No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Graduation: « Back When I Was Pretty »

Un peu de tendresse vintage, douce et vapareuse, pour ce petit album qui vous taquine gentiment d’une manière qui n’est pas sans rappeler Tame Impala pour l’utilisation de ces sonorité anciennes, vieux claviers remis aux gouts du jour et crépuscules encore ensileillés.

Un album qui fleure bon le temps qui passe lentement et paresseusement, qui oscille entre ballade  pop et chansons rock psych/électro mais le fait sans jamais hausser le ton.

Pour qui aime les climats « chill out » ou « blissful » dans le plus grand des calmes avec l’oreille penchée façon revival 60’s, et ces temps où la pop était bienheureuse.

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11 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Sleater-Kinney: « The Center Won’t Hold »

The Center Won’t Hold, nouvel album de Sleater-Kinney, met fin à une rumeur, celle du départ de Janet Weiss . Il semblerait que, malgré un message pubié par elle sur un média social, elle soit toujours derrière les fûts sur les onze titres qui composent un dique où le féminisme du combo reste de plus en plus affiché.

Musicalement on reste dans le power rock, par exemple la chanson-titre, des buits de transe mécanique et, opportunément, des riffs de guitares parfumés aux années 90. C’est une recette parfaite pour véhiculer tension, cynisme ou triomphe, le tout oscillant entre espoir et désenchantement. Le combo reprend à bon escient la rectte de son premier « single » de l’année, « Hurry On Home » à savoir un effet choral et des réfrains bilieux, acerbes et sarcastiques.

La production de St. Vincent est inspirée extirpant le meilleur de ce que les jaunes femms ont à dire en conservant cohésion à la formation et cohérence à son discours. Le son est frais et ample tout en préservant la synamique à fleur de peau du combo (« Restless »).

Ainsi, tout en restant très proche de mécanismes pop comme sur « Can I Go On », et même si The Center Won’t Hold s’avère être le dernier album d’un Sleater-Kinney en tant que duo, voici un disque qui, tout chant du cygne qu’il peut être, sera, quoi qu’il arrive, l’album parfait pour tirer un trait sur une carrière.

***1/2

11 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Jane Antonia Cornish: « Seascapes »

Après s’être immergée dans la beauté empyréenne du cosmos sur son opus Constellations, la ompositrice et lauréate du BAFTA, Jane Antonia Cornish porte maintenant son regard du céleste vers le pélagique. Sur son nouvel album, Seascapes une collection exceptionnelle d’oeuvres pour piano, cordes guitare basse et electronica, Cornish parvient à réaliser un équilibre parfait entre éloquence picturale, grandeur cinématographique et expression minimaliste raffinée de manière à capturer la vaste étendue du sujet ici choisi et qui peut nous emplir d’émerveillement et la figer dans une immobilité contemplative.

L’artiste confime ainsi en quoi le silence peut être facinant et combien, la tranquillité coite dans la musique peut être aussi importante que les sons. Cette esthétique ne la quitte pas sur Seascapes, elle se reflète de façon exquise dans des compositions qui prennent vie sous les doigt de la pianiste Vicky Chow. On peut aisément trouver des musiques maritimes ; mais cette joliesse profonde et patiente ici enregistrée est on ne peut plus rare et précieuse.

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11 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Slaughter Beach, Dog: « Safe And Also No Fear »

En 2017 Jake Ewald avait plus ou poins mis un terme à Modern Baseball afin de se concentrer sur son nouveau side-project musical nommé Slaughter Beach, Dog. Après deux albums visant à mettre en exergue son propre univers musical, le voici de retour avec Safe And Also No Fear.

Slaughter Beach, Dog confirme de plus en plus une trajectoire indie folk/alternative country entrepris. Ainsi, le disque se veut être une virée musicale plutôt tranquille notamment à l’écoute des planants « One Down » qui ouvre le bal mais également « Good Ones », « Dogs » et autres « Petersburg ». C’est aussi la première fois que Jake Ewald côtoie son fidèle associé le bassiste Ian Farmer, ex-bassiste de Modern Baseball, les deux faisant montre d’une alchimie qui reste toujours aussi intacte.

Safe And Also No Fear se veut également être un album d’après la tempête. Pour cette raison Slaughter Beach, Dog a opour objectif de se centrer autour de ses proches qui ont été emportés par leurs maladies mentales ; et des hommages se succèderont alors sur des ballades indie folk comme l’envoûtant « Black Oak ». Impossible de ne pas succomber, non plus, aux écoutes de « Tangerine », « Heart Attack » ou bien même de « Map Of The Stars » montrant une certaine sagesse de la part de son auteur. Pour ce troisième opus, le musicien de Philadelphie continue de tracer sa route sereinement sans jamais tourner le dos à son passé.

***1/2

11 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Daughter of Swords: « Dawnbreaker »

Habitées par une guitare timide, une mélodie répétitive et un grésillement comme une pluie, les quatre premières minutes de Dawnbreaker annoncent un cœur débordant de tristesse qui se serait trouvé un petit coin sauvage où se chanter. C’est juste, mais à moitié : si le cœur est en effet incertain, il fait aussi de l’espérance et des fantaisies de ton expansives une manière de passer à autre chose. Au moment d’écrire ce premier album solo, la musicienne Alexandra Sauser-Monnig — l’une des trois vocalistes du groupe folk américain Mountain Man — se trouvait au début de la fin d’un couple, moment qu’on sait fragile et glissant.

Dawnbreaker est donc la matérialisation d’un échec qui, en contrepartie, donne à l’oiseau blessé la force de s’envoler (magnifique « Human »). Si ses basculements pop et americana sont entraînants, Sauser-Monnig est au sommet de son art dans la simplicité, quand sa guitare et sa voix vaporeuse, parfois incroyablement perçante, forment un corps aussi tendu qu’une corde vibrante. Là, elle est plus forte que la tristesse.

***1/2

11 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire