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Big Thief: « Two Hands »

Second album pour ce quatuor de Brooklyn,en l’espace de quelques mois comme pour cïncider avec notre époque où il devient de plus en plus difficile pour un jeune talent d’émerger de la masse, et qu’il convient de frapper fort à l’ère diu tout urgent.

Certes, le quatuor originaire de Brooklyn n’a pas encore atteint un statut populaire, mais sa renommée est en excroissance et l’engouement général se doit d’être alimenté.

La formation emmenée par Adrianne Lenker a même signé un classique indie folk de l’envergure de « New Slang », ou encore « Between the Bars » d’Elliott Smith. Autre signe qui ne trompe pas, le combo a désormais accès à une distribution d’envergure internationale.

Ce qui est remarquable chez Big Thief, c’est que leur hyperactivité (quatre albums au total depuis 2016, et autant de disques solo pour chaques membres) est inversement comparable au tempo ralenti de leurs douces mélodies. Depuis deux ans, Adrianne Lenker (chant, guitare) et ses compagnons  Buck Meek (guitare), Max Oleartchik (basse) et James Krivchenia (batterie) s sont constamment sur la route, renforçant ainsi les liens du « collectif » Big Thief.

A peine six mois séparent Two Hands de son prédécesseur, le beau et douillet U.F.O.F. Deux oeuvre qui en fait ne font qu’un selon leux. Les chansons des deux albums ont été en fait écrites durant la même période, mais la méthode d’enregistrement diffère sur chacun : U.F.O.F. est un véritable effort studio, dont les ambiances et arrangements ont été particulièrement soignées, tandis que le second se veut à l’inverse plus rêche, électrique, et fidèle au son scénique du groupe.

De fait par son caractère plus spontané, Two Hands demande davantage d’écoute avant de pouvoir être assimilé, les morceaux évoluant davantage vers une énergie collective, vers des jams rallongés. D’ailleurs, les titres les plus forts de l’album à notre sens sont rangés en seconde face, comme si cet album devait se mériter, ne devait pas s’offrir si facilement au premier rendez-vous. 

Ainsi, « Shoulders » et ses guitares un peu errantes nous orientent vers un slowcore à la Red House Painters, mais les trémolos sensibles d’Adrienne Lenker offrent un étonnant contre-poids mélodique. « Not », plus enlevé, embrumé par des halos de larsen, est certainement le sommet vocal d’Adrianne Lenker, par sa performance à la fois écorchée et bouleversante est l’atout majeur du groupe.

Two Hands dégage un grand sentiment de liberté de mouvement, le groupe donne l’impression d’être capable de tout, imprévisible, tel « Not » qui contient une envolée électrique toute en dissonance, dans la mire de « Cortez the Killer” » On retrouve aussi des vignettes pop contemplatives dans la veine de Capacity (2018) : le folky « Wolf » ainsi que  « Forgotten Eyes », dont les arpèges flottant, s’immiscent immédiatement dans notre mémoire. L’album se conclura sur « Cut My Hair, » qui n’est pas une reprise de Pavement, mais propose un atterrissage tout en douceur, légèreté. Avec Two Hands, Big Thief nous caresse moins dans le sens du poil, mais le geste n’en demeure pas moinstoujours empreint de grâce. 

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11 octobre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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