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Chastity Belt: « Chastity Belt »

Chastity Belt est un combo qui semble continuer de monter en puissance de fil en aiguille. Le groupe féminin de Seattle mené par Julia Shapiro a beaucoup évolué jusqu’à son troisième album nommé I Used To Spend So Much Time Alone montrant un visage sérieux il y a deux années de cela. Ce virage va se voir confirmé confirmé avec quatrième disque.

On pensait que Chastity Belt allait se séparer l’an dernier car Julia Shapiro avait connu une petite traversée du désert comme le prouvait son premier album solo paru au début de l’été. Cela s’avèrera une erreur car les musiciennes sont revenues plus fortes que jamais sur cet opus produit par la prodige Jay Som. Voici venir dix nouvelles compositions mélodiques et planantes dont l’introduction nommée « Ann’s Jam » qui plante le décor sans oublier « Effort » et « Rav-4 » où elles montrent à quel point leur inspiration est élevée.

Le quatuor se complaît parfaitement dans leur registre indie pop/jangle-pop lancinant qui avait fait leur réputation depuis quelques années maintenant. Les textes de Julia Shapiro sont toujours aussi personnels et poursuivent les thématiques qu’elle a entrepris sur son premier album solo notamment avec les titres toujours aussi irrésistibles comme « It Takes Time », « Half-Hearted » ou bien même « Split ».

Moins sombre et plus contemplatif qu’auparavant, Chastity Belt confirme son virage musical en parvenant à trouver un compromis permettant à Chastity Belt d’être un disque exemplifiant  de manière parfaite l’accession à la maturité.

***1/2

22 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Kevin Martin: « Sirens »

Sirens est un album hautement introspectif dont l’ambiance générale est malaisante, voire carrément malfaisante. Cette collection de climats sonores parfois horrifique s’articule sur quatorze pistes. Dont il sera impossible de ne pas ressentir les atmosphères opressives qu’elle génèrent.C’est très sombre, très contemplatif, profond. Ça peut évoquer littérature de Lovecraft et tout ce qui a trait à cette même palette d’émotions. Dans cet univers gris foncé, on à quand même pensé  à mettre un peu de lumière, certaine pistes s’eforceront de susciter une aube fugace, comme un moment de répit dans un cauchemar d’une heure.

A l’image de la dernière et  éloquente plage,un  « A Bright Future » qui se permet de porter  à la fois un peu d’espoir et en même temps le doute sur l’existence d’une telle chose et nous renvoie à nos vanités et nos leurres de croire aux chants des sirènes.

Le talent du compositeur sera alors de faire partager c’est cette sensation qu’au bout d’une heure, on n’a pas vu le temps passer, qu’on le ré écouterait volontiers et ce malgré cette angoisse qui semble toujours à la frontière du tangible.

***1/2

22 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Širom: « Low Probality Of A Hug »

Širom est un combo slovène mais ce trio composé de Ana, Samo & Iztok sil ne joue jouent pas de musique traditionnelle. Si on fait abstraction de la multitude d’instruments et de l’étrangeté des titres qui composent l’album, on pourrait pourrait pourtant se dire qu’ils reprennent des thèmes anestraux.Un oreille distraite dirait qu’ils ne font que les remettre au goût du jour.

En revanche, si on prend en considération u’il il leur a fallu plusieurs mois pour être satisfait de la structure d’un titre et attaquer l’enregistrement, notre écoute ne pourra que changer.
Au fur et à mesure les titres se dévoileront, alors, même si ça n’est que lentement. Un magie pourra alors opérer pour peu qu’on soit sensible à cet enchevêtrement de sons particuliers.
Et si on en est un tant soit plus friand, on entrera dans une expérience bien plus accessible qu’il n’y paraît.

***1/2

22 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Blut Aus Nord: « Hallucinogen »

Il y a quelque chose très évocateur chez Blut Aus Nord, peut être ces structures de chansons assez classique, longue, progressive, mélodique. Des guitares saturées à l’extrême en brouillard noisy dans le fond, une batterie qui se la donne double pédale et rythmiquement en arythmie, quelques claviers cold wave et un chant fantomatique qui véhicule malaise. Sans compter une guitare soliste en roue libre qui donne le meilleurs d’elle même.

Il y a, à cet égard, quelque chose de parfois malsain à se laisser perdre dans l’écoute du disque, il y à quelque chose de dérangeant qui semble poindre à la surface, au détours d’un morceau.

Cet opus est bizarrement addictif, d’ailleurst personne ne saurait mettre en défaut ces sept morceaux (d’en moyenne plus de six minutes). ils sont escessivement bien composés et construits, sans temps morts, et ça ne devient  jamais du black métal qcomme on entendrait souvent ailleurs. Les ambiances sont nrassées, même si parfois elles ne le sont que brièvement, ; Hallucinogen est un opus très réussi, à condittion de se mettre dans les bonnes dispositions mentales… et non simplement musicales.

***1/2

22 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Trupa Trupa: « Of The Sun »

En l’espace de trois albums, Trupa Trupa continue de monter en puissance et ce groupe indie rock polonais avec un dernier album plutôt glorieux nommé Jolly New Songs s’était montré des attentes. Aujourd’hui, ils reviennent en pleine forme avec leur nouvel opus intitulé Of The Sun.

Ce disque était vivement attendu car il s’agit de leur premier album paru sur le culte qu’est Sub Pop ce qui constitue une sacrée aubaine pour le groupe de Gdansk. Of The Sun se veut plus enlevé et plus mis en avant que ses prédécesseurs et preuves en seront données avec l’introduction rêveuse qu’est « Dream About » et son groove irrésistible mais également le lancinant « Mangle » qui suit ainsi que les inspirations psychédéliques des années 1970 de « Another Day ».

On remarquera que la voix de Grzegorz Kwiatkowski est beaucoup plus mise en avant tandis que des ambiances se font plus tranquilles qu’auparavant avec le songeur « Anyhow » mais également « Long Time Ago » et un morceau-titre qui nous mène très loin.

Trupa Trupa n’a pas, pour autant, oubliél e côté tourmenté qui avait fait sa réputation notamment sur « Longing » ou bien sur le plus furieux et incontrôlable « Turn » où le combo se déchaîne pour le meilleur comme pour le pire.

Il ne manque plus qu’une conclusion des plus aériennes nommée « Satellite » résolument aboutie pour en faire de ce Of The Sun un disque qui mérite absolument d’être noté. Trupa Trupa arrive à quitter de temps à autre les ténèbres pour aller viser les cieux et le fait avec une maîtrise insoupçonnée. Au-dessus de cela, ce sera donc, effectivement le soleil.

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22 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Touchables: « The Noise Is Rest »

Le terme de « heavy in music » a été repris et approprié par certains rockers à la fin des années 60 et il est resté, jusqu’à aujourd’hui, le symbole d’ une musique chargée de guitare. Par sa définition, on se devait de succomber au poids des sons bruyants garants de source de plaisir. Encore un autre terme, cérébral, a été désigné et délégué à la musique à laquelle on n’attribuait que cette rdestination.

Mais alors, que se passerait-il si le lourd et le cérébral devaient être désignés sur une musique à laquelle vous êtes censés penser et apprécier à la fois sa « lourdeur » de son, encore d’une toute autre variété. C’est l’impression que me donne le duo norvégien à cordes The Touchables. Ole-Henrik Moe et Guro Skumsnes Moe semblent, en effet, être après cette dualité sur de pensée sur leur album avec un titre aussi parlant que The Noise Is Rest.

Qu’est-ce qui se passe ici ? Les deux Moe utilisent deux instruments à cordes qui établissent des registres sonores complètement différents – un violon d’octobre et un picoletto – afin de créer à la fois des basses et des hautes fréquences pour pouvoir faire sentir (tant par eux-mêmes que par les auditeurs) les limites de la hauteur et de la tonalité.

Cela semble compliqué et peut-être un peu trop cérébral, et si the Touchables s’étaient limités à une expérience pure, ils se seraient retrouvés avec un maillage de sons inaudible. Heureusement, pour tous les auditeurs qui veulent penser et ressentir en même temps, le duo a trouvé ici les bonnes fréquences tonales pour vous faire faire les deux.

Oui, c’est à la fois une musique lourde dans un autre sens du terme et cérébrale en même temps. Ils ont évidemment une connaissance et une expérience musicale abondante pour faire fonctionner cette expérience sonore. Après tout, ils ont étudié et travaillé avec Iannis Xenakis, Arditti Quartet, sur le spectre de la musique classique, le pionnier de l’électronique Todd Terje et les rockers (lourds) Motorpsycho, ainsi que composé pour le cinéma et le théâtre de marionnettes français Plexus Solaire et pour le groupe vocal Oslo 14.

Et aussi improbable que cela puisse paraître, tout est entendu (et ressenti) sur The Noise Is Rest, transformant quelque chose qui est censé être le bruit lui-même en une véritable musique sur laquelle on peut réfléchir mais aussi prpre à nous faire ressentir des frissons.

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22 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire