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Penelope Isles: « Until The Tide Creeps In »

Penelope Isles va, paraît-il faire du bruit parmi la scène indé britannique ; c’est, su moins, le bruit qui court et qui fait le buzz dans ladite scène. Ce quatuor de Brighton mené par le duo de frères et sœurs que sont Lily et Jacky Wolter a réussi à faire parler de lui après quelques « singles » comme pour nous préparer à la sortie de son premier album, Until The Tide Creeps In.

Ce qu’on peut retenir du combo, c’est une mosaïque d’influences qui fait sa richesse musicale. Entre indie rock digne des années 1990, art-rock et pop doucement psychédélique et entraînante, la formation impressionne par ses riffs grungy qui habillent les morceaux comme « Chlorine » en guise d’introduction mais encore « Not Talking » et « Leipzig » mais également par ses ascensions arty totalement habiles à l’image de « Round » où l’on entend une fusion entre Radiohead et Deerhunter et « Three ».

Si on imagine un amalgame entre Speedy Ortiz, Grizzly Bear, The Flaming Lips (dont l’influence se fait ressentir sur « Underwater Record Store), The Thrills et Tame Impala on obtiendra alors des moments aventureux comme « Gnarbone » où Jacky Wolter impressionne par son interprétation mais également « Looking For My Eyes First » et « Cut Your Hair ».

Résolument dense et ce, jusqu’à la passionnante et éthérée conclusion qu’est « Through The Garden », Penelope Isles nous offre un disque à la fois complexe et facile d’accès faisant ressortir les talents de songwriter des frères et soeurs Wolter mais également les talents de musicien pour nous offrir un beau petit panel d’émotions entre nostalgie et contemplation.

***1/2

16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Nightime Project: « Pale Season »

The Nightime Project : ne serait-ve que par ce patronyme on sait déjà qu’on ne sera pas face à quelque chose de basique, ; c’est, en effet, le cas avec ce supergroupe composé de memebres de Katatonia et dont ledit projet est, précisément, d’oevrer dans le rock progressif, tendance mélancolie.

Leur deuxième album ne va pas aller dans une direction autre, avec une petite inflexion qui verra Pale Season q’orienter vers un schéma un peu plus gothique, à savoir un rocke qui devient plus sombre et des éléments metal qui ressortent par petites touches plus heavy, et parfois par le biais d’une voix ou des riffs plus agressifs.

Ce disque, constitué de neufs titres délicats et racés, ne s’adresse donc ni aux fans de heavy gothique (pas assez lyrique) ni à ceux de funeral doom (pas assez metal), et pas tout à fait à Ce projet n’est donc pas gagné, pourtant, on ne peut pas dire que, tout nocturne qu’il soit, on peut le qualifier de soporifique. Les musiciens mettent tout leur art et leur doigté au service de titres à la fois beaux, épiques, tortueux, sensibles et mélancoliques, qui pourraient évoquer un croisement entre Porcupine Tree, Anathema et les premiers albums du Nightingale de Dan Swano.

Cela placera l’album en dehors de la juridiction des blockbusters et, eu égard à sa date de sortie estivale,il risque d’avoir une fière allure dans la liste des disques maudits ; raison de plus pour qu’il fasse démentir son appelation et qu’il ne devienne pas le fruit d’une saison si pâle qu’elle soit inaperçue.

***1/2

16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Eyolf Dale & André Roligheten: « Departure »

Après trois albums sous le nom d’Albatrosh, Eyolf Dale et André Roligheten prennent un nouveau départ, comme l’indique l’intitulé de cet albumt. De fait, c’est sous leurs noms propres que les Norvégiens s’avancent ici, conservant toutefois la combinaison de leurs précédents efforts, à savoir un dialogue entre piano et instruments à vent (saxophone ténor et clarinette).

Comme sur leurs autres disques, les deux musiciens savent livrer des propositions amples, suaves et assez calmes (« First Clue », « Crystalline) », ou bien des travaux plus expérimentaux, marqués par des interruptions intempestives, des mini-envolées de clarinette, d’accords plaqués de piano et de simili-improvisations (« Take Me Home »), en passant par des morceaux sur lesquels André Roligheten agit en solo, sur un tapis de notes rapides pourvues par Eyolf Dale (« Moon Jogger »).

Parfois, cependant, les deux compères ne parviennent pas tellement à se partager la première place pour des soli successifs, ils en arrivent alors à opérer quasiment en même temps dans cet exercice, frisant ainsi une forme de micro-cacophonie (« Reflection »).

Une nouvelle fois, le point fort du duo se trouve donc dans sa configuration et sa capacité à œuvrer dans des registres différents, bien que les bonheurs y soient variables et les résultats mitigés.

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16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire