No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Silent Vigils: « Lost Rites »

Un an après leur premier album, les musiciens de Silent Vigils reviennent déjà avec leur nouveau disque, toujours publié un label parfaitement indiqué pour leur ambient composite et légèrement tremblotante. Comme sur leur premier opus, Fieldem, il ne s’agit pas d’empiler deux savoir-faire, ni de se lancer dans une course à qui prendra le pas sur l’autre, mais plutôt d’opérer dans une forme minimale, avec des nappes et des apports discrets (coups sourds, gouttelettes, bruissements divers, souffles courts).

Alors qu’on craignait se trouver face à un album assez monotone, quoique bien exécuté, une guitare électrique viendra introduire quelques notes détachées en milieu de disque (« Elysse »).

Cette six-cordes isolée reste cependant esseulée car, sur les quatre autres morceaux, Silent Vigils se positionne davantage dans un registre fait d’agrégats et d’empilements de couches, jouant classiquement sur les sensations de flux et de reflux, travaillant sur le fade in et fade out des accords de guitare.

Lost Rites se présente donc globalement comme une suite logique de Fieldem, James Murray et Stijn Hüwels capitalisant aisément sur les qualités déployées dans ce premier effort, sans vraiment chercher à aller dans d’autres directions.

***

6 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Papa M: « A Broke Moon Rises »

Cela faisait longtemps que David Pajo n’avait pas fait de musique sous son pseudonyme Papa M. Le guitariste de Slint nous avait offert un Highway Songs en 2016 en guise de rédemption suite à des années turbulentes et le voici qui tente enfin de remettre de l’ordre avec son nouvel opus intitulé A Broke Moon Rises.

Papa M revient avec un disque instrumental méditatif. Le voyage s’ouvre avec le un titre planant, « The Upright Path ,» montrant le guitariste à l’aise avec sa six-cordes acoustique suivi de « Walt’s » et de « A Lighthouse Reverie » où l’on est dans un registre plus épuré.

Son jeu de guitare va se complexifier peu à peu avec « Shimmers » et une atmopshère désabusée qui semble indiquer que Pajo e se sent pas encore prêt d’atteindre la rédemption Le résultat final, une conclusion de 13 minutes intitulée « Spiegel im Spiegel », et où les notes de guitare suspendues par des effets sonores inquiétants, plongeront d’ailleurs l’auditeur dans l’incertitude la plus pure. A Broke Moon Rises voit Papa M continuer de traîner ses idées les plus noires avec toujours sa même envie de voir une clarté qui, il faut l’avou

6 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Eric George: « Where I Start »

Eric George est un artiste folk du Vermont dont le second album, Where I Start, n’a un titre qu’à mouitié trompeur. En effet, son précédent opus, Song of Love, était une incurion dans un domaine plus punk alors que, ici, il semble être retourné à ses racines originelles, à savoir la folk.

George y joue de tous les instruements ce qui donne un côté familier, voire familial, mais il est parvenu à y distiller un certain mordant et faire en sorte que le disque sonne comme s’il était ijoué par un véritable groupe.

Grâve à une production chaleureuse et luxuriante, Where I Star malange ainsi le nouveau et l’ancien. L’artiste a récupéré de vieux textes dissimulés dans un carnet de notes, les a ré-arrangés et ré-interprétés en combinant deux de ses influences, The Doors et The Misfits. Sous un jour plus folk. Que ce soit sur du bluegrass traditionnel (« What Holds The Bone ») ou le groove roots-rock de « Found Out », on discerne une identité assez remarquable qui permet à l’ensemble du disque de fonctionner avec fluidité. Ajoutons enfin un remarquable moment onirique avec « Heart of the Matter » et on pourra conclure que Where I Start est effectivement un nouveau départ.

***1/2

6 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

The Paranoyds: « Carnage Bargain »

Groupe de filles basé à Los Angeles, The Paranoyds pratique un rock tapageur, parfois punky (« Egg Salad »), qu’accompagnent des synthés simples et qu’ornent, comme sur le titre en question, des breaks posés là où il faut. Avec ce Carnage Bargain, les Américaines bastonnent de suite et, ainsi, « Face First » va distiller un rock efficace et singulier dans la mesure où les claviers y prennent une part égale à celles des guitares et de la rythmique et où mélodiquement, le combo dégagera un petit côté riot girl loin d’être déplaisant, avec des dérapages sonores bienvenus. L’éponyme « Carnage Bargain » confirmera la crédibilité et la fiabilité du combo. « Girlfriend Degree », aux voix qui se complètent, est tout aussi emballant. Concis et sans chichis, mais bien conçus, les morceaux de l’album ont du coffre. « Bear » se fera bruitiste avec une énergie qui n’est pas de la pose tant le rock qui jalonne le disque est d’un rouge vitaminé.

Les guitares, tout au long, seront imaginatives, simples sans être creuses mâme que le propos est plus adouci qur un excellent « Courntney » aux choeurs brillantissimes. Une fois cette différence bien formulée,resteront alors deux morceaux pour enfoncer le clou. « Laundry » s’y prêtera en cognant avec force et « Heather Foubtfire » seraun exemple d’oscillation entre coups de semonces et beaks plus lestes et affutés. Avec ce Carnage Bargain, The Paranoyds laissent derrière elles une trace sonique délivrée avec un brio qui ne devra pas être mésestimé tant il est peut être porteur pour l’après.

***1/2

6 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

World War Two: « The Dead End »

Avec un tel patronyme et un album dont le titre évolue dans un registre similaire, la bande-son d’un tel opus ne pouvait qu’évoluer dans un registre anxoigène. L’atmosphère y est étouffante à souhait ou à loisir avec des étendues désolées parcourues par des drones ambient.

Climat propre aux méditations introspectives et dystopiques résumées par cette sensation d’impasse qui justifié allègrement l’intitulé de cet opus. L’écoute de cette album sera dérangeante mais on se devra de lui concéder une certaine beauté.

***

6 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The 1975: « A Brief Inquiry Into Online Relationship »

Le groupe britannique mené par le charismatique Matt Healy était monté en puissance avec son second disque I Like It When You Sleep, For You Are So Beautiful Yet So Unaware Of It en 2016 qui fut très bien reçu par la critique et le public.

Les Mancuniens passent ici à l’étape supérieure avec ce nouvel opus qui est destiné à cette « génération Y », les « millenials », qui fait partie de son public avec, bien sûr, un coup de pub bien distillé sur les réseaux sociaux,le combo nous offre une excursion à travers les dangers des nouvelles technologies sur la société.

The 1975 va étonner ici pour des approches ultra-recherchées et complexes comme sur « Give Yourself A Try » aux allures de Joy Division ou encore sur le satirique « Love It If We Made It » où Matt Healy hurle à tue-tête les déclarations à l’encontre de Trump. Question satire, on relèvera également « I Like America & America Likes Me ». Pour le reste, le groupe de Manchester ira élargir son spectre musical en allant vers le R&B moderne et autotunée sur « TOOTIMETOOTIMETOOTIME », vers le jazz sur « Mine » et « Sincerity is Scary » ou encore l’électronique expérimental sur « How To Draw / Petrichor ».

A Brief Inquiry Into Online Relationships rendra également hommage à ses aînés de Manchester, Oasis où on retrouve ces arrangements sur « It’s Not Living If It’s Not With You » ainsi que les accents post-rock de « Inside Your Mind » entre autres qui fait suite à l’interlude bien étrange nommé « The Man who Marries A Robot / Love Theme » évoquant les dangers d’Internet. Plus on avancera dans l’album plus The 1975 se fera mélancolique et il signera une de ses plus belles compositions, « I Couldn’t Be More In Love » avant la touchante conclusion nommée « I Always Wanna Die (Sometimes) ».

S’éloignant de la pop accessible des débuts, le groupe de Matt Healy revient avec une musique protéiforme fonctionnant presque comme un album concept. De quoi patienter pour leur prochain album « garage », Notes On A Unconditional Form qui est déjà annoncé.

***1/2

6 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Masaki Batoh: « Nowhere »

Masaki Batoh est devenu une valeur sûre de la scène indie folk expérimentle japonaise. Le guitariste ex-membre du groupe Ghost a su se renouveler et possède à son actif deux albums solo et deux albums en collaboration avec Helena Espvall qui valent le détour. Cette année, il revient avec son successeur intitulé Nowhere.

Pour ce troisième disque solo, Masaki Batoh continue de faire parler son talent en s’appuyant sur le thème de l’après. Et ,pour ce faire, le guitariste nous emmène dans un univers parallèle où les influences drone de l’Est, ambient japonais et blues se font ressentir sur l’introduction qui plante le décor mais également « Tower Of The Silence » qui suit et le blues old-school de « Devil Got Me » sans oublier la pop psychédélique ensoleillée du bien nommé « Sundown ».

Sur Nowhere, Masaki Batoh transporte sa voix et ses talents musicaux dans les quatre coins du globe. On navigue tantôt dans les terres sud-américaines sur « Gaucho No Sora » avec sa guitare surf, tantôt sur les contrées nord-américaines avec la folk appalache « Dum Spiro Spero » mettant le banjo au premier plan et ce, bien avant qu’il ne délivre sa véritable pièce de résistance de 16 minutes : avec l’instrumental planant « Boi-Taull ». Un nouvel album qui permettra de renforcer le talent hors normes du guitariste de l’ex-membre de Ghost.

***

6 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire