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Asfast: « Peace In Drifts »

Asfast est le projet musical de Leon Leder qui sortait là son premier album sur un label après 2 auto-productions dans lesquelles l’acoustique tenait une place importante tout en posant les bases de son travail, avec une électronique brute et marquée par ses fractures rythmiques, allant même jusqu’à nous rappeler le travail de Venetian Snares sur WYSIWYG. Avec l’album de Wealth qui sortait un peu plus tôt, le label Ventil nous offre un fort bel aperçu d’un catalogue a priori très cohérent.

Peace in Drifts s’ouvre sur une courte introduction plutôt abstraite, mystérieuse, combinant boucle d’une d’une sirène nasillarde, bribes de percussions et chuintements rythmiques. Un ensemble vif, d’une puissance retenue, qui se déploie progressivement sur « Draft » avec l’adjonction d’une mélodique entêtante. Ce 3ème album est celui de la maturité : fini l’imitation de ses aînés, ici Asfast prend des risques et expérimente avec réussite. C’est à la fois concassé et contrasté mais il tient sa mélodie qu’il dose avec justesse.
Une approche que l’on retrouve sur « Poser », d’abord très épuré avant de dévoiler avec subtilité et classe ses atours mélodiques, et « Drag », bien que plus apaisé avec ses longs louvoiements habités. Toujours dans le calme, mais avec une certaine noirceur, on notera les longs glissements et les bribes mélodiques élancées de « Bump Cut » ou les nappes et infrabasses d’un « Err Err » qui fait office d’interlude glacé.

S’ils sont tout aussi apaisés, « Well » et « Air »s se distinguent par leur épure mélodique. Simplement des errances métallisées et lumineuses pour le premier, et une mélodie franche de cloches pour le second qui laisse une place importante aux silences.
On gardera le gros morceau pour la fin avec deux titres à la fois mélodiques et explosifs, véritable marque de fabrique de Asfast. Il combine ici des mélodies joliment dessinées à des éléments électroniques brutes et secs. Les rapides tintements de « Drift » sont entêtants et prennent tout leur sens quand ils se retrouvent face à ces cassures et textures bruitistes. Les sonorités utilisées sur « Peacepie » sont plus classiques d’une laptop music, mais le résultat est tout aussi convainquant alors que les textures bruitistes, déchirures et hachures viennent froisser cette superbe mélodie.

Sur cet album, Leon Leder assume pleinement l’usage de l’électronique, et le fait avec une maîtrise qui ne peut que nous conquérir.

***1/2

22 août 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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