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Carcass: « Heartwork »

Carcass est un groupe majeur du death metal,et Heartwork pourra s’enorgueillir d’être son disque le plus polémique. En effet, iltourne le dos au death grind assez typique du genre pour s’orienter vers un style plus influencé par le heavy metal, le rock et plus chargé en mélodies. Il s’aliènera sans doute une bonne partie des fans de la première heure, mais il préfigure avant tout la vague de death mélodique qui a pris son essor.

Ce disque mal-aimé pourrait se trouver une autre fanbase et se hisser au statut d’album culte. Ce qui, musicalement, n’est pas étonnant au vu des pépites qu’il renferme. Le ralentissement global du tempo, le caractère plus articulé et death du chant permettent d’apprécier le jeu de chacun, et particulièrement des guitaristes, qui s’en donnent à coeur joie ; riffs hachés, techniques et d’une efficacité vicieuse, soli magnifiques dans tous les coins, chorus à deux guitares de toute beauté. La batterie n’est pas en reste et le mixage de Colin Richardson est précis et puissant.

Justice devra donc être rendu à un combo qui aligne des titres aussi étonnants que « Heartwork », « No Love Lost », « Death Certificate » ou « Buried Dreams » et qui nous donne d’autres raisons d’être impressionnés.

***1/2

27 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Goon: « Heaven Is Humming »

Pour écouter Goon, il suffit de prêter oreille à ce qui se passe du côté de Los Angeles avec  ce jeune quatuor de scuzz-rock qui monte en puissance depuis des mois. Mené par le chanteur et guitariste Kenny Becker, le groupe nous propose un premier album ttripes bien à l’air, Heaven Is Humming.

Après Fontaines D.C. il y a quelques mois de cela, Goon sort l’artillerie lourde. Heaven Is Humming est partagé entre brûlots grungy et heavy et ballades pop lo-fi et le compromis est bien trouvé lorsque l’on écoute les expéditifs « F Jam » qui ouvre le bal avec ce son poisseux bien à souhait et chant aussi bien chanté qu’hurlé de Kenny Becker. Il en sera de même pour « Northern Saturn », « Deny » et autres « Datura » qui viendront cenfoncer le clou.

À travers ces onze titres, Goon réussit à dévoiler son univers protéiforme derrière un son lo-fi. On prend plaisir à accompagnerc des titres plus mélodiques avec « Black Finch », « Cammie At Night » et « Mem » ou à planer avec des moments mélancoliques comme les ballades acoustiques nommée « Snoqualmie » et « CCLL ». Au milieu des moments bouillants tels que « Check Engine Light » pourra surgir un brin d’originalité avec les dernières minutes plus synthétiques de « Critter » sans que cela ne paraisse incongru.

Goon frappe plutôt fort avec ce Heaven Is Humming . C’est un disque hétérogène mais qui demeure cohérent derrière les ambiances lo-fi et orageuses se mêlent chaos et harmonie vecteurs, ici, de cohabitation heureuse et bienvenue.

***1/2

27 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Thanks For Coming: « no problem »

Derrière ce projet se cache une jeune musicienne native de Brooklyn nommée Rachel Brown. Depuis des années, elle a écumé sorties sur sorties sur son Bandcamp et cette année, elle se lance enfin dans l’aventure du premier album solo intitulé no problem.

Pour ce « debut album », Thanks For Coming a préféré voir les choses en grand. Vingt-quatre morceaux d’une durée allant de 01:30 à 04:47 mettant en valeur le songwriting toujours aussi impeccable et teinté de sarcasme de la part de la chanteuse et guitariste accompagnée de Nate Amos à la batterie, Charlie Dore-Young à la guitare et de Mike Kolb à la basse.

Sa musique à mi-chemin entre bedroom-pop et indie rock continue de nous bercer tout en ouvrant grand les portes de son jardin secret de « friends forever » à « bully » en passant par « decisions (and the aftermath) », « don’t wanna be the only one left », « i have time to be forgotten » , liste non exhaustive.

no problem retracera donc tout le talent de Thanks For Coming et se sent très vite habité par la chanteuse lorsqu’elle parle de son cercle social et de ses problèmes personnels sans pudeur. Cela donne des titres alternant douce mélancolie et énergie infectieuse tels que « stephen hawking’s goldfish analogy », « heroes don’t run away (but i sure as hell am) » ou bien même « in my system » qui ont de quoi faire à du Frankie Cosmos des débuts. Pour un premier et double album, la brooklynite nous offre un repas bien trop copieux dont les écoutes en une traite en appelleront d’autres, plus posées et attentives.

***1/2

27 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Pet Fox: « Rare Occasion »

Ce supertrio composé des membres d’Ovlov et de Palehound avait réussi, l’an dernier, à fusionner ses styles respectifs pour offrir un disque bien musclé et virulent. Et cette formule s’applique également pour son successeur intitulé Rare Occasion.

Theo Hartlett (chant, guitare, stylophone), Morgan Luzzi (basse, piano, wurlitzer) et Jesse Weiss (batterie, percussions) reprennent là où ils se sont arrêtés l’année dernière. Voici donc dix nouveaux morceaux bien rythmés à mi-chemin entre indie rock, post-hardcore et garage-pop que Pet Fox arrive à cohabiter avec harmonie du titre introductif à l’explosif « Motive » en passant par les implacables « Case In Point », « Find Me » et autres « Made Time ».

Pet Fox nous offre un condensé d’émotions tout au long de ce second album. Entre riffs frénétiques et rythmiques bien musclées avec « Swercing » et moments plus détendus avec les allures slacker et surf de « Good Guy », Rare Occasion continue de montrer le combo de Boston au sommet de son art. S’achevant avec un « You Should’ve Known » complètement fougueux, la bande continue de s’émanciper de ses formations originales et de faire sonner à merveille l’alchimie qui le compose.

***1/2

27 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire