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Bill Ryder-Jones: « Yawny Yawn »

Les albums revisités par un artiste soit sous une forme acoustique soit sur un format remuixé ne sont souvent qu’un moyen de se renflouer financièrement après un échec artistique ou parce que le disque n’a pas trouvé le public escompté. Ce Yawny Yawn n’appartient définitivement pas à cette catégorie. L’an dernier, Bill Ryder-Jones avait sorti avec Yawn, l’un des plus beaux albums de l’année 2019. Avec ce dernier, on sentait un musicien qui parvenait au sommet de son art. L’album atteignant des pics émotionnels insoupçonnés.
Quelques mois plus tard, le liverpuldien a décidé de sortir une nouvelle version du disque sous une forme piano-voix. S’il y avait parfois un côté dépouillé à la Elliott Smith sur Yawn, les morceaux étaient à d’autres moments emplis de guitares rageuses à la Sonic Youth ou à la Neil Young époque 90s. Ici, il n’y a plus le moindre artifice. Le côté sombre qui prédominait déjà dans la première version devient ici dominant.

Les morceaux sont épurés jusqu’à l’os. Cela leur confère une beauté ténébreuse qui vous saisit. Le disque s’avère d’une cohérence musicale totale de « There’s Something On Your Mind » qui ouvre l’album à « Happy Song « qui le conclut. Nombre de titres s’étirent sur de longues minutes qui permettent d’en extraire toute la moelle et tout le spleen. Plus l’album avance et plus l’auditeur est impressionné par la splendeur de la chose.
Si tout est beau du début à la fin, certains morceaux atteignent des sommets rarement égalés dans la production musicale actuelle, comme « And Then There’s You », » Don’t Be Scared », « I Love You » ou » No One’s Trying To Kill You ». Des titres où il sera difficile même pour un cœur endurci de ne pas verser une larme.
Bill Ryder-Jones aura, ici, réussi l’exploit de sortir deux opus remarquables en l’espace de quelques mois avec la matrice d’un même album.

***1/2

2 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Oren Ambarchi: « Simian Angel »

Décidément, l’Australien ne s’arrête jamais ! Depuis vingt ans, Oren Ambarchi multiplie les sorties, que ce soit en solo ou en collaboration. Encore récemment, on le trouvait aux manettes avec Jim O’Rourke et Will Guthrie, lui qui a œuvré précédemment avec des artistes aussi divers que Keiji Haino, John Zorn, Phill Niblock, Sunn O))) ou encore Merzbow. Simian Angel sort donc de façon toute particulière pour Ambarchi puisqu’il fête ses cinquante ans.
Deux morceaux seulement pour ce disque délicat qui bénéficie de la participation du percussionniste Cyro Baptista. L’opus est ainsi marqué du sceau de l’exotisme, Ambarchi étant un amoureux transi de la musique brésilienne. Une certaine chaleur s’exprime ici, bien que l’ensemble s’intègre néanmoins dans le giron expérimental cher à son auteur. La dualité entre les motifs de guitare longilignes, les effets de dissonance et de drone produits par Ambarchi et la rythmique chaloupée de Baptista est idéale.

Sans forcer leur talent, les deux hommes proposent une musique aventureuse, mais juste. Si « Palm Sugar Candy » reste relativement cadré, à la fois atmosphérique, mystérieux et solennel avec ses ambiances mystiques (on notera les chuchotements suaves de Baptista), Simian Angel s’avère plus complexe et progressif. Il est porté par un rythme tropical pendant une grande partie de ses vingt minutes, une forme tribale plutôt savoureuse, conférant à ce morceau un parfum ethno ambient. Le berimbau s’impose tout en laissant la place aux instruments joués par Ambarchi, dont le piano, qui s’épanouit dans la seconde moitié du titre avec des sonorités mélancoliques et malheureusement un peu trop anarchiques, renforcé par des bruitages électroniques ; on se rapproche d’ailleurs par moments du Cendre de Fennesz et Ryuichi Sakamoto. Simian Angel est solide, varié, d’une écoute agréable et rafraîchissante.

***1/2

2 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Cherubs: « Immaculada High »

Cherubs est un trio noise-rock originaire d’Austin, Texas, qui a rendu l’âme en 1994, dans des circonstances encore aujourd’hui nébuleuses (consommation de drogues dures, dissensions à l’interne, etc.). Mais en 2016, à la grande surprise des fans, la formation renaissait de ses cendres en lançant une véritable bombe sonore : 2 Ynfynyty, un disque qui a reçu plus que sa part d’approbations.

Trois ans se sont écoulés et Cherubs revient à la charge avec Immaculada High; album réalisé par Erik Wofford (Explosions in the Sky, The Black Angel, My Morning Jacket)u et l’apport du réalisateur n’est pas étranger aux incursions dans le psychédélisme lourd (« Old Lady Shoe ») et le shoegaze (« IMCG) » que le groupe propose sur cet album studio, le quatrième de sa carrière.

Si sur 2 Ynfynyty, la formation misait sur sa naturelle force de frappe – évoquant parfois l’explosivité de Nirvana– sur Immaculada High, Cherubs est nettement plus subtile, et en l’occurrence, plus intéressant.

La voix du chanteur-guitariste Kevin Whitley est plus inharmonieuse que jamais en plus d’être mixée dans les catacombes et le son de guitare, excessivement saturée, est une mixture réussie du son de Buzz Osbourne des Melvins et celui de Kevin Shields ( My Bloody Valentine) avec une section rythmique aussi impeccable que martiale.

De sa voix haute perchée et un peu nasillarde, Whitley nous balance des références à des porcs vautrés dans la crasse, à des insectes stridents et menaçants ainsi qu’à des serpents voraces, avides de chair humaine : une nature qui reprend ses droits en punissant sévèrement la démesure consumériste de l’humanité.

Parmi les brûlots qui vous écorcheront les oreilles, on peut avoir un faible pour la mélodie de Whitley dans « Sooey Pig », pour cette fureur martelée dans « Tigers in the Sky, » pour le rythme dance-punk dans « Cry Real Wolves », pour l’influence punk dans « Pacemaker » de même que pour les guitares imprécises et dissonantes dans « Full Regalia ».

Immaculada High ne plaira pas au commun des mortels, mais ceux qui sont familiers avec la musique de combos comme le MC5, Shellad, Melvins, Metz ou Nirvanane pourront que mettre un « like » sur ce disque, une des meilleures réalisations du genre de ces dernières années.

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2 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Fairuz: « Wahdon »

En 1978, après deux décennies retentissantes, Fairuz quitte son mari Assi Rahbani et enregistre Wahdon. Sorti en pleine guerre civile libanaise (un crève-cœur supplémentaire pour l’égérie du swing »ing Beyrouth), ce disque de rupture est également celui du renouveau artistique. Si « Habeytak Tansit Al Nom » ou « Ana Indin Hanine » confortent les figures mélodiques initiales, deux titres ulcèrent les exégètes de l’icône levantine. Doté d’un climat prenant, le groovy « Al Bostah » détonne avec son écriture scénaristique inédite digne du proche Youssef Chahine. Et le morceau-titre délivre une prose crépusculaire des plus touchantes.

Enregistrées en Grèce avec son fils Ziad, ces compositions pétries de violons moelleux font le trait d’union entre l’Orient et le Philly sound. Elles sont depuis des incontournables de la discographie de Fairuz. Hasard du calendrier, différents albums de la divine turquoise sont réédités à quelques semaines d’intervalle. Ce double album historique réédité réserve une version capiteuse du non moins superbe « Al Bostah ».

***1/2

2 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Mark Mulcahy: « The Gus »

Mark Mulcahy est de retour avec The Gus son sixième album solo. Il y quitte les paysages de l’Amérique des ombres qu’il côtoyait sur son précédent disque, The Possum in the Driveway et débarque dans une librairie pour écrire des chansons inspirées par George Saunders dont le résultat est flamboyant.
À vrai dire, la qualité des chansons de The Gus n’était pas un sujet d’inquiétude. Depuis 1987, Mark Mulcahy rend des copies impeccables, que ce soit avec Miracle Legion ou Polaris. Pour comprendre l’importance (et surtout l’influence) de cet écrivain aux Etats-Unis, il suffit de se pencher sur les participants de Ciao My Shining Star : The Songs of Mark Mulcahy, un disque « hommage ». Qui peut, à l’heure actuelle, se targuer de réunir Thom Yorke, Franck Black, The National, Dinosaur Jr. ou MichaelStipe si ce n’est Mulcahy ?

Inspiré par George Saunders et enregistré dans une bibliothèque, The Gus est un disque extrêmement bien charpenté qui évoque Trump (« Mr. Bell) » ou l’Amérique des années 30. Produit par Marc Seedorf ( Dinosaur Jr.) ce disque est un régal. La presse à célébré cet album que ce soit en Angleterre ou aux USA ; à nous de lui emboîter le pas.

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2 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Clairo: « Immunity »

Originaire d’Atlanta, Claire Cottrill, alas Clairo, a appris à jouer de la guitare à 13 ans et a écrit ses premières chansons à 16 ans. Quatre ans plus tard, elle enregistre son premier album, Immunity, avec Vampire Weekend
Les majors américaines qui lui ont fait des ponts d’or pour qu’elle signe un contrat mais elle a préféré un label fondé par un de ses proches.


Comme Loyd Cole du temps des Commotions, Clairo a ce petit côté aristocrate qui montre que le jeune fille sait où elle va et qu’elle a de la suite dans les idées. Cette Lloyd Cole du temps de Rattlesnakes en jupon qemble avoir tout compris pour tenter de nous émerveiller avec ses chansons aussi simples qu’efficaces. Il n’est pas interdit de penser qu’elle peut très bien y parvenir.

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2 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Protector 101: « Killbots »

Killbots, de Protector 101, est un déluge noisy-indusrieux de machines outil métronomique anxiogène comme dans la meilleure dystopie.

Il plonge l’auditeur dans un univers sombre et incompréhensible  ou la vie n’a plus de valeur et où il faut frapper vite et fort. Pourrait être une excellente bande son à un futur comme celui décrit dans Mad Max, un futur proche ? Allez savoir.

**

2 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

November: « 2nd »

Le premier album du super-duo Simon Jones (And Also The Trees) et Bernard Trontin (The Young Gods) paru en 2007 nous avait semblé relativement radical, âpre… et au final, hermétique. Aussi l’annonce de la sortie il y a déjà plusieurs semaines du second album de November n’avait guère déclenché d’euphorie.

Les projets respectifs et principaux des deux exilés suisses (l’un étant anglais, l’autre français), à Genève précisément, font pourtant partie des groupes majeurs de la scène indépendante. Mais la rencontre amicale et musicale des deux hommes avait débouché sur un projet qui, dans ses premiers exposés, nous faisait rester sur la réserve.
L’affection particulière que nous portions à ces deux fantastiques musiciens imposait cependant l’écoute de ce nouvel album, sobrement intitulé
2nd, et la curiosité prenant le relai… surprise totale. Dès les premières notes, la musique happe. Passé ce léger effet de sidération, l’enthousiasme s’empare de nous, de manière d’autant plus forte que nous ne l’attendions pas. Le duo a placé la barre haut. La musique témoigne toujours de certains aspects minimalistes, mais le projet va bien au delà et ne peut se résumer à cette approche.

Ce second album invite à un voyage sensoriel, cinématographique, comme un tableau impressionniste nous emporterait vers une destination inconnue mais familière. Les titres sont variés et accrocheurs, dans une optique spoken-word saisissante, jamais lassante.

De très belles orchestrations viennent colorer les morceaux (à noter l’utilisation du Hang sur « East Wind » »ou des cordes sur « The Foehn and the Fountain ») et la finesse des arrangements, acoustiques ou électroniques (le dernier morceau « End of the Line »), permettent d’asseoir des climats d’une belle diversité. Et la poésie déclamée par Simon Jones colle parfaitement à l’environnement sonore proposé : des atmosphères apaisantes, intrigantes (l’excellent « Run with the Deer ») mais aussi une belle tension (« Midnight Rain » et son final trouble).

Il nous apparaît clairement que de façon plus assumée qu’auparavant le duo se soit nourri de sa double filiation. Entendre par là que des textures propres à And Also The Trees et The Young Gods sont plus facilement identifiables, sans apparaître comme emprunts artificiels. Les deux hommes, issus de ces deux univers très marqués du point de vue sonore, sont parvenus à les endosser. Sans revendication outrancière mais également sans volonté d’affranchissement de principe.

***1/2

2 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Fionn Regan: « Cala »

L’énigmatique Fionn Regan poursuit sa réinvention du folk pour notre époque contemporaine. Sa musique, comme le personnage, est entourée de mystère. Protéiforme, Fionn Regan peut parfois s’affirmer comme l’héritier direct de Léonard Cohen et de Bob Dylan (écouter la superbe « Put A Penny In The Slo »t issue de son premier album pour s’en convaincre) ou parer son folk de touches électroniques psychédéliques, flirtant même avec l’ambient, comme sur son précédent album The Meetings Of The Waters. Avec Cala, son dernier né ,elle trouve encore le moyen de surprendre son monde.
Cala fait penser à une version minimaliste de Morning Phase de Beck. On y retrouve ce goût pour les chansons amples, aux tempos lents, gorgées de reverb, qui laissent aux mélodies le temps de se développer. Cala possède ainsi un charme discret mais irrésistible qui se révèle à la mesure des écoutes.


Rien de spectaculaire à première vue. Mais en laissant infuser, la beauté émerge. Un peu à la manière d’Elliott Smith à ses débuts, Fionn Regan fait des miracles avec peu de choses. Les pianos subtils et les harmonies vocales de
Volca caressent l’oreille. Les arpèges en picking de « Collar Of Fur » et « The Ocean Wave » se marient avec des boucles électroniques pour des voyages subtilement psychédélique. Cala et ses beats électroniques calfeutrés sonnent comme du Thom Yorke solo. « Head Swim » et » Brass Locket » tendent vers la pop des moments les plus calmes des Shins. « Under The Waves / Tokyo » lorgnera vers le baroque avec ses guitares qui se prennent pour des clavecins.
Les titres de
Cala révèlent ainsi peu à peu leur profondeur, leur diversité et leurs subtilités. L’auditeur peut alors s’émerveiller devant ces chansons délicates, en apesanteur, offrant des moments de beauté pour qui sait écouter. Sur la pointe des pieds, tout en retenue, Fionn Regan signe ainsi un nouveau grand et rare disque de folk inspiré et innovant.

***1/2

2 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Baby Bird: « Photosynthesis »

Après un excellent album compilation, Babybird retrouve le format vinyle (et CD) pour ce qui est présent comme son premier album physique véritable depuis The Pleasures of Self Destruction en 2011.

La vérité est un peu différente car Photosynthesis succède à une petite centaine d’albums enregistrés dans des conditions assez similaires, digitaux et physiques, mais distribués uniquement en petite série. On y retrouve des chansons originales et quelques morceaux déjà connus. Peu importe à vrai dire : dans cette œuvre profuse et majoritairement méconnue, ce sont les morceaux qui comptent et les 10 (ou 12 en digital) titres qui composent Photosynthesis sont admirables.

Cette sélection vise plus à rendre compte de l’étendue du registre musical de Stepehn Jones que de renouer avec sa flamboyance pop. Difficile, à la première écoute, de repérer un tube immédiat ou une chanson aussi allègre et immédiatement séduisante que les quelques tubes qui ont fait connaître Babybird. Il y aurait eu matière dans les dix dernières années de production mais ce n’est pas ce qu’on retrouve sur le disque cette fois. Cela n’empêche pas Photosynthesis d’impressionner. « Too Late », à l’entame, est un titre remarquable mais austère et un peu sinistre que viennent relever la voix de Jones et une batterie ravageuse. La chanson constitue tout sauf un retour accueillant, signe qu’on ne cherche pas ici à flatter la familiarité ou à renouer avec une ancienne complicité. « October » est solide et renvoie à l’aplomb bizarre et agressif de l’époque alors que « Bugged. Beach Grave » est un tunnel progressif et psychédélique qui fait penser aux développements parfois confus mais passionnants des Flaming Lips. Dans un registre plus facile à appréhender, moins heurté et plus pop, « No Cameras » est une pièce de toute beauté mais également downtempo. La mélancolie est à l’œuvre, dans l’histoire d’une jeune femme en désarroi à qui l’on demande avec insistance de sourire devant l’appareil photo. À cet égard, le texte renvoie, dans un retournement quasi morbide, à la situation insouciante et sensuelle de « You’re gorgeous », le titre phare (et fardeau) du groupe, composé il y a 25 ans maintenant.

On retrouve avec bonheur l’impeccable « Radioactive Stars », en même temps que l’album ouvre une seconde partie qui fait une large part aux travaux instrumentaux de l’artiste. Cela tombe bien car c’est dans ce registre, nécessairement limité et qui ne déchaînera pas les passions, que Stephen Jones s’est beaucoup illustré ces dernières années. Ses instrumentaux vont s’avérer formidables en ouvrent des mondes complexes avec des bouts de ficelle. Ils installent des ambiances et imposent des émotions en quelques dizaines de secondes. C’est le cas de « Black Friday Jesus Tuesday » et surtout du sublime « Creation Destroys Science » qui suit, morceau qui nous offre peut-être les trois meilleures minutes du disque. « Perfect Suburbian Clone » fonctionne très bien lui aussi avec une rythmique bancale qui rappelle le travail de Jones sur Death Of The Neighbourhood. Le disque abat ensuite avec « Cave In » et « Yeah I’m In Hollywood », deux de ses atouts majeurs. Le second morceau, qui referme le disque, est le plus marquant car il fait écho directement (par le truchement d’Hollywood) au parcours personnel de l’artiste qui a connu un succès immense avant de dégringoler la pente médiatique et de travailler dans la confidentialité. « Yeah I’m In Hollywood » parle de la décadence d’un homme qui a perdu son épouse (ce qui n’est pas le cas de Jones) avant de se perdre lui-même. L’édition digitale prolonge le plaisir avec « Beautiful », excellent exemple des travaux d’illustration sonore et de cut-up du chanteur, et le morceau-titre. Photosynthesis est une pièce marquante et largement à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer.

Ce nouvel album est un disque complexe, déroutant mais qui ravira les fans de longue date du bonhomme (ceux qui ne se sont pas arrêtés aux morceaux du milieu des années 90) ainsi que les amateurs de pop divergente et psychédélique, d’ambiances menaçantes et dérangées. Ce sera, pour l’isntant, la morale de l’histoire pour Babybird.

***1/2.

2 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire