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Jeff Goldblum: « I Shouldn’t Be Telling You This »

Dans la plupart des cas, un disque de célébrités est un exercice grandiose d’auto-indulgence pour des gens qui ont trop d’argent, trop de liberté et trop peu d’amis pour qu’on leur dise non.

Mais Jeff Goldblum et son fidèle Mildred Snitzer Orchestra transcendent cela dans I Shouldn’t Be Telling You This, une suite extrêmement agréable aux Sessions du Studio Capitol. Goldblum est légitime dans cette démarche ; c’est un vétéran de s touches d’ivoire depuis 30 ans et, à ce titre, il a fait plusieurs concert sà la Rockwell Table and Stage de Los Angeles ces dix dernières années. Un joueur moins confiant aurait pu se servir de son statut de star pour se hisser au premier plan, mais Goldblum reconnaît que le jazz n’est pas une question de projecteurs ; il s’agit de l’interaction du groupe dans son ensemble.

Des instrumentaux comme « Driftin » et « The Cat » donnent au groupe leurs meilleures chances de s’éclater à fond, Joe Bagg volaera même le spectacle sur son orgue Hammond. L’auteur-compositeur-interprète britannique Anna Calvi se joint à lui pour transformer en quelque chose d’urgent et de guttural l’épisode des années 70 d’un mash-up de « Four on Six » de Wes Montgomery et « Broken English » de Marianne Faithfull. De même, l’étonnante contribution de Sharon Van Etten à l’ouverture de l’album « Let’s Face the Music and Dance ».Son phrasé est remarquable, avec une étonnante illusion d’aisance qui transforme le chagrin d’amour ainsi traduit en quelque chose que l’on a, encore et encore, envie d’entendre.

 

Peut-être la partie la plus importante de I Shouldn’t Be Telling You This est sa facilité d’accès. C’est du jazz pour le plaisir des gens qui ont une connaissance encyclopédique des musiciens aux côtés de quelqu’un qui aurait pu traverser la vie jusqu’à présent en croyant que le jazz était quelque chose qu’on entendait seulement dans les ascenseurs. Vous pouvez l’enfiler lors d’un dîner chic, et il n’ennuiera personne ; vous pouvez vous asseoir et l’analyser note par note et découvrir de nouveaux plaisirs à chaque écoute. Et c’est un plaisir, une marche lente et douce que l’on sent sur la peau, que l’on goûte sur la langue et que l’on fait rouler dans la bouche.

Avec I Shouldn’t Be Telling You This, Goldblum prouve une fois de plus que le Mildred Snitzer Orchestra est un autre moyen de nous charmer tous.

***1/2

13 novembre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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