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Ohio: « Upward, Broken, Always »

Patron de label pointu, technicien très souvent sollicité au mastering, musicien insatiable et photographe de qualité, Taylor Deupree maintient un niveau qualitatif assez impressionnant dans toutes les facettes de ses activités. Nouvel exemple avec Ohio, duo qu’il forme avec Corey Fuller (moitié d’Illuha), dont le premier album paraît sur la structure new-yorkaise, en version digitale et dans un format double-vinyle limité à 125 exemplaires, avec trois faces musicales seulement, la quatrième étant joliment gravée, façon carte IGN.

D’ailleurs, cette idée de la carte et du territoire se trouve aux racines de cette nouvelle coopération puisque les deux États-uniens se sont fortuitement aperçus être nés tous deux en Ohio, pas si loin l’un de l’autre. Amateurs du musicien folk Damien Jurado, qui a précisément composé une chanson au nom de cet état du Nord-Est des États-Unis, ils ont décidé de la réinterpréter (au ralenti, avec harmonies vocales, transformation des arpèges de guitare en interventions plus déliées, suppression du solo d’harmonica, caractère moins direct et plus poignant que l’original), puis de tirer le fil de cette collaboration, afin d’écrire des morceaux propres. C’est donc aux confins de cette influence folk et de leurs accointances naturelles, plus ambient, que Taylor Deupree et Corey Fuller positionnent leur album, surtout conçu pour être écouté en vinyle.

En effet, chacune des trois faces est constituée d’un triptyque : un morceau de pure ambient, une pièce avec davantage d’instruments réels et un court interlude, inférieur aux deux minutes, pour terminer. Les cinq propositions originales étirées dans la durée s’avèrent de toute beauté, à la fois chaleureuses et complexes, parcourues de saturations enveloppantes et de quelques notes perlées, de légers larsens et de matériaux un peu hésitants. Lorsque guitare ou clavier sont invités à intervenir, c’est avec une délicatesse réconfortante et un minimalisme ourlé. Sous ce jour, le chant ou les vocalises de Deupree et Fuller, pas forcément très assurés, se marient parfaitement à ces instrumentations, tous ces éléments formant un album absolument pertinent.

***1/2

24 octobre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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