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Rosali: « Trouble Anyway »

Les aficionados de la scène indie rock de Philadelphie ont suivi les péripéties musicales du groupe Long Hots. Rosai est une des membres de ce combo, une des figures de proue de la scène indie de Philadelphie. Elle est également guitariste d’un trio au sein duquel elle a décidé de se lancer dans une carrière solo. Celle-ci se manifester aujourd’hui avec un second disque intitulé Trouble Anyway.

A travers ces neuf nouveaux titres, Rosali nous embarque dans un univers indie folk aux relents Americana fortement marqués.. L’entrée en matière nommée « I Wanna Know » nous confirmera cette donne et on pourra en dire autant d’autres perles doucement mélancoliques comme « Dead And Gone », « Who’s To Say » et autres « Silver Eyes ».

Sur Trouble Anyway, Rosali sait émouvoir son auditeur en se mettant à nu. On remarquera des des titres profondément humanistes tels que « Lie To Me » et « If I Was Your Heart » qui nous captivent tandis que la pièce maîtresse de huit minutes nommée « Rise To Fall » emportera le morceau d’un second album qui prouve que la membre de Long Hots peut envisager une belle carrière solo.

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20 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Heron: « Sun Release »

Originaires des régions sauvages de Pennsylvanie, ce quartet instrumental a apporté une bouffée d’air à la scène post-rock avec une musique aux atmopshères fraiches et montagneuses sur son premier album, You Are Here Now. Dès le début, on y a, en effet, discerné un penchant pour l’invention mélodique, une énergie infectieuse et des arrangements exaltants ; une somme de travail qui s’est manifestée par une tatention admirable aux notions de nuances, d’espaces, de tonalités et de textures.

Sur ce nouvel opus, les musiciens se sont appuyés sur ces solides fondations pour établir de nouvelles dynamique dans une structure compositionnelle encore plus solide, raffinée et démonstrative

Sun Release est un collection de superbes compositions post-rock, dont chaque composant peut se singulariser des autres tout en maintenant un flux narratif qui les englobe tous et fournit une merveilleuse synhèse d’écoute.

***1/2

20 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Maes: « The Maes »

Maggie et Elsie Rigby connaissent bien le folk : elles sont carrément nées dans ses jupes. Ce premier album des deux soeurs australiennes en tant que The Maes, un duo forcé par le départ du troisième membre de leur groupe The Mae Trio l’an dernier, est celui d’une liberté inattendue ; un calme nouveau apparaît en effet dans les mélodies, une solidité. Enregistré spontanément pendant une tournée en duo entre le Canada, l’Écosse, l’Irlande et leur ville natale de Melbourne, ce joli exercice de folk minimaliste — parfois plus étoffé, comme sur la belle « Head Over Heels » — entremêle avec adresse violon, mandoline, guitare, violoncelle et banjo.

Qu’elles soient en harmonie ou non, les voix des Rigby — l’une plus mature, l’autre plus perchée — maîtrisent l’art de la nuance, de l’amplitude et du trémolo, surtout sur la lente « February Bride ». Si The Maes ne révolutionne pas le grand bassin du folk, l’entrain et l’expressivité du duo sont, en revanche, de très beaux atouts dans sa manche.

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20 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Thomas William Hill: « Grains Of Space »

Thomas William Hill n’est pas un complet inconnu puisque, avec cet opus sous son patronyme, il était le leader du projet Origamibiro.Cette formation semblant en sommeil depuis 2014, c’est donc en solo que l’acteur central de ce qui était devenu un trio se trouve à œuvrer, dans un registre quelque peu différent de son précédent.

En effet, alors que l’electronica-folk du groupe était principalement sous-tendue par des guitares acoustiques, dont les boucles étaient agrémentées d’électronique, on se trouve ici face à des partitions plus orchestrées et plus riches, convoquant des cordes (violon, contrebasse, harpe), une trompette et des métallophones joués à l’archet pour dialoguer avec plusieurs types de percussions.

Ces dernières, tantôt sèches (kalimba, gong, bol chantant), tantôt électroniques, intentent une conversation avec les autres instruments, générant un résultat à la fois ouvragé et peu chargé. On pourrait craindre un exercice un peu forel et dépourvu d’émoution pourtant, celle-ci n’est pas totalement écartée, par exemple dans les enchaînements de cordes de « Willow » qui, heureusement contenus, nous épargnent toute démonstration ostentatoire.

Avec plusieurs invités Thomas William Hill parvient à varier les plaisirs, faisant, par exemple alterner boucles acoustiques et électroniques tandis. Ce dialogue tempéré se double d’une belle ampleur des arrangements, d’un mix équilibré et d’une ambition certaine ; bref, nous sommes définitivement en face d’un disque plus que convaincant en matière d’expérimentation.

***1/2

20 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Delany: « Mission Creep »

On va éviter l’exégèse historique (celle de Fields Of The Nephilim puis de Rubicon et Carl McCoy) qui a abouti à Mission Creep de Delany. Tout au plus peut-elle nous indiquer la direction prise par le chanteur dans le genre gothique dur cet opus qui repreds dans son line-up beacoup des musiciens impliqué dans ces péripéties musicales.
Mission Creep est un disque cohérent. La forme, les structures sont de facture classique. Le groupe est bien mis en place et l’écriture assez resserrée. Le léger éraillement de la voix ramène forcément au souvenir de Rubicon, quoique le chant paraisse plus géré aujourd’hui, maîtrisé. Ce constat posé, Delany n’essaie pas frontalement de reproduire les ambiances propres à What Starts, Ends. Du temps de Rubicon, il n’avait pas ce recul, n’était pas dans cette gestion-là. La foudre parlait, au risque du débordement : la voix en faisait parfois trop, à manger l’espace plutôt qu’à toujours se cadrer. Delany, faut-il le rappeler, avait les cheveux longs en 1992. Depuis, le sel a mis son grain.
De débordement, il n’est point question sur
Mission Creep : l’énergie est là, contenue. La voix est à sa place, et ses mélodies impactent sensiblement plus qu’au début des années 1990. Flagrant, notamment en comparaison d’un Room 101, second opus de Rubicon (1995) où Delany semblait chercher sa place autant que le groupe se cherchait lui-même. Au bilan, artistiquement, la métallisation aura davantage réussi à McCoy.


Mais la qualité du chant sur
Mission Creep doit aussi et sans aucun doute quelque chose à d’autres choix : celui notamment de baisser la tonalité de la plupart des titres par rapport aux prises originelles, ce qui obligea Andy à refaire. L’histoire de l’enregistrement est dans le livret – une histoire de désir et d’ambition à méditer et surtout, à respecter.
Mission Creep, au bilan, est un disque tout sauf extrême. On a le coup de cœur pour les mid-tempi aux relents héroïques (« Mission Cree », « Oceans Rise », « Hide ») »par préférence à quelques ballades crooneuses : « All Change » » par exemple, qui un brin académique, garde au moins le mérite d’instaurer une pause dans cette collection. La respiration est d’ailleurs ce qui caractérisera sa globalité. Ne s’installe jamais le sentiment qu’il y aurait trop de choses. Le son, en outre, est assez brillant pour une production assurée en autonomie. Un son plus classique que celui du premier Rubicon, resté finalement assez spécifique, mais une force intérieure et propre à Mission Creep demeure.
Ne jamais renoncer à exister, c’est la leçon. Voici le fruit d’un nouveau combat, comme un acte de survie. Un acte d’une accessibilité supérieure mais d’une nature et d’une symbolique similaires, finalement, à celles de
What Starts, Ends, le premier album de Rubicon.

***1/2

20 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Júníus Meyvant: « Across The Borders »

Trois années plus tôt, Unnar Gísli Sigurmundsson s’était lancé en solo avec son premier album Floating Harmonies sous le pseudonyme Júníus Meyvant. Le musicien islandais a tout de suite fait les éloges avec son style soul mâtiné de pop islandaise. Cette année, il récidive avec son successeur intitulé Across The Borders.

Avec l’aide du producteur Guðmundur Kristinn Jónsson, Júníus Meyvant continue son bonhomme de chemin à travers ses onze nouvelles compositions somptueuses et singulières. Toujours à coup d’accents soul et pop, l’islandais ne laissera personne indifférent à l’écoute des titres comme « Lay Your Head » en guise d’introduction mais encore « Love Child », « Holidays » et autres « Let It Pass ».

Across The Borders s’avère plus lumineux et optimiste que son prédécesseur. Et ce sont des titres aux arrangements menés aux cordes et aux cuivres à l’image de « High Alert », « Carry on With Me » et de « Punch Through The Night » qui ne dérogeront pas à la règle tandis qu’on se laisse de nouveau emporter par la voix de stentor de notre hôte. Ce second disque qui contient également d’autres perles du genre comme « New Waves » et la conclusion haletante nommée « Until The Last Minute » sera un coup d’éclat qui continuera à insuffler une bonne bouffée d’air frais venue tout droit de cette féconde scène islandaise.

***1/2

20 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire