Friendly Fires: « Inflorescent »

Il fut un temps où Friendly Fires était un groupe si importants que vous ne pouviez pas ne pas entendre les premières harmonies du fantomatique « Jump In The Pool » ou ne pas voir quelqu’un dans un festival habillé d’une chemise hawaïenne pour faire sa meilleure impersonation de Ed Macfarlane. Nous avons eu droit à deux albums musique aux sonorités colorée, puis celle-ci s’est arrêtée, su moins sous le nom de Friendly Fires.

Quand un nouvel opus a été annoncé, on s’est attendu à des jam sessions folles, et psychédéliques. Étonnament, la musique est loin de Pala datant de 2011. Huit ans plus tard, la vérité est que le groupe n’a fait qu’affiner ces vibrations sensationnelleet festives pour en faire quelque chose d’encore plus serré, pour le meilleur et pour le pire avec la sortie de Inflorescent.

Dès l’ouverture au piano de « Can’t Wait Forever », il est clair que le combo a vraiment embrassé sa nouvelle nature. Le temps qu’on entre dans « Heaven Let Me In « , produit par Disclosure, il est difficile de ne pas se laisser emporter par ces chansons affinées au nième degré.

Au fur et à mesure qu’on poursuit passe ces rythmiques habituelle façon Disclosure, chantillonnages, rythmes tropicaux à combustion lente, en passant par comositions centrales où le club beat devient plus banger et maximaliste) on retrouve un Friendly Fires toujours plus attaché à sa genèse. C’est encore plus clair dans le rebondissement pétillant de « leeptalking », avec des claquements de mains et des synthés scintillants dans la boîte à rythmes, et le final irradiant qu’est « Run The Wild Flowers ».

Mais il n’y aura pas que des coups bouillonnants. Le passage à l’acid house sur « Lack of Love » est peut-être un clin d’œil aux racines hardcore du combo, mais il ne fait que les ramener dans les lieux sombres de sa jeunesse musicale. Ce voyage dans l’obscurité sera, toutefois, un détour bienvenu sur un disque qui menace parfois d’être un peu trop sucré.

Là où Inflorescent fait fureur dans les notes éprouvées, on a l’impression que le groupe se repose sur ses lauriers et réfléchit trop, plutôt que de se relâcher un peu. Inspiré de la disco brésilienne, avec quelques bruits laser pour faire bonne mesure, « Silhouette »le ramènera à la brise, à l’ambiance beach club de Hawaiian Air, mais peut-être pas avec autant de succès et, de la même manière, « Kiss and Rewind », avec son retour au R&B des années 80, est plat comparé à l’extravagance qui l’entoure.

Les feux amis ont toujours été à leur meilleur lorsqu’ils ont fait preuve de prudence et qu’ils ont fait ce qu’il fallait sans aucune retenue ni honte. Quand ils essaient de retenir les gloires du passé, ils évoquent paresse. Mais heureusement, Inflorescent est plus le premier que le second, audacieux et très amusant. Il est aussi, voire plus, tropical et kaléidoscopique que Friendly Fires ne l’a jamais été. Coloré au point d’en être maladif mais avec certainement l’enve d’en faire à nouveau l’expérience.

***1/2

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