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Eko & Vinda Folio: « Therapy »

De prime abord, Eko & Vinda Folio ce duo originaire de Tbilissi en Géorgie pourrait être considéré comme un « side project » Motorama puisqu’il a été introduit par l’entremise de de Vlad Parshin, le leader dudit groupe.

Ses deux membres, Erekle Deisadze (au chant) et Temo Ezugbaia (guitare et chant), travaillent ensemble depuis 2012. Ils font partie de lcette jeunesse éclairée et protestataire d’un pays agité parles dévisions et la proximité envahissante de son voisin russe. Entre influences occidentales et environnement moins européen la culture géorgienne est un creuset d’où émergent complexité mélodique et mélancolie slave.

Ce premier opus est-il une thérapie ? Il a mis plusieurs années à se concrétiser et, tout romantique qu’il puisse sonner, il va dessiner un territoire où les émotions sont reines et l’itinéraire abstrait et confus, en particlier si on essaie de rassembler ses effets et de réfléchir au temps qui passe.

« Emotionaly Captive », « Lucid Thoughts », « Out There », « Ramble Around » sront les sensations premières telles qu’elles sont exprimées par la voix de basse de Erekle Deisadze. Le phrasé est élégant mais les accents y sont gutturaux, contraste saisissant qui obère la tentation harmonique. La musique est, comme chez Motorama, en mode clair-obscur, posée dans un environnement urbain désolé où une fenêtre est restée ouverte sur les grands espaces et permet de respirer les paysages lointains. La tonalité est new-wave, pop mais nettement moins sombre et sépulcrale que chez les voisins russes. « Endlessly » est badine et enjouée comme une ode sentimentale à la romance qui sera encore plus accentuée par le motif de guitare de « Ramble Around », refrain qui sublime la démarche amoureuse de cette Carte du Tendre égrainée sur fond d’arpèges.

Douceur délicatesse, chant discret comme si l’important est la centralité des inserstices mélodiques, st les suites instrumentales.  La musique de Eko & Vinda Folio trouve son équilibre et son sens profond dans la prise d’espace, entre les notes et entre les musiciens. C’est ce temps qui s’écoule entre les reprises, les attaques et les respirations du chanteur, qui met la musique en mouvement et constitue la vraie originalité du disque. Therapy agit comme un baume apaisant, en appliquant un faux rythme langoureux sur nos blessures sentimentales. Cette mélancolié a pour toile de fond la répétition et c’est à l’honneur de ce Therapy que de se monter aussi lancinant (« Emotionally Captive », « Me As A Sound »), « Nisliani ») ; ce ne sera que le final, plus cold wave et moins organique, qui nous projettera vers des tremplins d’où la poésie aura une autre teneur évocatrice comme si il était nécessaire déjà de s’extirper de ses frontières formatrices.

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8 octobre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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