No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Oso Oso: « Basking In The Glow »

Oso Oso fut révélé il n’y a pas si longtemps avec sa supposée mixtape nommée The Yunahon Mixtape (Le projet musical de Jade Lilitri a, depuis ,créé un certain émoi avec ses influences power-pop/emo des années 1990-2000. Cette année, il présente son premier album officiel nommé Basking In The Glow.

Pour cet exercice, le natif de Long Beach abandonne les esthétiques lo-fi pour un véritable album de studio. Cela a fonctionné pour d’autres actes comme Car Seat Headrest et (Sandy) Alex G ; en conséquence, restait à savoir si Oso Oso arriverait à relever le niveau. Dès les premières secondes de l’introduction acoustique et onirique, on est surpris d’apprendre qu’il n’a rien perdu de son savoir-faire.

C’est à coup de titres accrocheurs et légèrement doux-amers qu’Oso Oso nous concocte une sensibilité qui est sienne tout au long de Basking In The Glow. On appréciera les riffs entraînants des titres à l’image de « the view », « dig » ou bien encore de l’élégant « morning song ». Le one-man-band a aussi bien écouté de l’emo à l’ancienne façon The Get Up Kids sur « priority change » et sur l’efficace « impossible game » que Death Cab For Cutie  sur l’épique conclusion a renommée « charlie ».

Ce sera justement cette diversité et cette envie de se dévoiler à l’auditeur qui fera de ce Basking In The Glow un véritable album studio d pour lquel on applaudira Oso Oso de réussir ce pari de nous divertir.

***

23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

School Of Language: « 45 »

Depuis que le groupe Field Music s’est mis en sommeil temporaire, les membres du groupe s’aventurent à leurs side-projects. Après You Tell Me, projet musical de Peter Brewis et de Sarah Hayes son frère David Brewis remet en selle son groupe School of Language. Cinq ans après son second opus, voici qu’il présente son successeur intitulé 45.

School of Language a décidé de porter le projet sur Trump. D’ici là, rien de spécial mais à y voir de plus près, on sent que la bande à David Brewis a choisi de prêter attention à la venue du 45ème président des Etats-Unis au Royaume-Uni et dix nouvelles chansons de pop iconoclastes lui sont consacrés. Ainsi, on retrouve la formule gagnante entre indie pop et funk-rock efficace et coloré qui habillent des morceaux à l’image du titre introductif nommé « I’ve Got The Numbers » mais également de « Nobody Knows » à « Even If I Did ».

Entre rythmiques funky dignes de Talking Heads et influences dignes de Sly & The Family Stone de l’époque There’s A Riot Going On, School of Language, qui a respecté le concept jusqu’au bout puisqu’il est également question d’Hillary Clinton et de ses relations avec la Corée du Nord à l’écoute de « A Beautiful Wall », « Rex » ou bien de « Adult In The Room ». Le groupe réussit à dresser un portrait pas très glamour u’un président qu’il était en droit d’attendre sur « Lock Her Up » ou sur la conclusion nommée « The Best People » avec une pointe de sarcasme, optique qui permet au combo de réussir son pari de réaliser un disque osé et intelligent.

***

23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Yeesh: « Saw You Up There »

Yeesh a décidé de tirer sa révérence après une décennie de bons et loyaux services mais le trio de Chicago a choisi de rempiler une dernière fois avec un troisième album nommé Saw You Up There faisant suite à un Confirmation Bias enregistré trois ans plus tôt.

Pour cette donc dernière fois, Yeesh a décidé de se faire aussi véhément que possible avec des titres post-punk menaçants sentant l’urgence à tout prix. Et c’est parti avec un « Inherit The Earth » où Alex Doyle, Pete Reale et Greg Obis emploient leur dernier tour de force tout comme sur les noisy « Bled Out » et « Collective Sin ».

À l’écoute d’autres morceaux comme « Shahogad » où le chant hurlé et débridé Alex Doyle fait corps avec sa guitare criarde ou encore « Had In Mind » et « Escape Plan », un sentiment de nostalgie se fera jour tout au long du disque. Sachant que ce sera l’ultime fois que l’on assistera à cette alchimie impalpable que l’on retrouve aussi chez Fugazi ouLysistrata, il sera urgent d’en profiter car « Soft Left » et le judicieusement bien nommé « Victory Lap » iront marquer le clou et clôturer le chapitre que fut Yeesh ; un post-punk noisy incontrôlable et hors du commun qui aura duré neuf années.

***1/2

 

23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Maneka: « Devin »

Devin McKnight est une des figures de proue de l’indie-rock de Boston avec des groupes locaux comme Grass Is Green et Speedy Ortiz. Temps était venu pour lui de s’émanciper et c’est sous le pseudonyme de Maneka qu’il livre son premier album solo, Devin.

Pour cet effort, Maneka multiplie le champ des possibles en allant au-delà de l’indie rock. Il n’y a qu’à écouter l’introduction de 26 secondes nommée « Oopdie Oop » aux allures de grindcore. Ça surprend mais cela traduit son ambition d’aller plus loin. Bien sûr, Devin McKnight reste dans le conventionnel avec les distorsions de guitare dont seul lui a le secret sur « A Brand New Day » mais encore « My Queen » et ce, tout en comptant sur la participation de son éternelle acolyte Sadie Dupuis et « Holy Hell ».

En tant que parolier, Devin McKnight se débrouille convenablement. En abordant avec sa voix solennelle ses difficultés de s’insérer dans un cercle social sur « Mixer » en raison de sa couleur de peau et de son identité sous une tonne de sonorités différentes (indie rock, acid-jazz, hip-hop…), il arrive à nous intéresszr passionner en ouvrant les portes de son histoire. On découvrira également un mélomane de musique qui cherche à tout prix à se faire accepter de tous et cela passe par des influences jazz sur « Oopdie Oop (jazz), hard-rock sur « Time In The Barrel » ou même trap sur la conclusion mutante nommée « Style ».

Avec son premier album solo, l’ex-guitariste de Speedy Ortiz se laisse enfin pousser les ailes et arrive à se faire une place dans la cour des grands de Boston.

***

23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Loscil : « Equivalents »

Après avoir lancé Monument Builders, Scott Morgan, l’homme derrière le projet Loscil, est de retour avec Equilavents un opus où les textures abstraites et riches foisonnent dans ce projet d’électro/ambient expérimental et les huit compositions deviennent un ancrage solide à nos vies frénétiques.

Ce qui frappe d’abord: tous les morceaux sont nommés « Equivalent », et sont suivis d’un chiffre aléatoire. On ne peut faire plus mystique et dépouillé. La pochette représentant un ciel gris sied d’ailleurs parfaitement à l’ambiance sonore de l’album. Des pièces entre 3 et 8 minutes, qui s’étirent presque nonchalamment. On se sent aspiré par le vide, appelé vers l’infini. Le piano velouté dans « Equivalent 3 » évoque la tranquillité de la nuit qui se prolonge. Les vagues sur « Equivalent 2 « auraient pu constituer totalement un cliché, mais c’est au contraire pertinent. Le fondu bien placé à la fin de l’album nous ramène presque brutalement à la réalité…

Le titre de l’album est inspiré d’une série de photographies du début du 20e siècle d’Alfred Stieglitz, qui peuvent être considérées comme les premières photos véritablement abstraites de l’histoire. Elles représentent les « équivalents de moments philosophiques ou d’états émotionnels », et Scott Morgan s’en est inspiré dans son processus créatif.

On peut rapidement dénoter l’influence de Marconi Union, groupe phare de l’ambiant expérimental et on y ressent beaucoup de similarités, surtout par rapport à l’album A lost connection. Par ailleurs, on pourrait également avancer que si Bonobo avait l’esprit plus contemplatif, il aurait pu créer ce genre d’album, que Loscil lance à la face d’un monde qui carbure à la vitesse.

Si les espaces sonores peuvent se ressembler d’un titre à l’autre, il suffira de quelques écoutes pour dénoter quelques petits éléments différents. En fait, l’ensemble crée un « drone » continu, propice à créer une sorte de bulle, une zone ouateuse où on se sent protégé. Un paysage sonore composé de sons graves, comme un vent chaud et lourd. Ce bruit continu et bourdonnant évoque un vaisseau spatial, pourvu des parois certes grises, mais qui permettent de voir des choses grandioses comme la naissance des supernovas ou la destruction d’empires. Nous voilà emmurés dans un espace-temps vaguement mécanique, où l’absence de pulsations est parfois sidérante mais quil améliore l’expérience de la contemplation et offre une thérapie sonore qui met en transe par l’absence totale de rythmes. Un papier peint onirique très foncé et opaque dans lequel on ne peut que se glisser.

****

23 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Shura: « Forevher »

En 2016, Shura avait fait ses premiers pas sur la scène avec un « debut » album nommé Nothing’s Real. Depuis,la chanteuse et musicienne londonienne basée à Brooklyn marchait sur les pas de La Roux avec son électro-pop suffisamment passionnante pour que son second disque nommé Forevher se sot fait attendre avec impatience.

Toujours aussi autobiographique, Shura s’avère fascinante lorsqu’elle se dévoile sur ces relations amoureuses complexes à travers ces onze compositions électro-pop planantes et entraînantes. Après une douce introduction nommée « that’s me, just a sweet melody », la Britannique nous embarque dans un voyage bleuté avec d’autres titres à l’image de « religion (u can lay your hands on me) », « BKLYNDLDN » et de « princess leia ».

Forevher ne possède peut-être pas de tubes disco à la « Touch » comme sur son album précédent mais ce second disque s’avère plus captivant à l’écoute de « the stage » mais encore « flyin’ » où explore son côté queer séduisant. Shura prend des risques sur des allures funk sci-fi de « side effects » et « tommy » pour mettre en valeur l’acceptation de soi et ce second opus réussit dans cette manière.

***

23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Versus: « Ex Voto »

Versus fait partie de ces groupes indie rock lnex-yorkias aussi sous-estimés qu’ils sont grands. En trois décennies, le quatuor avait, en effet contribué à l’explosion du genre avec d’innombrables classiques. Cette année, il fête son retour après presque dix ans d’absence avec unsixième album nommé Ex Voto.

Sous la houlette de Richard Baluyut et Fontaine Toups le combo continue d’explorer sa créativité et son inventivité en se montrant toujours aussi à l’aise entre grunge, rock alternatif et power-pop, Versus met en scène ses aspiration sur des morceaux implacables à l’image de « Gravity » en guise d’introduction mais également « Moon Palace » qui a de quoi rappeler l’alchimie entre Dan Bejar et Neko Case de The New Pornographers et « Mummified ».

Ex Voto est doté d’une imagerie de science fiction sans tomber dans du fantastique pur et dur et tout ceci prouve que les new-yorkais n’ont rien perdu de leur ingéniosité. Que ce soit sur la ballade alt-country de « Nothing But U » ou allures college rock de « Atmosphere », Versus continue à repousser les limites au plus loin et ira jusqu’à allier l’acoustique, l’électrique et le synthétique sur « Baby Green » pour une montée en puissance des plus dingues. En somme, ce sixième opus sonne comme un retour en force d’un des groupes les plus intrigants de New York.

***1/2

23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Red Hearse: « Red Hearse »

Red Hearse est un projet musical fondé par Jack Antonoff (Bleachers, Steel Train )en compagnie de Sam Dew et du producteur Sounwave (Kendrick Lamar, SZA, etc…) e avec, ici, un premier album éponyme à la clé.

Voulant à tout prix se faire accepter dans le monde de la pop la plus moderne, Red Hearse met le paquet sur ces huit morceaux synthpop bien compacts à tendance urbaine. Pour Jack Antonoff, c’est un pari réussi d’autantqu’il a produit le dernier St. Vincent et Kevin Abstract de Brockhampton.

On sent sa patte tout comme celle de Sounwave au long des morceaux plutôt colorés et enivrants comme le titre introductif nommé « Half Love » orienté Chicago soul avec la voix mielleuse de Sam Dew mais également sur « Violence » et « You Make It Easy » doucement funky.

Red Hearse parvient à réunir leurs univers respectifs pour fusionner avec brio leurs idées. Cela donnera des titres comme « Honey » ou le R&B distordu de « Born To Bleed »  qui font de Red Hearse un premier album riche en promesses

***

23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire