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Bang Bang Romeo: « A Heartbreaker’s Guide To The Galaxy »

Emmené par sa charismatique frontwoman, Bang Bang Romeo signe un premier album d’une puissance rare, pop et rock et à la fois, féministe… mais pas que.

Cela fait quelques temps qu’on parle de Bang Bang Romeo. Il faut dire que ce trio anglais a suscité maints doups de coeur. Leur premier album, A Heartbreaker’s Guide To The Galaxy, vient tout juste de sortir.

Bang Bang Romeo, c’est la voix bluffante Anastasia Walker, une frontwoman au charisme indéniable, et ses deux complices, Ross Cameron et Richard Gartland. Ces trois-là signent avec leur « debut album » un premier effort de toute beauté, d’une puissance indéniable, entre rock et pop, avec des infusions de soul et de blues. Attendu de longue date, l’opus réunit les titres majeurs du groupe ces dernières années, ainsi qu’une poignée d’inédits.

Hormis l’absence de réel lien entre la très belle intro et « Cemetery », le reste est un sans-faute, un enchaînement de tubes et de compositions parfaites. « Shame on You », qui est l’un des anciens « singles » phares du combo, passerait presque pour une anecdote, alors qu’il est fondateur dans le discours du groupe et notamment de sa leader, Anastasia Walker. Celles-ci estf ondamentalement pro-LGBTQ, féministe, our l’égalité, contre toute forme de discrimination. Derrière son timbre ahurissant, Walker sait de quoi elle parle, et elle très bien placée pour le faire.

De l’homosexualité à la body positivity en passant par la place dans la femme ou la santé mentale, Bang Bang Romeo affronte des sujets actuels avec une fierté aussi décoiffante qu’inspirante. Derrière son micro, Walker incarne ses textes identitaires et militants sur «  Bag of Bone » par exemple.

Des titres de qualité, BBR en distille à la pelle. Mention plus que spéciale à « Chemical », de loin le meilleur morceau de album et parfaite incarnation de cette puissance. Comme contraste, on appréciera un « You & I » en réponse, où Bang Bang Romeo avec son passif heavy et Walker rivalisant avec Skin de Skunk Anansie dans le style. La guitare de Cameron est merveilleuse, la batterie de Gartland explosive.

Cet album est aussi le mariage parfait entre la dimension pop hymn-esque (le featuring avec Example, « Love Yourself ») et un rock résolument moderne (« You Scared Out The Love Out Of Me »), dans lequel influences dubstep trouvent un écho à celles plus blues. Le tout sublimé par la voix soulful d’Anastasia Walker, si rugueuse sur Invitation ou solaire sur le fabuleux et Muse-sque « Beautiful World », qui conclut de la meilleure des façons ce premier album.

***1/2

9 novembre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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