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Paul Roland: « 1313 Mocking Bird Lane »

Le 1313 Mocking Bird Lane n’est pas qu’une adresse (en l’exemple celle de la famille des Munsters pour la chaî,e de télévision CBS), il est aujourdhui le titre du 20° album de Paul Roland, musicien anglais atypique puisqu’il avait, entre autres, participé à un « concept album » du nom de White Zombie.

Ce musicien britannique accompli au spectre élargi – son domaine de prédilection englobe aussi la littérature, l’histoire et le cinéma avec une compétence pour l’horreur et le surnaturel produit ici un des albums les plus accessibles de sa longue discographie. 1313 Mocking Bird Lane est, en effet, une collection emballante de chansons pop et psychédéliques au format resserré de 3 minutes et très mélodique. Ses accointances pour le folk rock gothique avec ses climats sombres associés sont ici gommées. Mais Paul Roland sait se faire plaisir. Son péché mignon : glisser 2 ou 3 titres à obédience garage-rock. Le rustique et distordu « Whatever Happened to Baby Jane? » ou le blues-rock psychédélique « Voodoo Man » répondent à ce postulat. Sur ce dernier les musiciens se mettent au diapason du thème de la chanson avec un mélange subtil de rythme tribal et de guitares saturées. L’éponyme « 1313 Mocking Bird Lane » sera la dernière chanson à afficher ce tempo tendu et débridé toujours dans un esprit très garage rock sixties. « Born In The 60s » en 2015 était le « singl »e extrait de son album Bitter and Twisted. Son titre explicite était confirmé par son écoute. Aujourd’hui « She’s A Mind-Reade »” et  « Summer of Lov »” exploitent clairement le même filon avec un plaisir identique.

Tout au long de sa longue carrière le musicien du Kent s’est fait une spécialité : développer et proposer de sublimes pièces acoustiques ; véritable orfèvre en la matière sa discographie en est constellée. On retrouve ici ce penchant sur le folkisant « Another Ingmar Bergman Interlude ». Ces quelques douces minutes sont un miroir de productions antérieures emblématiques ; on peut même remonter à 1987 (A Cabinet Of Curiosities), période où les mini symphonies de chambre s’enchainaient sans vergogne et avec enchantement.

Ce 20e opus développe des climats atmosphériques et planants (“Salon of the Senses”), psychédéliques (« My Next Life ») voire aussi – belle nouveauté – clairement pop (« When Chet Baker Sings », « Won’t Go Surfin’ No More ») ou un poil plus rock (« Joe Strummer Said »). Des morceaux d’ailleurs taillés pour toucher un public plus étendu. On peut noter ici le grand écart des références. Les textes, une constante dans l’œuvre du musicien anglais, sont toujours soignés et abondent en personnage de la société du spectacle ou de la littérature.
Les mélodies de ce vingtième opus sont régulièrement enrichies par de discrets ajouts de xylophone, d’orgue Hammond ou de trompette. Des chœurs féminins (Annie Barbazza) fantomatiques émergent à l’occasion comme sur le semi acoustique « She’s My Guru ».

Paul Roland garde donc intact son inspiration et annonce déjà une flopée de projets musicaux singuliers. C’est finalement tout ce qu’on peut espérer d’un musicien que l’on suit à la trace depuis de nombreuses années.

****1/2

28 septembre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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