Cet album des Grasslers est, en soi, un machine à voyager dans le temps du moins musicalement. C’est en tout cas ce que l’on peut se dire à l’écoute des 13 reprises empruntées chez quelques grands et qui composent le disque.
Bruce Springsteen («Dancing in the dark »), Nirvana (« Smells like teen spirit »), les Beatles (« Norwegian Wood »), The Clash (« Should I stay ») ou Sting (« Every breath you take ») – les chansons sont réinterprétées suivant le style bluegrass, la country des collines, joué uniquement sur des instruments à cordes (en l’espèce, guitare, violon, contrebasse, banjo, mandoline et, éventuellement, un peu d’harmonica).
Une démarche qui n’est pas sans rappeler les Hayseed Dixies, un autre fameux groupe de reprises. Décalées (« Get Lucky » de Daft Punk), rigolotes, ludiques et, toujours, excellentes, les reprises choisies font preuve d’un impeccable bon goût et permettent au fan de revisiter son enfance et/ou adolescence à travers cette sélection de tubes qui ont marqué bien des générations. A noter enfin, « Personal Jesus » de Depeche Mode, dont Johnny Cash avait, en son temps qui est également le nôtre et aussi celui de beaucoup d’autres, déjà livré une version faisant autorité.
***1/2