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Doug Tuttle: « Dream Road »

Doug Tuttle est un auteur et compositeur, multi-instrumentiste, arrangeur et producteur de petits airs pop psychédélique à couper le souffle. Ses arrangements sont déjà inspirés quand il apparait à Boston en 2007 pour former un duo avec une musicienne dont il se séparera. Le duo ne dure pas deux ans, l’idylle non plus mais c’est pour notre plus grand régal puisqu’il en sort en 2014 un premier album solo d’excellence de 11 titres nommé Doug Tuttle où il est question de rupture sentimentale. Ensuite parait le magnifique It Calls on Me, suivi en 2017 de Peace Potato au son plus pop et doté de psyché seventies. Tout en parcourant le territoire américain et nombre de scènes pendant l’année 2018, il compose un petit bijou très stylé indie-pop alternative et addictive : Dream Road.

Dream Road est un album somptueux. Il évoque évidemment le voyage, une route à tracer dans un mouvement favorable, non pas une fuite. Des pas en avant, Doug Tuttle en fait des géants, nous invitant dans ses balades qu’on accepte en sautillant. Dès les notes de guitare de « I’ll Throw It All Away », la grâce surgit avec une construction fine digne de George Harrison, Grandaddy, Elliott Smith, Big Star, Guided by Voices. Le charme continue d’opérer avec « Twilight » qui gonflé d’une ritournelle jouée avec délicatesse est aussi incrusté de regrets. Arrive le dansant et rythmé « Long Day to Your Home » qui trottine avec impatience sur sa guitare électrique fantastique et le tambourin magique. L’énergie de « But Not for You » passe des regrets à la rancune, les partitions langoureuses gagnent du terrain sur des paroles mordantes joliment interprétées. L’harmonie pop de « Did You Need Someone » poursuit l’enchantement avec ses notes de basse confiantes et bondissantes qui préparent à l’explosion de riffs de guitares sur « Well I Guess, » bonbon mélodique réussi où le tambourin revient taquiner la batterie.

« In This World Alone « poursuivra l’effet spirale absorbante et Doug Tuttle montre un pouvoir certain pour l’écriture de pépites pop. L’ambiance est entrainante, la mélodie et les effets de voix sont engageants, comme sur le tempo juste et ciblé de « Can You Feel It ». L’auteur mélodiste séduit par son pragmatisme dans les mots et dans sa façon d’établir les refrains-couplets qui s’enchainent de manière limpide. Chaque titre tient d’un talent sans faille et notable sur « All Alone », une pure merveille planante. La fin du disque arrive trop vite avec « Fade » qui capte l’attention de manière imparable avec sa mélopée à la fois pop et performante performante. Les amateurs de Badly Drawn Boy seront appâtés. Les arpèges de guitares, la batterie enthousiaste, le tambourin, le moog et la voix parfaite  sont sculptés d’une main de maitre et le travail élégant de Doug Tuttle, Dream Road, est simplement fabuleux.

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9 novembre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur | ,

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