Rex Orange County: « Pony »

Pony est le troisème album de Alexander O’Connor, un jeune musicien de vingt-et-un ans qui teinte sa pop d’accords jazzy avec une virtuosité déconcertante : un univers est éclatant dans lequel il remué l’Angleterre et a touché les américains (Tyler The Creator, Comso Pyke, Benny Sings) en abolissant les frontières entre hip-hop, soul et indie rock. Ce nouveau disque, en est, une fois encore la manifestation.
Rex Orange County continue d’explorer son esthétique hybride sans pour autant tomber dans la réutilisation de recettes miracle. En effet, Pony révèle tout ce qu’il y a de plus subtil et romantique chez O’Connor. Ce dernier évoque d’entrée de jeu ses souvenirs dans l’introduction « 10/10 » : une petite ballade synthétique qui est aussi une réflexion sur son immense et rapide succès. Les ambiances sont devenues plus sobres, mais la ferveur reste. Le super « single » « Face To Face » confirmera la chose avec un rythme effréné et un refrain qui laissera rêveur. Plus tard, ce sont certaines sonorités de vocoder qui créeront la surprise dans la production méticuleuse de « Never Had The Balls » avec une touche moderniste clairement assumée pendant tout au long de l’album.


Il semblerait aussi que les influences musicales de l’Anglais aient été différentes pour écrire Pony, cela vient du disco (« It Gets Better ») ou bien des œuvres surréalistes de Bon Iver et Sufjan Stevens. Ainsi, « It’s Not The Same Anymore » marquera ne porte d’accès à la douceur, avec, en prime, l’alliance d’un piano à un orchestre mettant parfaitement en évidence la nostalgie d’Alexander. Dans cette collection il ne faudra pas non plus oublier le remarquable et sensible « Pluto Projector » gavé de réverbération, et le hip-hop binaire de « Laser Lights » qui plaira sans doute aux admirateurs de Frank Ocean.
Comme nous le remarquions précédemment, Pony marque un tournant. Rex Orange County est en constante évolution, et se place là où l’on ne l’attendait pas. À l’horizon, aucune pression ne ressent vraiment dans le disque avec cette nouvelle approche d’un songwriting plus nuancé malgré quelques petites défaillances (« Stressed Out », « Always ») .

***1/2

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