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Sky Burial: « The Forcing Season: Further Acts of Severance »

Michael Page (alias Sky Burial) présente son seizième album, The Forcing Season : Further Acts of Severance. Au début, cela ressemble à une grande ouverture orchestrale à une pièce de théâtre qui parle peut-être d’une sombre promenade dans les bois. Certains sons rappellent le bal de l’école à la fin de la récréation/pause. Rassurez-vous, cela a, à la fois, un côté surprenant et un virage à gauche complet ou mélodique. Dix titres, chacun simplement intitulé par des chiffres romains, sont chacun leur propre histoire courte, aidée par un bruit et une sonorité industriels intermittents. Au bout d’un moment, on commence à entendre de profonds gargouillements et ce qui pourrait être des plaques qui s’écrasent, c’est vivant et clandestin.

En fait, plus ces chapitres s’approfondissent, plus ils deviennent un mirage particulier. Il y a ce thème « Quasi Close Encounters » tressé par un tambour tribal presque militariste qui semble s’éloigner des moments les plus sereins. Dans cette optique, le disque est finalement pictural, comme si vous analysiez de vieilles bobines de films d’avant l’avènement de l’appareil photo. En fait, vous pouvez même observer le battement d’un projecteur sur IV, car il se replie et la scène s’ouvre sur une sensation de légèreté. Pourtant, une présence inquiétante demeure.

Le « twang » incliné, et les voix sans langue remuent cela peut sembler étrange au premier abord, mais parle davantage à l’essence de la vérité, en laissant être le patrimoine culturel dans son état le plus naturel. Il y a quelques tonalités de surface métalliques surutilisées, mais aucune n’ébranle les qualités d’écoute de l’album. En fait, comme l’atteste la dernière composition (plus de vingt-sept minutes), il y aura toujours des choses qui vont cogner dans la nuit. Et c’est un riche exemple d’un paysage sonore autonome et respirant qui garde l’esprit éveillé la nuit. Comme sa couverture peut le suggérer, c’est un monde inversé, plein d’esprits, imaginatif et laissé à l’écart. De même que l’auditeur en tant que témoin de la lente respiration de son âme.

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9 octobre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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