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Hat Fitz & Cara: « Hand it Over »

Grand classique du début du 21ème siècle, la formule duo guitare/batterie, désigne souvent des groupes de rock teintés de blues. Hat Fitz & Cara renverse la problématique et serait plutôt un pur groupe de blues qui s’amuse, parfois, à pervertir le sons des guitares (« ADHD » ; « Under Wing »). Ainsi le duo met à profit sa mixité pour mieux brouiller les pistes. Les guitares et autres banjos, aux cordes délicatement piquées, déversent leur feeling transcendant les enceintes (« Step Up », « City Lights ») ; l’alternance entre la voix douce et aérienne de l’Irlandaise Cara Robinson contraste avec le timbre de gorge, plus rugueux, de l’Australien Hat Fitz (« Trimmed and Burning »), alors que le violon épars apporte un soupçon de ruralité mélancolique (« Harbour Master »).

Le tout baigne dans une ambiance rurale, très roots, convoquant de nombreuses images mentales telles que le souffle chaud du vent du désert australien apportant une pointe d’aridité sur la verte contrée irlandaise. Entre le vert et le sable, cet album désigne autant un voyage en soi qu’une magnifique découverte. 

***1/2

13 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Matthew Sweet: « Kimi Ga Suki * Raifu »

Matthew Sweet est un artiste très populaire au Japon; il l’est tellement qu’en 2003, il leur a adressé un message d’amour : Kimi Ga Suki * Raifu, un album à l’originé destinés à ses fans nippons.

Le voici ressorti sous forme physique dans tous les pays et, à l’écoute, il s’avère être un disque de beauté pop effervescente et d’une intensité qui pourrait presque en faire un « feel good album ».

S’ouvrant sur un « Dead Smile » plein d’urgence la barre est placée très haut en matière de qualité. La voix de Sweet est à son mieux et les tempos se faufilent entre les morceaux avec une fluidité que l’in retrouvera sur l’accrocheur « Morning Sun »qui oscillera enre hballade folk et hymne pop ancré dans un territtoire façon Big Star. Même équilibre sur « I Love You » entre luminescence et fuzz contrôlé et splendeur californienne dans ce « Waving » où les lignes de guitare se fraient un passage sur fond de mur acoustique.

La pop old schoool ne sera pas oubliée avec un « Spiral » qui saura parfaitement évoquer l’esprit de Steve Miller galvanisé par une cithare électrique et une basse surgie des tréfonds alors que « Love Is Gone » aura cette douceur de chansonette bercée par un fond de guatres sèches.

« Hear This » nous ramènera vers un rock plus affuté mais ne se départira pas de ce magnifiques harmonies vocales qui apportent un brin de miel dans le sel des riiffs à la six cordes. Le reste de l’opus suivra ce même processus entre bruitisme et harmonie dont le point culminant sera la conclusive « Through Your Eyes », un final de sept minutes entre délires soniques et enluminures vocales.

Si on ajoute que le mixage a été fait par Sweet lui-même dans un enregistrement fait dans son propre studio, on ne pourra que regretter que Kimi Ga Suki * Raifu ait mis tant d’années à atteindre les sols occidentaux.

***1/2

13 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Hoodna Orchestra: « Ofel »

La scène musicale de Tel-Aviv est toujours en ébullition. Le dernier exemple en date se nomme Hoodna Orchestra qui est un collectif de 14 musiciens qui mêle afrobeat, éthio-jazz et rock psychédélique sans vergogne. Et ce cocktail explosif donne naissance à un premier album nommé Ofel.

Composé de neuf morceaux dont une introduction et une conclusion bien implacables, Hoodna Orchestra étonne par leur alchimie indéniable. Cette fusion musicale fait ses preuves avec ses compositions bien efficaces en diable comme le morceau-titre et son sequel qui se complète à merveille mais également « Breathe » et « Power Ballad ».

Ajoutez cela aux grooves diaboliques et électriques de « EF-M » et de l’ambitieux « Beit Leichem » et vous obtiendrez un premier album de Hoodna Orchestra qui viendra vous réveiller comme jamais.

***

13 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Ride: « This Is Not A Safe Place »

Ride semble explorer de nouveaux horizons. Weather Diaries avait été un album on ne peut plus roboratif mais le combo n’a pas l’intention de se reposer sur ses lauriers. Ici, il semble peaufiner un peu plus sa musicalité passant de shoegaze, à jangle (« Future Love ») ou versant onirique de la dream-pop  (« Clouds of Saint Marie »).

Cette nouvelle face se précisera sur « Kill SWitch » menaçant comme un nid de bourdons et, avec d’autres titres affichant la même nature comme « Eternal Recurrence » ou « Jump » qui approfondissent ce panorama et lui donnent plus grande ampleur.

This Is Not A Safe Place se conclura sur un morceau d’anthologie, « In This Room » qui, en dépit de son titre, ouvrira la porte sur autre chose qu’un sentiment de claustrophobie. Ride continue d’exister, et  c’est pour le meilleur.

***1/2

13 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire