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The Almost: « Fear Caller »

Ce quatrième album de The Almost est en totale opposition avec le dernier opus d’Underoath. Là où Erase Me se la jouait très synthétique, bourré d’effets électro, d’ambiances et de claviers, Fear Caller est hyper organique. Aaron Gillespie, le frontman, le racontait dans une récente interview que le processus d’enregistrement avait été très roots et chaotique (des histoires de studios pas bookés ou déjà surbookés), et qu’au final, c’était son meilleur souvenir dans la création d’un disque. Mais qu’attendre du successeur surprise de l’oubliable Fear Inside Our Bones (très clairement le moins bon de tous leurs disques) sorti en 2013 ? Comme évoqué plus haut, Fear Caller est un album organique et sans fioritures (si ce n’est un superbe solo de saxophone d’un membre de Less Than Jake sur la magnifique « Tame A Lion ». Il s’agit de l’album le plus pop-rock de la bande, et on sent qu’Aaron a désormais pris ses marques en tant que songwriter unique d’un groupe et réussit à se libérer (presque) totalement de l’ombre d’Underoath. Très rock dans le côté direct des morceaux («  I Want It Real » qui renoue avec Monster Monster, tout comme « Fire » « Over And Underneath »), à la recherche de l’émotion à chaque instant (la très belle ouverture sur « Chokehold » avec un très beau refrain et une superbe performance vocale, « I »Won’t Miss »), Gillespie sait où il va et y fonce. C’est une certitude. Sur certains titres, l’influence Underoath se fait encore présente, mais ça fonctionne toujours extrêmement bien (l’interlude « Fear Caller » ou « Lif » » sont de bien meilleurs titres que tout ce qu’on peut trouver sur Erase Me, et pourtant on ne peut s’empêcher d’y penser, cette ambiance, cette lourdeur, ces guitares).

Gilllespie a donc réussi son pari de proposer un quatrième volet à ce projet mis en suspens pendant trop de temps et surtout à écrire un album homogène, beau et accrocheur. Moins rentre dedans que ce que l’on pouvait trouver sur les deux premiers albums, mais plus personnel et encore plus affûté. Fear Caller est un bien bel album, et montre encore, si besoin était, à quel point Aaron Gillespie est un monsieur talentueux. A ne pas manquer. 

***1/2

30 octobre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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