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Warmduscher: « Tainted Lunch »

Composé de membres des formations dei Insecure Men, Paranoid London, Fat White Family et Childhood, Warmduscher reviennent avec ce troisième album Tainted Lunch, toujours sous la houlette de Dan Carey, et qui monte encore d’un cran dans le déjanté particulièrement addictif.
Ici, toujours le même principe : celui de ne strictement pas en avoir. Nous arrivons tout de même à démêler ce joyeux sac de nœuds en identifiant ce qui fait en partie le son de chacune des formations : rock garage bien hallucinogène, electro vintage et autres beats funky.
Que dire des invités de haute volée: Iggy Pop introduit en bonne et due forme le disque en nous énonçant clairement ses « Rules Of The Games ». L’iguane de son timbre toujours étonnamment sexy pose le décor, et il est alors impossible de ne pas suivre cette recommandation.
Le titre suivant offre un enchaînement quasi parfait : « Tainted Lunch » débute sur un pur morceau punk, aussi court qu’efficace. S’en suivent les deux singles révélés depuis cet été et qui représentent la quintessence de l’album : « Midnight Deeper » puise dans les influences métal chères à la fin des 80s, d’où sûrement la référence dans la vidéo au meilleur (ou pire) de Spinal Tap. « Disco Peanuts », quant à lui, prendra le parti du beat electro crade et libidineux à souhait. Les cris rauques de fin de titre sont dignes d’une interdiction aux moins de seize ans, autant vous dire que l’appel à la débauche est ici assumé.


« Feel It Don’t Spill It », « Grape Face » et « Blood Load » persistent dans le rock garage qui nous rappellent les influences des éléments fondateurs, ici Lias Saudi et Saul Adamczewski qui ne cessent d’enfanter des projets brillants et de les abandonner aussi rapidement car il y a toujours d’autres fleurs à butiner.

La caution hip-hop bien 80s nous est délivrée avec « Dream Lotion » qu’on croirait tirée d’un des premiers albums de Run DMC. Le second invité est Kool Keith, le rappeur-producteur new-yorkais sur un « Burner » très réussi et qui sonne même trop sérieux par rapport au reste du tracklisting. En particulier quand ce morceau est suivi par la bouillie sonore et gutturale de « Chimp ».
« Precious Things » nous balladera enfin au rythme d’un rock mariachi qui fleure bon le désert californien et « Tiny Letters », qui clôture le disque, s’assimile à une chanson d’amour faussement motown et tellement à contre-pied de tout ce qui a précédé qu’elle demeure fatalement dans les esprits.
Le voyage est chaotique, l’auditeur est baladé de-ci de-là pour son plus grand plaisir. Rien de comparable à cet ovni crade et sublimement azimuté, qu’on adorera autant qu’on détestera tant ici le compromis est impossible.

***1/2

26 octobre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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