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The Touchables: « The Noise Is Rest »

Le terme de « heavy in music » a été repris et approprié par certains rockers à la fin des années 60 et il est resté, jusqu’à aujourd’hui, le symbole d’ une musique chargée de guitare. Par sa définition, on se devait de succomber au poids des sons bruyants garants de source de plaisir. Encore un autre terme, cérébral, a été désigné et délégué à la musique à laquelle on n’attribuait que cette rdestination.

Mais alors, que se passerait-il si le lourd et le cérébral devaient être désignés sur une musique à laquelle vous êtes censés penser et apprécier à la fois sa « lourdeur » de son, encore d’une toute autre variété. C’est l’impression que me donne le duo norvégien à cordes The Touchables. Ole-Henrik Moe et Guro Skumsnes Moe semblent, en effet, être après cette dualité sur de pensée sur leur album avec un titre aussi parlant que The Noise Is Rest.

Qu’est-ce qui se passe ici ? Les deux Moe utilisent deux instruments à cordes qui établissent des registres sonores complètement différents – un violon d’octobre et un picoletto – afin de créer à la fois des basses et des hautes fréquences pour pouvoir faire sentir (tant par eux-mêmes que par les auditeurs) les limites de la hauteur et de la tonalité.

Cela semble compliqué et peut-être un peu trop cérébral, et si the Touchables s’étaient limités à une expérience pure, ils se seraient retrouvés avec un maillage de sons inaudible. Heureusement, pour tous les auditeurs qui veulent penser et ressentir en même temps, le duo a trouvé ici les bonnes fréquences tonales pour vous faire faire les deux.

Oui, c’est à la fois une musique lourde dans un autre sens du terme et cérébrale en même temps. Ils ont évidemment une connaissance et une expérience musicale abondante pour faire fonctionner cette expérience sonore. Après tout, ils ont étudié et travaillé avec Iannis Xenakis, Arditti Quartet, sur le spectre de la musique classique, le pionnier de l’électronique Todd Terje et les rockers (lourds) Motorpsycho, ainsi que composé pour le cinéma et le théâtre de marionnettes français Plexus Solaire et pour le groupe vocal Oslo 14.

Et aussi improbable que cela puisse paraître, tout est entendu (et ressenti) sur The Noise Is Rest, transformant quelque chose qui est censé être le bruit lui-même en une véritable musique sur laquelle on peut réfléchir mais aussi prpre à nous faire ressentir des frissons.

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22 septembre 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur | ,

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