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Emarosa: « Peach Club »

Parfois, l’artwork en dit long sur le contenu sonique d’un album. La pochette du nouvel et cinquième album de la formation post-hardcore originaire de Lexington, Kentucky, est même carrément la continuation de ce que l’on peut y entendre. Une ambiance 80’s c’est la première chose qui nous vient à l’esprit à la vue de la pochette. Oubliez donc tout ce que vous savez de la bande, oubliez les grosses guitares (à peu de choses près), oubliez les refrains héroiques (ils ont même fini par s’autoparodier sur 131 sorti en 2016), et ouvrez bien grandvos oreilles. Et surtout ayez l’esprit ouvert. Un peu à la manière de Bring Me The Horizon qui a vu son univers évoluer drastiquement, Emarosa tout cassé ou presque pour reconstruire un son tout beau, tout neuf.
Foin de critiques, jamais la voix de Badley Warren n’avait autant mise en avant, jamais la section rythmique n’avait été aussi groovy et les guitares n’ont jamais sorti des mélodies aussi sexy. C’est une métamorphose totale que se déroule dans nos oreilles. Le premier single présenté à la toile, « Giving Up » annonçait de toute façon la couleur : funky, sautillant, des cuivres chauds et absolument indispensables, un refrain plus-catchy-tu-meurson ne peut plus  addictif; et si cette chanson est l’arbre qui cache la forêt, cette dernière est foisonnante et ce « Giving Up » n’était que l’amuse-bouche d’une sélection remplie de surprises toutes plus sucrées les unes que les autres.


La bande a choisi d’évoluer plutôt que de sortir le même album encore et encore. Et ils ont eu raison, car Peach Club va remporter le morceau. Des morceaux plus doux (« Don’t Cry », le très beau final « Wait, Stay » qui montre à quel Brendan a une voix absolument incroyable), du tube énorme rempli de synthés 80’s (« Cautious » et « So Bad »), de l’électro-pop (« Get Back Up », « Comfortable ») et le morceau qui fait le lien entre les prédécesseurs et leurs aspirations présentes (« Hell Of It » où les grosses guitares sont de sortie). 37 minutes et 11 morceaux plus tard, on a déjà envie de se remettre Peach Club entre les oreilles. C’est un bon signe.
On peut critiquer le fait que Emarosa soit devenu un groupe nettement plus pop avec ce nouvel album. Mais sans enlever les qualités de leur sorties précédentes (ils n’ont jamais été avares en refrains accrocheurs les bougres), on entre ici dans un autre monde. Et le point fort, c’est que malgré tous ces changements, on retrouve malgré tout leur patte, et cela ne pourrait pas être un autre groupe. Peach Club est une évolution que l’on en attendait pas d’eux et qu’on imagine sans retour en arrière possible.

***1/2

18 août 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur | ,

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