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Pixies: « Beneath The Eyrie »

La reformation de Pixies est une bonne nouvelle même si ladite reformation se fait sur un arrière-fond d’amertume comme len témoignent leurs deux albums Cindy en 2014 et Head Carrier deux ans plus tard. Mais impossible pourtant de nnier que l’annonce d’un nouvel opus du mythique groupe de Boston est un événement.

Pour ce septième disque enregistré dans une église désaffectée et toujours produit par le britannique Tom Dalgety, Pixies a décidé de sortir de sa zone de confort. Et c’est ce que l’on demandait après deux disques vraiment tièdes car la bande à Frank Black explore désormais la thématique gothique et les climats hantés. Beneath The Eyrie regroupe ainsi des titres comme « In The Arms Of Mrs. Mark Of Cain » à mi-chemin entre Western et ambiances gothiques ou encore les défouloirs punk de « On Graveyard Hill » qui met en lumière une sorcière amoureuse et le brûlot heavy de « St. Nazaire » mettant en scène une femme phoque.

Frank Black se montre beaucoup plus inspiré que dans le passé. Plongeant son imagination parmi les ouvrages d’Edgar Allan Poe et de Sisters Of Mercy, l’univers hallucinogène faisant référence aux vies personnelles des membres du groupe (le divorce de Frank Black, la cure de désintoxication de Joey Santiago…) arrive à être retranscrit sur des contes fantaisistes de la pop étrange de « This Is My Fate » ou les allures Tex-Mex de « Silver Bullet » mettant en scène un étrange loup-garou ou plus psychédéliques sur « Daniel Boone » avec un clavecin en prime. Tandis que notre hôte s’est assagi au niveau de l’interprétation, la bassiste Paz Lenchantin arrive à impressionner sur les influences surf ténébreuses de « Los Surfers Muertos » avant d’être relégué à l’arrière-plan sur d’autres titres inventifs comme « Bird of Prey » et la conclusion folk de « Death Horizon ».

A l’heure où je pensais que la reformation de Pixies était une fausse bonne idée on ne peut qu’être agréablement surpris de découvrir que les vétérans n’ont rien perdu de leur imagination même si Beneath The Eyrie pêche parfois à par certains moments. Certes, on est loin du niveau des quatre premiers albums mais la bande à Frank Black brille lorsqu’elle sort de sa zone de confort ce dont on ne peut qu’êre ravi.

***1/2

15 septembre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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