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The Sherlocks: « Under Your Sky »

Under Your Sky est le deuxième album des Sherlocks. C’est aussi la chanson titre et le dernier titre du tracklisting. Avec ce ce mid tempo épique, complexe et ambitieux, les Sherlocks montrent quelle place ils pourraient prétendre occuper dans la scène rock. Pendant ces qutre minutes et demi, le groupe de Sheffield amadoue son monde : les guitares s’envolent, la mélodie prend aux tripes et l’émotion tape juste avant de s’achever dans un déluge de feedback. On jurerait même ici entendre Noel Gallagher avec Oasis circa On The Shoulder Of Giants et on ne peut qu’en redemander.
Hélas, le reste de l’album n’atteindra jamais vraiment ces altitudes vertigineuses. Quelques chansons tirent leur épingle du jeu. « I Want It All, » qui sonne comme un mix entre « Rebellion » d’Arcade Fire et les Kings Of Leon, s’avèrera une entrée en matière convaincante. Plus loin, « Dreams » brilleea grâce à sa mélodie british et sa production chaleureuse et dynamiqu et la dansante et efficace « Waiting » regardera quant à elle du côté des Strokes.


En outre les chansons sonnent souvent trop téléphonées pour vraiment convaincre. En effet, « Give It All Up », « Time To Go », « Magic Man », « Now And Then » donnent la sensations d’avoiré été entendues ailleurs, ses riffs, ses mélodies, ses progressions d’accords, ses rythmiques sont l’alpha et l’omega du pop-rock moderne( Kings Of Leon, Coldplay, The Killers). Les Sherlocks s’appliquent à reproduire ce que d’autres ont créé avant eux. Avec un une envie, une authenticité et un savoir-faire évidents, certes, mais on regrettera un manque d’originalité et d’émotion qui empêchent ces titres bien charpentés et dynamiques de viser l’excellence.
Au niveau sonore, c’est pourtant du costaud : les guitares grattent quand il faut, la basse ronronne, les batteries sont compactes et punchy. Tout l’album bénéficie d’une production dorée à l’or fin made in Liverpool par James Skelly, le Coral en chef himself. L’énergie déployée sur Live For The Moment, leur précédent album, est ainsi canalisée pour prendre une direction plus pop. Les guitares brutes et abrasives laissent place à des textures plus sophistiquées : claviers, filtres, guitares acoustiques, xylophones.

Le combo vise les stades et force est de constater qu’en honnêtes artisans les Sherlocks remplissent les salles avec facilité. En tant que groupe de rock à guitares, c’est plutôt à leur avantage, on peut néanmoins regretter qu’avec leur songwriting souvent trop linéaire (voire élémentair), et référencé ils peinent encore pour l’instant à décrocher la lune.

***1/2

26 septembre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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