No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Off With Their Heads: « Be Good »

On dit que la tistesse aime la compagnie et, qu’à cet égar‘, il n’y a peut-être pas de meilleur compagnon à la mélancolie que Be Good, le cinquième album studio de Off With Their Heads. Implacable, libérateur et rafraîchissant sans vergogne, Be Good est sans doute le meilleur album de nos punks bourrus venus Minnesota.

Les mélodies angoissantes et désagréables qui déchirent lesbaffles sur de chansons comme « Take Me Away » et « Severe Errand » sont bien adaptées à ce type d’ambiance avec, de surcroit, une de ces ambiances comme on en trouve sur « You Will Die », l’hymne ultime et profondément reconnaissable du combo. Avec les crashs volatiles des cymbales et les riffs implacables et graves, les cris torturés des vocaux on entend en fait un de ces albums avec lesquels on peut s’enfermer quand on se sent mal à l’aise.

On trouve un étrange sentiment d’exaltation, d’espoir, dans ce Be Good et luminosité apportée par Off With Their Heads procure un effet réconfortant sans sacrifier le grain des guitares grondantes et notre familiarité avec le son du groupe.

De l’impitoyable déchaînement du punk à la révolte implacable du rock, Off With Their Heads est en fin de compte un groupe qui fait de la musique de tous les instants, et Be Good est la meilleure démonstration du groupe jusqu’à présent.

***1/2

26 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Friendly Fires: « Inflorescent »

Il fut un temps où Friendly Fires était un groupe si importants que vous ne pouviez pas ne pas entendre les premières harmonies du fantomatique « Jump In The Pool » ou ne pas voir quelqu’un dans un festival habillé d’une chemise hawaïenne pour faire sa meilleure impersonation de Ed Macfarlane. Nous avons eu droit à deux albums musique aux sonorités colorée, puis celle-ci s’est arrêtée, su moins sous le nom de Friendly Fires.

Quand un nouvel opus a été annoncé, on s’est attendu à des jam sessions folles, et psychédéliques. Étonnament, la musique est loin de Pala datant de 2011. Huit ans plus tard, la vérité est que le groupe n’a fait qu’affiner ces vibrations sensationnelleet festives pour en faire quelque chose d’encore plus serré, pour le meilleur et pour le pire avec la sortie de Inflorescent.

Dès l’ouverture au piano de « Can’t Wait Forever », il est clair que le combo a vraiment embrassé sa nouvelle nature. Le temps qu’on entre dans « Heaven Let Me In « , produit par Disclosure, il est difficile de ne pas se laisser emporter par ces chansons affinées au nième degré.

Au fur et à mesure qu’on poursuit passe ces rythmiques habituelle façon Disclosure, chantillonnages, rythmes tropicaux à combustion lente, en passant par comositions centrales où le club beat devient plus banger et maximaliste) on retrouve un Friendly Fires toujours plus attaché à sa genèse. C’est encore plus clair dans le rebondissement pétillant de « leeptalking », avec des claquements de mains et des synthés scintillants dans la boîte à rythmes, et le final irradiant qu’est « Run The Wild Flowers ».

Mais il n’y aura pas que des coups bouillonnants. Le passage à l’acid house sur « Lack of Love » est peut-être un clin d’œil aux racines hardcore du combo, mais il ne fait que les ramener dans les lieux sombres de sa jeunesse musicale. Ce voyage dans l’obscurité sera, toutefois, un détour bienvenu sur un disque qui menace parfois d’être un peu trop sucré.

Là où Inflorescent fait fureur dans les notes éprouvées, on a l’impression que le groupe se repose sur ses lauriers et réfléchit trop, plutôt que de se relâcher un peu. Inspiré de la disco brésilienne, avec quelques bruits laser pour faire bonne mesure, « Silhouette »le ramènera à la brise, à l’ambiance beach club de Hawaiian Air, mais peut-être pas avec autant de succès et, de la même manière, « Kiss and Rewind », avec son retour au R&B des années 80, est plat comparé à l’extravagance qui l’entoure.

Les feux amis ont toujours été à leur meilleur lorsqu’ils ont fait preuve de prudence et qu’ils ont fait ce qu’il fallait sans aucune retenue ni honte. Quand ils essaient de retenir les gloires du passé, ils évoquent paresse. Mais heureusement, Inflorescent est plus le premier que le second, audacieux et très amusant. Il est aussi, voire plus, tropical et kaléidoscopique que Friendly Fires ne l’a jamais été. Coloré au point d’en être maladif mais avec certainement l’enve d’en faire à nouveau l’expérience.

***1/2

26 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Knocked Loose: « A Different Shade Of Blue »

Quand le premier album de Knocked Loose, Laugh Tracks, est arrivé en 2016, il a donné même aux fans de death metal les plus allègres et alertes une bonne excuse pour terasser l’interlocuteur sans culpabilité ni gène tant les sons hardcore du combo jaillissaient avec une fluidité rarement égalée.

S’il en va de même pour A Different Shade Of Blue, le deuxième album du groupe, et c’est pour cette raison que le groupe n’attirera sans doute pas de nouveaux admirateur tant cette collection de titres véhéments de moins de quarante minutes reproduit exactement les schémas du « debut album ».

Bien sûr, des morceaux comme « Trapped In The Grasp Of A Memory » et « Mistakes Like Fractures » et une atmosphère sinistre émulant les guitares tronçonneuses façon Slayer Mindsnare et Hatebreed donneront plaisir à qui cherche ce type de récréation mais ce sont surtout les participations extérieuress d’Emma Boster (Dying Wish) sur » A Serpent’s Touch » et de Keith Buckley (Every Time I Die) sur » Forget Your Name » qui fonctionneront le mieux.

Fondamentalement, bien que des coupures comme « In The Walls » et « ….And Still I Wander South » soient bonnes en soi, elles ne sont que les révélateurs du problème plus large de ce dique qui voit Knocked Loose ne rien y exploiter de nouveau.

***

26 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire