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Elbow: « Giants Of All Size »

Le huitième album d’Elbow, Giants Of All Size, se démarque des précédents par sa noirceur. Non pas qu’il s’agisse d’un disque pour après-midi grise et pluvieuse, mais plutôt d’une atmosphère fortement teintée des ressentis plutôt mélancoliques et pessimistes d’un groupe qui atteint bientôt la double décennie d’existence.
Les sources d’inspirations sont à la base tristes, qu’il s’agisse du vécu personnel (décès du père et de deux amis de Guy Garvey) ou de tragiques faits divers qui se sont déroulés en Angleterre (incendie de la Grenfell Tower). A cela vient s’ajouter la sagesse de la quarantaine passée, Elbow s’écartent définitivement de la fougue des débuts et des gros tubes qui ont fait d’eux l’un des groupes britanniques les plus emblématiques de ce début des années 2000.
Mais point de déprime car ces mélancoliques palabres sont très agréablement mises en musique grâce à la prédominance d’un son très aérien, aux accents synthétiques envoutants. Que dire de la voix de Guy Garvey qui au fur et à mesure des années se bonifie comme un grand cru.
Le disque plutôt court (neuf titres) débute en grandes pompes avec « Dexter & Sinister » qui, dès sa grosse ligne de basse très caverneuse, plante le décor avec son « I don’t Know Jesus Anymore. La rythmique saccadée et le riff de guitare du refrain sont des plus efficaces, malgré un chœur féminin strident et bien inutile en toute fin.


Une belle triplette s’ensuit avec « Seven Veils » qui tape fort dans le côté cosmique, « Empire »s au refrain offrant la gamme de tons parfaite à la voix de Guy Garvey, « The Delayed 3:15 » qui débute de façon classique et offre un interlude instrumental et siffloté à base de violon et de guitare acoustique de haute volée. » White Noise White Heat « est le « single » phare de l’album, le ton montant crescendo et le tout lissé par ce timbre imparable qui passe du grave à l’aigüe si facilement et si efficacement.
A partir de là, il faut reconnaitre que le soufflé retombe un peu. Doldrums sonne un peu trop expérimental et « My Trouble » souffre un peu de tiédeur quant à sa mélodie. On Deronda Road offre un genre difficilement identifiable et apparaît comme le morceau où le groupe se fait plaisir à tester ses samples. L’album se termine sur un titre bien plus traditionnel, Weightless, ballade au piano dominant qui donne tout loisir à Guy Garvey de prouver que son chant, si puissant et harmonieux, est définitivement le pilier du son Elbow.
L’album bien que facile à aborder manque un peu de cohérence si tant est que le groupe en est souhaité une. On peut néanmoins reconnaitre à Elbow de l’audace sur ce nouveau disque qui permettra de surprendre les fidèles et d’attirer de nouveaux auditeurs.

***1/2

15 octobre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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