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Jake Muir: « Acclimation »

Jake Muir est un jeune artiste de Seattle, encore peu connu mais déjà repéré par quelques labels comme Dragon’s Eye Recordings qui sort son premier album sous son propre nom. En effet en 2016 Jake Muir sortait un autre disque sous le nom de Monads. Un magnifique album ambient intitulé Muara que l’on peut écouter sur son compte Bandcamp.

Jake Muir compose à partir de sons divers, allant d’extraits de vinyles aux ondes radios en passant par les field recordings qu’il capte à travers le monde et manipule à l’extrême. Si l’Américain a encore peu fait parler de lui, il a appris aux côtés de Chris Watson, une référence en matière de field recordings.
Cet album est composé de deux plages d’un durée précise de 20mn. On commence par « Cold Seeps « et ses petits bruitages mi-aquatiques, mi-métalliques, comme si des gouttes d’eau tombaient sur une grille. De longues sonorités au second plan se placent entre le souffle et l’oscillation d’un objet métallique au gré du vent. Ces sonorités ambiantes s’élèvent, prennent le dessus pour former un drone mouvant, tantôt hanté par une multitude de bruitages, grelots, tantôt épuré à l’extrême et lorgnant vers une ambient minimale.
A son apogée, « Cold Seeps « se pare de puissantes tonalités vibrionnantes avant de retrouver le calme, pour finir sur une ambient plus feutrée, d’abord douce et minimale et finalement minérale voire rocailleuse.

De façon assez prévisible, le second volet nous apparaîtra comme une variation du premier. Aucun lien direct entre les deux pièces, mais les sonorités de même nature, subissant le même type de traitement, produisent logiquement une musique similaire, tout aussi abstraite, rendant l’ensemble assez interchangeable. On retrouve donc sur ce « Black Smokers » des drones couverts de grésillements, croisés à de graves résonances métalliques, une évolution et un empilement de strates qui nous mènent vers une ambient minimale et ondulante, mais aussi de nombreux bruitages métalliques, comme des improvisations à base de manipulation d’objets ou encore les mouvements d’un mobile au gré du vent, des écoulements d’eaux, et à plusieurs reprises l’impression d’entendre des chœurs, un peu d’humanité au sein d’une très belle musique, organique, mais globalement plutôt froide voire sombre.

Une très belle découverte, mais une musique plutôt abstraite et donc expérimentale, faisant montre d’une évolution par rapport à un premier album d’une ambient où boucles et mélodies formaient autant de points d’accroche.

***1/2

13 septembre 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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