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Feeder: « Tallulah »

Depuis leur retour en 2016, Feeder continuent d’alimenter régulièrement les bacs des disquaires. En effet deux ans après la sortie d’Arrow, l’album neuf titres spécialement conçu pour accompagner l’édition trois disques du Best Of du groupe de 2017, les Anglais reviennent avec ce qu’on peut donc considérer comme leur onzième disque : Tallulah qui regroupe cette fois douze nouvelles compositions.
Enregistrées à Londres dans le studio de Grant Nicholas, ces chansons, on peut le dire d’emblée, ne constituent pas un changement radical dans la musique produite par le groupe. C’est d’ailleurs le principal reproche qu’on peut faire à ce disque. » Fear Of flying », le premier extrait dévoilé de cet album, contient les ingrédients qu’y ont contribué au succès de Feeder ces dernières années. Des guitares qui rugissent, une mélodie power-pop, la voix de Grant remplie parfois de mélancolie, tous ces éléments qui au final donnent naissance à une chanson plaisante mais malheureusement sans grande originalité.
Youth qui lui succède est la plage d’ouverture de
Tallulah. Plus pêchu que son prédécesseur, le morceau est une fois encore très conforme à ce que Feeder ont pu déjà sortir par le passé. Efficace, rapide et dans un format proche des trois minutes trente, le single peut être comparé à une chanson classique du groupe.


Au-delà des « singles, » Feeder vont plutôt bander les muscles pendant les quarante-six minutes de
Tallulah. Souvent dans un esprit très conforme à l’univers musical du groupe, les mélodies de « Blue Sky Blue », « Daily Habbit » ou encore « Shapes And Sounds » ne dépareilleront pas avec le son Feeder, même si on ne retrouve pas ce petit plus qui les rendait passionnants et qui a pu faire la différence sur certains albums.
Parfois le groupe renoue même avec le son limite métal (« Kyoto ») mais c’est dans les moments plus posés voire osés que Feeder se montrent bien plus icaptivant ; sur « Rodeo, » par exemple, où le tempo est plus lent, la chanson malgré son côté classique s’avère être un véritable bonus, mais c’est vraiment l’inattendue « Lonely Hollow Days » qui nous enchantera par-dessus tout. Digne de figurer sur un disque solo de Grant Nicholas, le morceau acoustique est la véritable preuve que Feeder est capables- de sortir de sa routine.
Malgré un bilan mitigé, ce nouveau disque de Feeder ne dénote pas avec les disques précédents. Sans grande surprise,
Tallulah figure ni plus ni moins dans la continuité de la discographie du groupe alors qu’on aurait voir d’avantage d’audace de la part du trio.

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10 août 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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