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Glenn Branca: « The Third Ascension »

Le monde de la musique a perdu un grand artiste avec la mort du compositeur contemporain Glenn Branca. Avec une formidable carrière qui s’étend de 1980 jusqu’à sa mort en 2018, Branca a exploré et étendu les possibilités de la guitare rock dans un contexte classique à travers diverses symphonies et performances live, mais il est peut-être mieux connu pour son album The Ascension. Faisant office de contrepoint méticuleusement arrangé au chaos irrévérencieux et improvisé du mouvement no wave auquel il était étroitement associé, l’enregistrement marquant a transposé une gamme de musique rock standard légèrement élargie (quatre guitares, guitare basse, batterie) dans l’oreille sans pareil de Branca pour la texture, la progression dynamique et la catharsis. C’est sans conteste l’un des albums de guitare les plus influents jamais sortis. Mais malheureusement pour les auditeurs qui recherchent plus de ce son singulier, il n’y a pas une tonne de matériel disponible ; la leçon n°1 de l’EP 1980 de Branca est fantastique et sert de grand compagnon Ascension, mais à part cela il n’y a que l’Ascension en 2010 : La suite en termes de brillance légendaire du sextuor légendaire, qui pour beaucoup est tombée à plat.

Aujourd’hui, cependant, la sortie posthume de The Third Ascension offre un retour à la forme époustouflant. L’album de six titres, d’une durée de 65 minutes, documente une performance live de l’Ensemble Branca en 2016. Un meilleur titre d’ouverture que « Velvets and Pearls » n’aurait pas pu être choisi ; il démarre avec un groove motocycliste incendiaire qui s’immerge immédiatement. Si tout au long de l’album le jeu de la guitare devient plus élaboré et plus complexe, les musiciens sont ici dans une merveilleuse solidarité tonale, évoquant la propulsion transeuse de « The Spectacular Commodity ». A partir de là, les éléments ne font qu’évoluer : il y a l’envoûtante dissonance de l’expressionnisme allemand, le climax indescriptiblement puissant de « The Smoke », les cacophonies trémolo anxieuses de « Lesson No. 4 »…

Il n’est pas certain qu’il y ait des projets de sorties futures sous le nom de Branca, mais si ce n’est pas le cas, il s’agit d’une déclaration finale parfaite qui ne manquera pas de faire résonner les fans de longue date et de présenter aux nouveaux auditeurs l’œuvre du légendaire compositeur.

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10 novembre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur | ,

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