No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Lucinda Belle: « Think Big: Like Me »

La Londonienne Lucinda Belle réside désormais à San Francico et son retour sur la Côte Ouest est un véritable tour de force en termes de jazz-pop capable de séduire et de se distinguer d’autres artistes. Il serait aisé de la comparer à Amy Winheouse avec qui elle a travaillé tout comme elle a collaboré avec Annie Lennox ou Jarvis Cocket.

Sur son troisième album sa voix semble avoir pris de nouvelles dimensions, plus remplies d’assurance et elle sonne parfaitement adaptée à des compositions évocatrices d’arrière salles enfumées et délivrées dans un style rétro qui lui convient et lui va parfaitement.

Sur un opus titré de manière audacieuse , elle justifie cette appellation en montrant que outre sa voix, elle a d’autres cordes à son erc, ou plutôt à son harpe, puisqu’elle est particulièrement talentueuse dans la pratique de cet instrument.

Ici, elle prend des nouvelles initiatives et s’embranche vers des directions autres ; mais, pour redonner saveur à un style old school, elle a enregistré le disque en utilisant un équipement datant des années 50.

En conséquence les morceaux affichent un climat chaleureux et direct, on pourrait presque dire « live », et ce alliage lui permet de passer sans efforts le ont qui sépare le vieux du nouveau. On notera, à cet égard, « Do Me Right » et un «  Baby Don’t Cry »à l’ampleur merveilleusement cinématographique. Belle saura utiliser avec à propos sa technique de harpiste , particulièrement sur un « New Boy » dépouillé mais singulièrement rempli d’émotions « soul » d’autant que, beaucoup des titres interprétés ici, auraient très bien pu devenir des classiques si ils étaient sortis une dizaine d’années avant ; par exemple « I’ll Be Loving You » ou ce rokabilly quasi jazzy (à moins que ce ne soit l’inverse) « Do Your Time ».

Think Big: Like Me est, sans aucun doute, le disque le plus abouti de Lucinda Belle ; il est un délice auditif pour ceux dont le palais sait se délecter de gâteries minutieusement façonnées.

****

18 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Kaiser Chiefs: « Duck »

Pour son septième album, Kaiser Chiefs continue son dynamitage du rock indépendant. Avec Duck le combo reste dans une sonorité FM avec les arrangements habituels au genre mais con pèlerinage saura s’appuyer dans une tradition ; celle de la pop anglaise dansante qui occulte les guitares par un unsage excessif des synthés et des rythmiques acidulées, une production dont la cible évidente est le grand public.
Mais la surprise vient de cet effet dent de scie. L’expression n’est pas ici péjorative bien au contraire. Nous sommes face à un disque qui, une plage sur deux, proposera un son qui renouera avec une tradition rock chère aux excellents débuts du groupe.
Ainsi marqueront cette alternance le titre d’ouverture « People Know How To Love One Another », en raison de son riff et du jeu de batterie, « Wait » aux accents funky et aux trompettes entrainantes, ou, au final, « Don’t Just Stand There, Do Something » qui se retrouve épuré des samples et boites à rythme chers au groupe depuis quelques albums.

De même, le titre final « Kurt vs Fraiser (The Battle For Seattle) » sortira carrément des sentiers battus de façon étonnamment bondissante.
Néanmoins, l’ensemble restera entrecoupé de titres beaucoup trop poppy, tels « The Only Ones », « Northern Holiday », « Lucky Shirt » ou le mielleux « Target Market » qui sèmeront le trouble face à direction prise par l’album.

Au demeurant, on reconnaitra que quelle que soit la couleur des morceaux, la voix de Ricky Wilson ne fait jamais défaut. Qu’il soit en mode rock ou chanteur mainstream, il n’y a aucune sortie de route et la puissance perdure tout du long. À cet égard, els fans de la première heure y trouvent leur compte et tout un chacun szaura apprécier la sincérité jamais démentie d’un groupe qui n’a jamis failli depuis 2005.

***1/2

18 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

James Yorkston: « The Route To The Harmonium »

James Yorkston est un artiste toujours présent mais discret dans a scène musicale écossaise, du moins rendu trop discret ce qui est dommage car il écumle ladite scèbne depuis une bonne dizaine d’abnnées. et c’est pourtant bien dommage car il mérite plus d’attention.

Discographie conséquente donc, à la hauteur de son registre qui demeure mélancolique, il dévoile ici un nouvel opus, The Route To The Harmonium.

Comme pour chacun de ses diques, celui-ci, son neuvième, ne fait pas mentir son titre tant il fait figure d’nvitation au voyage. Bien sûr, il s’agit d’une odyssée qui se veut intimiste qui ne dérogera pas à la règle de ce que s’est fixé le chanteur. Les ballades demeurent dans un registre indie-folk ponctué d’arrangements parfois baroques ou, à d’autre moments, plus électroniques. Cet ajour se fait de manière très mesurée comme si il ne devait pas troubler la discrétion calme qui parcourt le disque.

Versatilité et talent sont toujours au programme du musicien avec des titres comme « My Mouth Ain’t No Bible » qui accélère le rythme ou « Yorskton Athletic » qui, lui ,frôlera le krautrock. Mais l’atout-maître, de Yorstown demeure cette sensibilité qui fleure la peau mais qui n’est jamais empesée ou larmoyante. Les ballades romantiques, façon Sufjan Stevens ont la part belle ( « Solitary Islands All », « The Villages I Known My Entire Life » et « Oh Me, Oh My ») dotées qu’elles sont de cette voix cristalline qui semnle porter vers un horizon de plus en plus lointain. The Route To The Harmonium mérite amplement son nom ; il s’avère être sans fausses notes et d’une harmonie qui paut ambitionner d’être mémorablement enracinnée dans les esprits.

***1/2

18 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Joey Cape: « Let me Know when you Give up »

Joey Cape a commis de nombreux albums et il est dommage que ce soit inversement proportieonnel à sa renommée. Plutôt axé qur la pop-punk, il nous livre ici un opus acoustique surprenant mais pas désagréable. Le songwriting y est classique mais épanoui et les compositions pop folk passent comme une lettre à la poste.

Style simple et classique meis éprouvé, l’artiste a affiné ici son écriture et il a appris à faire cohabiter l’acoustique à des influences plus rock réminisentes de son engagement punk.

Un album sans trop de temps morts et qui va à l’essentiel ; l’immédiateté et l’accessibilité, ces choses qui sont la fibre de la musique populaire et auxquelles nul n’est prêt à renoncer.

***

18 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire