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The Catenary Wires: « Til The Morning »

Il serait faux de croire que la pop de Rob Pursey et Amelia Fletcher est une musique inoffensive et dépassionnée. Les deux musiciens ont connu des jours plus flamboyants et uptempo, des moments où leur manière de jouer de la guitare et de tourner autour ont constitué ce que l’Angleterre avait de plus délicat et gracieux à offrir. Dans les années 80, sans accéder à un succès immense, les précédentes incarnations de leur duo ont aisément rivalisé avec les meilleurs disques à qui beaucoup d’amateurs de rock indépendant voue encore aujourd’hui un culte secret.

Quelques décennies plus tard, Rob et Amelia ne se sont pas quittés et continuent de dérouler le fil de leur extraordinaire histoire musicale et sentimentale. Les deux chanteurs de The Catenary Wires, dont ce Til The Morning est le deuxième album, ont déménagé à la campagne, après des années passées à Londres, pour faire prendre le vert à leur musique. Le disque respire le grand air et la campagne. Il sent la légèreté et le rythme reposé des semaines provinciales. C’est un disque qui sent l’absence de pression majeure et le plaisir d’évoluer à deux, et entourés d’amis, à plein nez. Les musiciens qui entourent le duo sont là par amitié plus que pour cachetonner et cela s’entend. On retrouve notamment dans le casting Andy Lewis qui évolue aussi chez les irréprochables Spearmint et qui ici produit le disque formidablement bien en plus de jouer dessus. Matthew King, un compositeur classique, a pris le piano tandis que Fay Hallam occupe l’orgue Hammond. Tout ceci se fait dans la plus grande discrétion mais assure une qualité d’interprétation et un professionnalisme dans l’approche qui situe le disque dans la moyenne haute des réalisations du genre.

Enregistré dans le Kent, Til The Morning abrite des chansons qui ne sont jamais aussi simples qu’elles en ont l’air. La musique de Rob Pursey et Amelia Fletcher n’a jamais cessé d’évoluer et ouvre des perspectives nouvelles à un genre considéré d’ordinaire comme gentillet et quasi patrimonial. Til the Morning marque une forme d’aboutissement à cet égard dans la façon dont les voix sont arrangées et le format d’une pop pure et parfaite interrogé par des constructions mélodiques atypiques ou fragmentées.  L’ensemble dégage une sophistication impressionnante et un science remarquable du dosage des ingrédients. Le morceau d’ouverture, « Dream Town », repose, par exemple, sans avoir l’air d’y toucher, sur des harmonies vocales arrangées avec beaucoup de soin. Derrière la légèreté de la mélodie, la chanson parle de l’éloignement de deux amants et des perspectives (de bonheur mais aussi de solitude) soulevées par leur séparation. Ce qui démarrait comme une petite ritournelle pop s’envole dans une luxuriance qui fait penser au rock californien des années 70. Hollywood est très réussi et « Sixteen Again » une restitution presque parfaite de la détresse liée à un désespoir amoureux. La chanson est extraordinaire. Le chant d’Amelia Fletcher est proche de la perfection. « It is a november day, just like any other day. As the world goes on its way, her world breaks in two. She is sixteen again. (..) it came without a warning.» Difficile d’imaginer plus juste. Et les Catenary Wires ne s’arrêtent pas là.

Ceux qui se seront extasiés à propos du retour des Catchers, jetteront une oreille à « Dark Brown Eyes » ou « Tie Me To The Rails ». Les textes du groupe sont d’une poésie et d’une justesse qui font souvent mouche. « Save me from the future when it comes. Your dark brown eyes i know they see everything. », chante, superbe trouvaille, Pursey. Tout n’est pas réussi pour autant sur cet album : « Back On Hastings Pier » renoue avec la nature expérimentale du folk anglais des années 60 et nous déroute tellement qu’on ne sait pas quoi en dire. L’ultra-classicisme de Half-Written peut ennuyer, de la même manière que la formule pop tend à aplatir les contrastes entre les différentes pièces. On peut ainsi s’émerveiller de la beauté intrinsèque de chaque titre et trouver l’ensemble quelque peu fatigant à suivre dans la durée. Il faut tendre l’oreille pour percevoir tout le travail déployé ici et les variations qui ont été installées par les musiciens. « So Quiet In This Home » est d’une précision redoutable et permet à l’album de résister jusqu’au bout sans pâtir de son manque, pourtant patent, de force et d’impact. Les Catenary Wires enchantent sur le remarquable « I’ll Light Your Way Back », l’un des rares morceaux vraiment uptempo du disque. Là encore, l’enchevêtrement des voix agit comme un miracle avec Amelia qui occupe l’arrière-plan et illumine le récit de Rob. Le disque parle beaucoup de séparations mais se rattrape sur la fin. On peut tomber en admiration de Til The Morning, le récit splendide d’une vie amoureuse, et accepter alors la dernière danse du disque, Dancing, qui porte à son zénith la fusion des deux protagonistes. « Did i really say that. Could I take it back ? If we started all over again, could i take it back ? I dont want a kiss cause i know that it will be foolish. »

Il y a des disques qui ressemblent à leurs auteurs. Til The Morning est le fruit musical d’une vie d’amour partagée. Il en a la saveur, la profondeur et la densité. Il porte sur lui les accrocs d’une vie et les failles que même les petits oiseaux ne couvrent pas tout à fait. La pop des Catenary Wires est un objet étrange et délicieusement adulte. C’est une pop pour couples mariés, pour les quadras qui résistent et s’accrochent aux branches, une voie alternative, plus exigeante et moins séduisante que la pop adolescente et aérienne de Hater et des autres. On aurait dit en d’autres temps qu’il est impensable de concevoir une telle musique coupée de l’énergie et des humeurs de la jeunesse. Les Catenary Wires montrent qu’on peut garder cette intelligence mélodique et aimer comme au premier jour en en reformulant les termes chanson après chanson. C’est une très belle démonstration et un encouragement à vieillir ensemble.

****1/2

21 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | Laisser un commentaire

Obey The Brave: « Balance »

Obey The Brave est un trio canadien qui œuvre depuis quelques années dans le domaine du metalcore. Balance, son quatrième album, emprunte au genre des riffs heavy, une rugosité hardcore dans le chant, et y insuffle de la mélodie et des refrains assez accrocheurs. Sans être forcément original et sans, non plus, strictement chercher à plaire, il s’est assigné une fonction, donner du plaisir, à laquelle il s’astreint malgé les nombreux déboires qui l’ont accompagné.

Sa musique se veut sincère et directe et il réussit à transmettre, en l’espace de 25 munites, une certaine efficacité entraînante. Peu surprenant Balance ne bascule pas pour autant dans la redite et ne génère pas ennui ou lassitude et sera un exemplaire candidat pour une équilibrée comme son titre l’indique et, avant tout, sans prise de tête.

**1/2

21 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Marika Hackman: « Any Human Friend »

Ce troisième album de Marika Hackman marque une étape importante pour la chanteuse ; en effet, elle s’éloigne encore un peu plus de ses racines folk en intégrant des synthés et employant un nouveau producteur. David Wrench qui a travaillé avec The xx, Goldfrapp, Let’s Eat Grandma ou Bat For Lashes remplace Charlie Andrew qui avait travaillé evec alt-J et qui avait accompagné Hackman sur ses deux premiers disques.
L’album commence tout en douceur par une ballade folk faussement lo-fi (« Wanderlust ») dans laquelle la chanteuse presque invisible affirme avec véhémence qu’elle n’est pas un fantôme mais le contraste avec le titre qui suit en est d’autant plus fort. À cét agard, « The One » a une intro sci-fi très années 70s avant de prendre un virage plus pop avec le soutien de la panoplie du groupe pop-rock : basse, batterie, synthés et guitare.


L’inspiration rétro se confirmera avec « Blow » et » Conventional Ride » qui feront la part belle aux synthés vintage. Sur ces titres le phrasé de Marika Hackman sera très assuré et la vocaliste se promènera entre les décennies comme le fait très bien Alison Goldfrapp.
De ses racines folk, la chanteuse conserve l’écriture qui raconte une histoire alors que la production magnifie la texture des sons de synthés qui sont un brin bruitistes et délicieusement sombres. Il faut dire que les histoires que raconte l’Anglaise ne sont pas joyeuses et reposent beaucoup sur la fin de sa liaison avec sa petite amie (« I’m not Where You Are ») . « Send My Love », sur un registre similaire, est une chanson mélancolique censée représenter ce que son eaurait pu pourrait lui dire avec une longue conclusion instrumentale qui en dira tout autant que les mots.
Le rythme sautillant d’un « Hand Solo » qui suit et traite de masturbation en sara d’autant plus tranchant mais se terminera de la même manière par un instrumental qui meurt lentement lors que « All Night » évoquera les relations sexuelles entre femmes.
Makgré son artwork, Any Human Friend n’est pas un album libidineux : c’est une oeuvre où sensibilité et changements de rythmes joueront de concert pour un résultat séduisant et troublant mais surtout terriblement  attachant.

***1/2.

21 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Yann Novak: »Surroundings »

Difficile de faire l’impasse sur les productions de Yann Novak tant elles sont prolifiques dans le registre ambient cotonneux sur de nombreux labels labels

Comme c’est régulièrement le cas avec l’Américain, cette composition d’une trentaine de minutes s’inscrit dans une démarche artistique plus large que la simple composition musicale. Avant d’arriver sur disque, la musique de Yann Novak fait souvent partie d’une installation, ou, comme ici, d’une performance pour un musée, le De Young Museum de San Francisco, en incorporant des field recordings captés sur place, dans le Golden Gate Park.

On retrouve tout de suite ces enregistrements ambiants, bruissements, coups et ronronnements sourds, peut-être liés à la circulation aux alentours du parc, puis des nappes électroniques ondulantes qui se mêlent aux field recordings et finissent par composer une mélodie, douce et répétitive.

Dans la plus pure tradition du genre, s’ensuit une longue dérive au gré de ces boucles hypnotiques habillées de sonorités concrètes qui apportent vie et chaleur.

L’auditeur se trouvera ainsi porté dans un tournoiement infini, de plus en plus présent alors que les nappes gagnent en densité, nous menant vers une tension sombre qui s’estompera progressivement.

Difficile de décrire à quel point cette musique nous happe, envahissant l’espace jusqu’à effacer tout le reste. Un disque qui en effacera beaucoup d’autres, Surroundings ayant été largement salué par la critique, figurant même parmi les meilleures productions de 2017. Un indispensable pour tout amateur d’ambient minimaliste.

***1/2

21 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Oh Sees: « Face Stabber »

Il aura fallu une année complète à John Dwyer pour se décider à donner un successeur à Smote Deceiver. Si ce dernier se posait comme une espèce de chimère musicale allant piocher son inspiration dans des influences jazz, prog, space rock, garage voire metal, Face Stabber, lui, va encore plus loin dans l’expérimentation. Dans la volonté immuable de rompre avec toute étiquette que l’on aurait pu leur coller, Dwyer et ses collaborateurs préfèrent en effet s’aventurer sur les terrains plus fantasques du jazz fusion et du heavy-prog, tout en continuant de distiller un garage psychédélique dont eux-seuls ont le secret.

Le « single » « Henchlock », mastodonte de vingt minutes clôturant l’affaire, pourrait bien à lui seul faire office de mise en abîme de ce nouvel album. Porté par une rythmique aux faux airs de kraut sur laquelle vient tout du long s’opérer un dialogue halluciné entre guitares électrisantes et distordues donnant la réplique à des synthétiseurs plus cosmiques, le morceau nous propulse dans une atmosphère spatiale où les notes semblent flotter en suspension au milieu des échos et des réverbérations.

Dans la même veine bien que beaucoup plus court, « The Experimenter » résumera assez bien le tournant opéré par Oh Sees depuis Smote Reverser. En effet, on y retrouve peu ou prou les mêmes ingrédients rythmiques et vocaux, avec un côté garage beaucoup plus marqué dans les guitares. Le tout offre ainsi une progression habilement scindée en deux parties, dont l’énergie latente ne cesse de monter en pression, jusqu’à finalement exploser en un excès de guitares dont la violence ne fait que renforcer le contraste avec la relative tranquillité du reste du titre.

On aurait pu s’y préparer, mais on se laisse prendre au jeu tant le talent du génial Dwyer réside aussi et surtout dans l’interminable jeu de piste qu’il n’a de cesse de développer à travers ses différentes productions. Les motifs se créent, nous emportent avec eux, disparaissent, puis reviennent un peu plus tard, transformés, pour mieux céder la place à d’autres structures en ne laissant à l’auditeur aucune seconde de répit.

Si « Scutum & Scorpius » fait également figure d’odyssée psychédélique aux côtés du beaucoup plus dynamique S.S Luker’s Mom, ce nouvel album sait aussi brosser les amateurs de garage de la première heure dans le sens du poil, en proposant quelques titres nettement plus caractéristiques de la formation. « Gholü » et « Heartworm » par exemple, dont les guitares saturées à souhait venant supporter la colère grondante de Dwyer ne seront pas sans rappeler « Overthrown », tandis que « Face Stabber, » « Fu Xi », et l’incroyable combo « Poisoned Stones/Together Tomorrow », eux, miseront plus sur leur rythmique démentielle que sur leurs accords.

Si Face Stabber se veut d’une variété et d’une originalité rarement égalée dans la discographie de son géniteur, l’album renforce par là sa volonté de s’extraire des carcans sans doute un peu trop rigides du garage qui l’a vu accéder à la consécration. John Dwyer s’envole ainsi vers d’autres horizons, tout en ne perdant jamais vraiment de vue cette griffe si particulière qui donne aujourd’hui à Oh Sees de faux airs d’un Zappa qui aurait malencontreusement eu la main un peu trop lourde sur le cocktail L.S.D/Speed.

***1/2

21 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

WHY ?: « AOKOHIO »

Le retour en grâce de WHY ? fut bien accueilli en 2017 avec son album Moh Lhean. L’un des actes les plus sous-estimés de la scène indie rock américaine avait enfin convaincu pour son côté romanesque et planant. Et bien deux ans plus tard, Yoni et Josiah Wolf remettent une couche avec un disque ambitieux nommé AOKOHIO.

Il ne s’agit pas ici d’un album à proprement parler pour autant, ;WHY ? nous offre un disque visuel et AOKOHIO veut raconter l’histoire de Yoni Wolf en six parties bien distinctes.Sur ces 19, puis 33 minutes, la tête pensante de cLOUDDEAD et d’Hymie’s Basement se met à nu avec cette même fusion indie rock/hip-hop qui favait fait mouche parcimonieusement sur notamment « Peel Free », « Stained Glass Slipper » et autres « High Dive ».

Au cours de ces six chapitres et sur des morceaux ultra-courts (dépassant rarement les 3 minutes), l’ensemble se montre bien nourri en influences en tous genres. Avec des interludes en guise de saynètes, on arrive ainsi à rentrer dans la psychologie de son auteur. En même temps, même si des titres comme « Good Fire », « Krevin’ » ou bien encore « The Crippled Physician » valent leur pesant d’or, certains autres se révèlent soit surchargés, soit inachevés.

L’arrière-goût restera donc mitigé même si on sauré apprécier l’ambition qu’a Yoni Wolf à nous inviter dans son jardin secret et vouloir raconter son histoire.

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21 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Peaer: « A Healthy Earth »

Il y a trois ans, Peaer avait fait un grand bruit sur la scène indie rock/math rock américaine avec un premier album. Le trio de Brooklyn composé de Peter Katz, Thom Lombardi et de Jeremy Kinney s’est fait remarquer par son attention aux détails en compta,t toujours sur cet atout, ils publie ici un nouvel album, A Healthy Earth.

Su ces onze nouveaux morceaux, Peaer reprend là où il s’est arrêté trois ans plus tôt. Avec des compositions toujours aussi pointues et précises comme le titre introductif, « Circle » bien rentre-dedans mais également « Like You » qui alterne calme et tempête et un « Commercial » où la fusion musicale continue de tenir ses promesses. Pour la première fois, le groupe de Brooklyn fait parler lses angoisses et frustrations sur un plan plus global afin d’établir une sorte de communion avec son auditoire.

On aura droit à diverses surprises comme les accents synthétiques de « Ollie » avec un solo de clarinette, ou encore le planant « Multiverse » qui voit le groupe avair recours à l’Auto-Tune pour contraster avec le courant math-rock implacable pur jus de « Don’t » et « In My Belly ». Après une intermède acoustique reposante du nom de « Wilbur », Peaer viendra mettre un coup final avec le fougueux « Have Fun!!» bien cacophonique et cathartique. A Healthy Earth, permet ici d’évacuer son anxiété et de de repartir d’un pied plein de santé et d’un brio qui rime avec trio.

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21 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Infinity Crush: « Virtual Heaven »

Des larmes avaient été versées à l’écoute d’Infinity Crush et de son album Warmth Division en 2016 . Caroline White de son vrai nom a su émouvoir son auditoire à travers ses textes personnels et ses compositions bouleversantes. Restait donc à savoir de quoi allait se composer son nouvel album,Virtual Heaven.

La protégée de Sam Ray continue sur sa lancée avec treize nouveaux morceaux ne dépassant jamais les trois minutes et à la croisée de la bedroom-pop et de l’indie folk. Écouter Virtual Heaven, c’est ainsi comme plonger dans un univers paradisiaque et céleste et on plonge facilement à l’écoute des somptueux morceaux comme « misbehaving » qui ouvre des hostilités veloutées de manière enchanteresse, mais aussi « drive thru » et « car ».

Moins crève-cœur et plus orchestral que par le passé, il semblerait que Caroline White ait enfin trouvé son nirvana. Sa voix somptueuse habille avec classe les textures rêveuses de « minnesota », « pink moon » ou encore de « mirror » comme il se doit et on atteint le Très Haut auprès d’elle. La native de Maryland gagne de plus en plus en assurance et même si elle ne possède pas les mêmes caractéristiques de Julie Byrne, nul ne peut penser qu’elle n’a pas eu lamain heureuse dans ces exercice de style touchants que sont « green » et « nothing ».

Sur Virtual Heaven, Infinity Crush semble avair cicatrisé du mieux possible ses maux les plus profonds et s’être libérée de ses chaînes pour briller au plus haut.

***1/2

21 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

The Hold Steady: « Thrashing Thru The Passion »

Cela fait plus de quinze ans que The Hold Steady reste en activité. Le groupe indie rock de Brooklyn mené par Craig Finn (qui a récemment publié un album solo) n’avait pas donné signe de vie depuis cinq ans et lson sixième album Teeth Dreams. Lesvoici enfin de retour et en bonne et due forme avec Thrashing Thru The Passion.

Dès les premières notes du mid-tempo « Denver Haircut », les dés ainsi lancés nous montrent que The Hold Steady n’a rien perdu de sa verve. On retrouve toujours cette verdeur avec l’interprétation toujours aussi percutante de Craig Finn ainsi que cette fusion entre classic rock et power-pop remise au goût du jour qui a fait la réputation du combo notamment sur des morceaux à l’image de « Epaulets » mais aussi de « Traditional Village » qui rappelle aussi bien Billy Joel qu’E Street dans la démarche et « Blackout Sam ».

Entre riffs flamboyants, cascade de claviers et quelques éclats de saxophone, The Hold Steady ne perd jamais une once d’inspiration. Thrashing Thru The Passion sent le perfectionnisme à tout va que ce soit sur des titres à l’image de « You Did Good Kid » ou bien même du plus classique « Entitlement Crew » aux claviers fiévreux et « Star 18 ». Le groupe de Brooklyn se ressource et balance, sur ce septième opus, une sauce qui se veut homogène et compacte, bien à l’image, enracinée ici dans le passionnel du sextet.

***1/2

21 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lilith: « Safer Off »

Parmi les nouveaux venus de la scène indie rock de Boston, on pourra compter sur Lilith qui, malgré son patronyme, ne pratique pas une musique sulfureuse. Il s’agit, en effet, d’un trio indie rock qui avait publié quelques EPs avant de se lancer définitivement dans l’aventure de l ’album.

À mi-chemin entre power-pop et garage-pop mélodique, Lilith donne les raisons pour lesquelles on peut espérer compter sur eux. C’est à travers des riffs acérés qui contrastent aux douces voix du tandem Liuzzo/Rose Francis sur des titres bien entraînants comme « Vacation » en guise d’introduction mais également « I’ll Come Over » et « Lines Align » qui font la richesse du trio d’Allston. Prônant l’amitié et le respect de chacun sans tomber dans le larmoyant, le groupe se démarque de la norme sans, pour autant, s’en affrancir définitivement.

On prendra plaisir à fredonner les mélodies de « Coward » (et de son sequel instrumental au piano en guise de conclusion) sans oublier de « Garden » et « In Real Life » tant Lilith remplit le cahier des charges de façon convenable. Il en résulte un Safer Off homogène et compact faisant bien ressortir le talent du trioà proposer un univers rafraîchissant sans subvertir qui ou quoi que ce soit .

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21 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire