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Rothko: « Refuge For Abandoned Souls »

Lla légende dit qu’il y a 20 ans, à Londres, Mark Beazley et Crawford Blair ont pris le nom de Rothko après que Beazley eut découvert une publicité dans Melody Maker. C’était tout cela avant d’assembler un trio de guitares basses, projet qui allait permettre à contextualiser soniquement des peintures de l’artiste visuel du même nom. Aujourd’hui, Beazley est pratiquement le seul membre du groupe et il est parfois accompagné soutenu en concert par Blair, Johny Brown, Inga Tillere, Graham Dowdall (alias Gagarin), Sukie Smith et James Stephen Finn.

Pourtant, une chose reste inchangée ; sur un bon nombre d’albums, en particulier Refuge For Abandoned Souls, le dernier opus de Rothko, la musique reste toujours aussi proche de l’art de Rothko, le peintre. Si ceux qui connaissent peu le travail de Beazley ou les trois basses de Rothko qu’il incarnait, pensaient qu’ils s’ennuieraient à mourir avec un son répétitif, pulsatif et orienté vers le beat, ils seraient certainement à côté de la plaque.

Oui, encore une fois, il s’agit toujours de Beazley avec sa basse et son synthétiseur embellissant, mais les sons qu’il est capable de conjurer et de créer, épousent rarement le rythme présent sur cet album.

Quiconque a entendu la précédente sortie de Rothko, Blood Demands More Blood, pourrait s’attendre à quelque chose de très sombre et de très tendu. Mais dans quelque chose qui est en train de devenir un rituel chez lui, Beasle, change certaines choses et reste le même sur d’autres eééments.

Rien de féroce cette fois-ci. Au lieu de cela, beaucoup d’échos, d’espaces qui ne cessent de s’agrandir, qui s’apparentent à une bande-son ambiant, à quelque chose qui entrerait dans la catégorie « expérimentale occidentale » . Beazley est capable d’extraire de ses instruments de tels sons que l’on peut certainement les prendre pour ceux d’une guitare basse, mais aussi les considérer comme un instrument solo qui peut se suffire à lui-même et créer de la musique, avec un synthé pour seul support. Que celui-si soit beau (« Place Your Soul Next To Mine ») ou terrifiant (« The Day After Your Death »).

Rothko évoque à la fois le sentiment sombre des temps modernes, et en même temps, une mélancolie qui peut être interprétée comme espoir et/ désespoir. Tout comme le sentier tranquille à travers la forêt représenté sur la couverture, mais avec ces marques rouges et blanches sur les arbres qui peuvent ressembler à des cibles. Ainsi, ce western expérimental peut certainement être classé dans deux autres catégories : romantique et fantomatique. On peut parier, sans risquer de se tromper, que Beazley n’y verrait rien à redire.

***1/2

13 novembre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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