, l’imagerie correspondait parfaitement à un groupe qui se décrivait lui-même comme un groupe « féministe post-hardcore enragé », longtemps enthousiaste et à court de patience. Brûlez tout, tout ; la révolution n’a jamais été simple.

La fureur du quatuor : le bassiste Liepa Kuraitė, le guitariste Joe York, le batteur Zock Astpai et la frontwoman Ren Aldridge ont continué avec le premier album intégral, un appel aux armes nommé à juste titre Talk of Violence. Cependant, l’EP The Future is Dark de l’année dernière montrait une maturité musicale et une introspection personnelle, une excellente transition vers la révélation d’un album Cut & Stitch par le groupe.

Refused a toujours été une influence sur les Petrol Girls, il est donc approprié d’affirmer que c’est leur Shape of Punk to Come qui allume le feu, une éclamation cqui est omme un communiqué de presse en hyperbole à prendre à nos risques et périls.  Les deux versions ont ajouté des textures qui s’étendent sur les rudimentaires du hardcore, montrant une capacité à penser en dehors des sentiers battus.

Sur Cut & Stitch, Aldridge a suffisamment confiance en ses idées pour ne pas avoir à les crier tout le temps. Sur l « Intro » de 75 secondes, pendant que le feedback du groupe s’intensifie en crescendo, elle entonne doucement ce que le son signifie pour elle. C’e sera la première d’une longue série de fois qu’elle laissera sa parole presque parlée livrer son message.

L’album traverse une poignée de titres « Interlude » qui présentent différentes parties de l’opus chacune plus jolie que la précédente. Le premier, « Interlude (Q&R) », est un moment de calme et d’acoustique qui pourrait être un sample d’un groupe hippie, même s’il ne l’est pas, et qui mène à « Big Mouth », qui contient un vrai sample.

Certaines personnes pensent que les petites filles devraient être vues et non entendues, dit la regrettée chanteuse Poly Styrene de X-Ray Spex, comme elle l’a dit sur leur premier « single » ; en effet sSon message de rébellion est toujours aussi valable et nécessaire aujourd’hui ; il s’inscrit parfaitement dans le ténor et le timbre du titre. Il est aussi complètement contagieux, avec un chœur énorme, parfait pour l’autonomisation d’une nouvelle génération de filles.

Le groupe a encore beaucoup d’autres moments assez accessibles pour qu’il ne soit pas difficile d’imaginer des stations de radio commerciales et alternatives pour les écouter. « No Love For A Nation » est l’un d’entre eux, avec York livrant un énorme riff alors qu’il transforme le morceau en duo avec Aldridge, les deux chantant relativement mélodieux. Il est lisse, syncopé, décalé et simple mais efficace, et se termine par des kazoos ironiques qui fustigent « My Country,’Tis of Thee » et probablement le pays pour lequel il a été écrit.

The Petrol Girls n’abandonnent pas complètement le côté vitriolique du groupe. Le titre douverture,  « The Sound » se déchaîne ainsi furieusement et avec justesse. Mais dans d’autres cas, ça n’est simplement que lacette d’une chanson : le chœur brillant de « Tangle of Lives » contrastera avec les ponts lents et presque jazzy, de « Monstrous » et « Talk in Tongues », ce dernier voyant York prendre le chant principal, swinguer comme sur le dernier album de Brutus.

Malgré tout, le plus grand départ se devra d’être « Skye ». Contre une tonalité mineure, Aldridge s’ouvre avec amour sur son chien du même nom. Vers la fin, la guitare se délabre jusqu’à devenir presque silencieuse, la laissant pratiquement chuchoter et soliloquer sur son son chiot perdu malgré ses diatribes contre le patriarcat.

Beaucoup de choses doivent se passer pour qu’un groupe émerge d’un genre de niche et capte l’attention du grand public, et la chance n’est pas la moindre de ces éléments. Tout ce à quoi on peut s’attendre de la part du groupe, c’est d’avoir une vision et de l’exécuter sans crainte et d’espérer que les gens le remarquent. Sur Cut & Stitch, les Petrol Girls ont fait plus que leur part.

****

4 décembre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

Aucun commentaire pour l’instant.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :