Vukari: « aeveum »

Ça ne s’appelle pas « Black Metal » pour rien. A l’image de ce très bel artwork, très évocateur, écouter ce aevum revient à faire face à l’immensité. Que ce soit celle de la vie, de l’univers, ou quoi que ce soit d’intangible mais déprimant, l’expérience s’apparente à hurler face à une tempête de flammes en croyant pouvoir l’arrêter  de sa petite voix désespéré. Ce n’est pas joyeux, mais mais ce n’est pas ce que l’on a pu entendre de plus triste dans la vie. La voix se noie et se débat dans les remous permanents d’une batterie au staccato de mitraillette, de la guitare rythmique et de la  basse dans le brouillard dans le fond, quant à la rythmique, eh bien elle semble faire écho à la voix.

Immergé dans la masse, submergé par une lame de fond, elle lutte pour ne pas s’effondrer. Un bon album, que ce aevum, peut-être même très bon, expressif en diable, mais qui aurait gagné à être peut être un peut plus concis. Il faut prendre le temps de l’écouter, d’une seule traite, au calme, pour en apprécier les coins les plus sombres, et parfois y trouver un peu de lumière.

***1/2

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