The Monochrome Set: « Fabula Mendax »

Depuis leur reformation au début des années 2010 à la suite de la grave crise de santé de l’auteur-compositeur et chanteur en chef Bid et de son retpur à la vie, le Monochrome Set pparaît comme un phénix dans le petit monde du rock british. Deux splits et deux reformations successives ont permis au groupe de monter en puissance tant dans son environnement musical que dans son écriture, nous offrant à chaque disque un univers bien particulier dont on se demande à chaque fois où il puise toute cette inventivité.
2019 n’échappe pas à la règle et
Fabula Mendax nous propose ainsi de pénétrer le monde d’Armande de Pange, fausse contemporaine de Jeanne d’Arc au 15ème siècle.
Les dix titres de l’album nous entrainent au travers de contrées plutôt sombres et mystérieuses, où la musicalité se veut baroque et très orchestrée de par l’usage de cordes, instruments à vents divers et variés, et de chœurs féminins tout en subtilité prenant place dans cette pop 60s acidulée et colorée.
Le titre d’ouverture « 
Rest, Unquiet Spirit » avec son intro à guitare digne d’un troubadour en goguette plante le décor. Les premiers instruments exotiques font leur apparition, les chœurs à la tonalité empirique donnent une patine déjà très majestueuse alors que nous n’en sommes qu’au tout début.
C’est ainsi que titres atypiques emplis de musique à l’inspiration gothique voir mystique cohabitent avec petites perles pop typiques du son du groupe depuis ses débuts. Guitares folk, petites mélodies au synthé et percussions faisant la part belle aux cymbales rappellent que The Monochrome Set sont là pour nous faire voyager, et la cohérence dans l’enchaînement des morceaux nous permet de nous laisser guider en toute confiance.


« 
Throw It Out The Window » et « My Little Reliquary « nous replongent dans la nostalgie des tubes pop parfaitement calibrés qui passent tous seuls. « Eux Tous » et « Darkly Sly » s’ancrent quant à eux dans cette mystique étrange et terriblement romantique portée par la thématique de l’album. Le timbre de voix profond et pur de Bid sur ce dernier titre nous évoque une prière, glissant sur une mélodie dénudée qui frôle la sacralité.
Sur « 
Summer Of The Demon », Bid conte une aventure qui nous entraine dans des contrées vierges et sauvages, les envolées orchestrales ainsi que les chœurs féminins donnant de la grandeur au tout.
Le blues prend le dessus sur les titres
I » Can’t Sleep » et « Sliding Icicle », toujours avec cette mélodie au synthé si délicieusement 60s. Le périmètre d’action de The Monochrome Set ne connait aucune limite, offrant une diversité qui ne sonne jamais incohérente.
Le titre « 
La Chanson De La Pucelle », belle référence à notre héroïne nationale morte sur un bucher du fait des anglais, clôture le disque de façon particulièrement mélodieuse, le chant tout en justesse et en puissance proclamant que le matin s’annonce clair et brillant et qu’après les ténèbres viendra forcément la lumière.
The Monochrome Set, malgré une discographie très fournie depuis leur rereformation en 2010 (six albums studio), ne souffrent nullement d’un quelconque syndrome d’essoufflement, réussissant à nous offrir à chaque opus des petits bijoux, toujours sous l’influence majeur de cette pop-folk sophistiquée à l’orchestration très riche.

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