No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Human Don’t Be Angry: « Guitar Variations »

Le troisième album de Human Don’t Be Angry s’appelle Guitar Variations. Tous les signes pointent vers un concept band qui sort son concept album, probablement un peu prise de tête quand on sait que derrière ce nom se cache Malcolm Middleton, moitié d’Arab Strap.
L’album commence d’entrée de jeu par « You’ll Find The Right Note (Eventually) »  même arpège de guitare répété sur presque quatre minutes avec quelques notes de synthés, un carillon joué par un courant d’air, divers bruits…
Le premier vrai morceau s’appelle « Cynical « et dépasse les quatre minutes. On est dans une ambiance très froide qui fait penser à un instrumental des islandais de Mùm. Pour remonter le moral, « A Little Cherry Upper », est un morceau, franchement long (plus de huit minutes), et déprimant porté par de longs arpèges de guitares dépressives et un piano distrait. Et c’est là que la magie opère…
Passé ce cap, tout semble, en effet, se décoincer. « Heart Outside Body » est construit comme un vrai morceau de moins de deux minutes. Plus qu’un interlude, c’est l’ouverture d’une nouvelle phase de l’album. « Bum A Ride « qui suit est pop et on y entend même une voix humaine.


L’épisode pop se termine aussi vite qu’il a commencé, puisque « Come On Over To My Place »pourrait être un morceau d’Arab Strap écrit par une Intelligence Artificielle à qui on aurait brisé le coeur. Et avec la fin de l’épisode pop, c’est aussi le retour au concept album, « A Piece For Two Guitars » étant exactement le type de long morceau qu’on attend d’un album appelé Guitar Variations. Le delay et la reverb sur les guitares me font penser à Durutti Column et ses explorations entre jazz et post-punk sur Factory Records (Joy Division, Section 25…). (« Why Can’t I?) Dream In Cartoon » qui suit mfait penser à ce que le groupe de Manchester aurait pu écrire si on lui avait commandé la bande originale pour un dessin animé japonais dans les années 80.L’album qui commençait comme un soundcheck dans un centre commercial se termine sur un morceau de piano sans l’attention du public dans le hall d’un hôtel, et il est sobrement appelé « Hotel. » C’est la conclusion parfaite pour un disque qui pourrait être l’oeuvre de robots ayant appris la compassion, un disque non dénué d’un certain sens de l’humour, et bien sûr de talent.

***1/2

13 novembre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

Aucun commentaire pour l’instant.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :