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Violent Femmes: « Hotel Last Resort »

On avait laissé les Violent Femmes en 2016 avec un album We Can Do Anything qui, titre et contenu aidant, avait prouvé qu’ils étaient encore dans un étét d’esprit combatif. Alors forcément un nouvel album du groupe américain est toujours bienvenu avec un patronyme qui, lui aussi, est significatif, Hotel Last Resort.

Avec ces nouvelles compositions, Violent Femmes reste dans sa zone de confort avec marque de fabrique qu’on reconnaîtra instantanément ; un répertoire folk-punk que le groupe de Milwaukee arrive à maîtriser avec, notamment, des titres qui vont de l’introductif « Another Chorus » à « This Free Ride » en passant par « I’m Nothing », « Not OK » et autres « Everlasting You ».

Même si rien de nouveau est à annoncer sous le soleil, on ne pourra pas en vouloir à Violent Femmes de rester droit dans les bottes. Hotel Last Resort regroupera, en effet, quelques petites surprises comme le morceau-titre conviant Tom Verlaine le guitariste de Television, mais également des moments plus langoureux comme « I’m Not Gonna Cry » et « Paris To Sleep ». On pourra également relever l’exercice a cappella de Gordon Gano sur « Sleepin’ At The Meetin’ » qui se finit sous des allures gospel. Même si les heures de gloire de Violent Femmes sont bien derrière, Hotel Last Resort démontre que le combo n’a rien perdu de sa verve et de son étrangeté et que cet « Hotel Last Resort » ne marque aucunement le bout de la route ou le denier recours pour le combo.

***1/2

31 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Erlend Apneseth Trio: « Salika, Molika »

Après Det Andre Rommet puis Åra, ce troisième album reprend le fil de la discographie du trio violon Hardanger-guitare-batterie, pour une sortie qui, d’ailleurs, n’est pas vraiment celle d’un trio puisque l’accordéoniste Frode Haltli se trouve invité sur l’intégralité du disque. Une nouvelle fois, on constate donc que les activistes de la scène jazz expérimentale norvégienne vont et viennent d’un projet à l’autre, étant tantôt invités, tantôt au centre des publications.

Bien qu’ayant utilisé le terme « jazz », on se trouve ici plutôt en face d’un free-folk expérimental, allant puiser quelques sources dans des registres traditionnels, comme le suggèrent les participations vocales (spoken word ou chant) d’Harald Takle (allitérations et onomatopées sur « Takle »), Karen Hatleberg et Audun Takle, le jeu de cithare de Stephan Meidell et les percussions sèches manipulées par Øyvind Hegg-Lunde.


C’est même un style presque « folklorique » que les quatre Norvégiens poursuivent sur « Cirkus » avec son pizzicati de violon typique, et le caractère un peu mécanique, proche de la musique tzigane, de sa mélodie.

Dans ce contexte, il est évident que l’accordéon de Frode Haltli n’a aucun mal à se greffer aux compositions de ses comparses, à l’image du dialogue ouvert avec le violon Hardanger sur « Kirkegangar ». L’interaction se fait donc très pertinente tout au long de la grosse demi-heure de ce disque qui prouve, à nouveau, que cette formation, menée par Erlend Apneseth déploie une impressionnante capacité d’adaptation et d’évolution dans des répertoires variés.

***1/2

31 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire