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November: « 2nd »

Le premier album du super-duo Simon Jones (And Also The Trees) et Bernard Trontin (The Young Gods) paru en 2007 nous avait semblé relativement radical, âpre… et au final, hermétique. Aussi l’annonce de la sortie il y a déjà plusieurs semaines du second album de November n’avait guère déclenché d’euphorie.

Les projets respectifs et principaux des deux exilés suisses (l’un étant anglais, l’autre français), à Genève précisément, font pourtant partie des groupes majeurs de la scène indépendante. Mais la rencontre amicale et musicale des deux hommes avait débouché sur un projet qui, dans ses premiers exposés, nous faisait rester sur la réserve.
L’affection particulière que nous portions à ces deux fantastiques musiciens imposait cependant l’écoute de ce nouvel album, sobrement intitulé
2nd, et la curiosité prenant le relai… surprise totale. Dès les premières notes, la musique happe. Passé ce léger effet de sidération, l’enthousiasme s’empare de nous, de manière d’autant plus forte que nous ne l’attendions pas. Le duo a placé la barre haut. La musique témoigne toujours de certains aspects minimalistes, mais le projet va bien au delà et ne peut se résumer à cette approche.

Ce second album invite à un voyage sensoriel, cinématographique, comme un tableau impressionniste nous emporterait vers une destination inconnue mais familière. Les titres sont variés et accrocheurs, dans une optique spoken-word saisissante, jamais lassante.

De très belles orchestrations viennent colorer les morceaux (à noter l’utilisation du Hang sur « East Wind » »ou des cordes sur « The Foehn and the Fountain ») et la finesse des arrangements, acoustiques ou électroniques (le dernier morceau « End of the Line »), permettent d’asseoir des climats d’une belle diversité. Et la poésie déclamée par Simon Jones colle parfaitement à l’environnement sonore proposé : des atmosphères apaisantes, intrigantes (l’excellent « Run with the Deer ») mais aussi une belle tension (« Midnight Rain » et son final trouble).

Il nous apparaît clairement que de façon plus assumée qu’auparavant le duo se soit nourri de sa double filiation. Entendre par là que des textures propres à And Also The Trees et The Young Gods sont plus facilement identifiables, sans apparaître comme emprunts artificiels. Les deux hommes, issus de ces deux univers très marqués du point de vue sonore, sont parvenus à les endosser. Sans revendication outrancière mais également sans volonté d’affranchissement de principe.

***1/2

2 août 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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