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Tant qu'il y aura du Rock!

Tom Adams: « Particles »

Un travail de composition toujours aussi intéressant pour le musicien canadien Tom Adams qui signe avec ce « Particles » un point de rencontre entre travail au piano classique et musique électronique à tendance ambient. Si certains lui reprocherons peut être une certaine monotonie, on est pas tous fait pour écouter ce genre de  musique, les autres apprécierons ces variations spatiale et infinies tout comme ses ambiances de voyages à travers l’immensité.

Porté par de triste notes de piano, imbibé et mélancolique, Particles s’écoute d’une traite, sa durée de trente minutes en fait un compagnon idéal dans la lecture des romans de Laurent Genefort, Alain Damasio ou James S. A. Corey. Un album peut être anecdotique mais qui vaut bien qu’on s’y arrête, ne serait ce qu’une fois.

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13 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Catacombe: « Scintilla »

Tout le parti prix de l’album est un voyage dans le temps. Ou comme le défini lui même le groupe, avant toute les révolution, humaine ou technique, avant l’avènement des premières civilisations, au moment primordial de la découverte du feu, et du bond en avant que ce fut pour les premiers hominidés, découvrant ces étincelles scintillantes. C’est dans cette perspective que le groupe portugais à composé ce Scintilla, huit titres orientés post-rock et post-métal tachant de mettre en musique cet instant primordiale ou l’évolution à basculé de façon irrémédiable vers ce que l’on est maintenant.

Un album puissant, tout en boucles hypnotiques et riffs accrocheurs / ravageurs. Profond et intense, d’un force évocatrice certaine, il est de ces album qui nourrissent l’imagination par le biais de l’émotion. Composé avec brio par un quatuor qui n’en est pas à son premier coup d’éclat, Scintilla est sans aucun doute un grand album, très réussit, qui fera date dans le genre.

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13 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Wild Yaks: « Great Admirer »

Ce groupe de Brooklyn revient avec un nouvel album, le quatrième en dix ans d’existence, ce qui fait une très bonne moyenne; On y retrouve ce rock indé joyeux et véritable qui est la marque du groupe. Une double voire triple voix en chant, à l’éraillement non simulé, authentique, parfois fausse mais toujours vraie dans l’envie. Un disque qui passe du punk à la pop au blues à de la folk sans transition et qui s’en fout royalement d’avoir une cohérence stylistique.

Est ce là une trompette ? Un orgue ? Oui, et bien plus. C’est un album en veut, qui explore, explose. Parfois inégal, mais toujours d’une autheticité et d’un optimisme,qui réchauffe le cœur.

***1/2

13 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Rafael Anton Irisarri: « Solastalgia »

Ils ne sont qu’une poignée, à posséder le talent de faire résonner les émotions avec une musique qui parait si simple en apparence mais qui ne l’est pas, bien au contraire. Rafael Anton Isarri est de ceux là. Ceux qui captent l’ambiance avec un brio incroyable, surfant bien au delà du reste de la vague. La musique ambient et drone peut paraitre chiante, et à bien des titres, elles peut  l’être. Un simple tour sur bandcamp suffira à vous faire détester une majorité de disques fait par des poseurs qui se contente de copier de vielle recettes. Ce disque n’est pas de ceux ci, de même que son auteur.

Ce disque est quasiment parfait, équilibré, c’est un cas d’école du genre. Il n’est ni trop long ni trop court, il brasse de nombreuses ambiances, il favorise l’imagination : allez vous vous imaginez au milieu d’une  lande brumeuse, ou bien dans un vaisseau à destination des lunes de Jupiter ?

La musique se fait discrète, mélodique, puis puissante dans une explosion de lumière selon l’instant, elle à en elle de la majesté, et de cette impression qu’on à quand on entre dans une église, qu’il faut se taire et écouter, chuchoter, pour entendre, qui sait ?

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13 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Rob Burger: « The Grid »

Voilà un disque qui rappellera les errances du groupe comme Arandel, dans l’esprit comme dans la forme. On est, en effet, face à un album voyageur, unique dans le style. Alliant composition néo classique, utilisations de synthés en plages brumeuses, piano triste et ambiance de paysage extra terrestre.

Un opus foutraque mais de bon goût, un disque qui se permet de partir dans tout les sens malgré un fil rouge qui permet d’amples largesses. Mais avant tout un disque univers dans lequel on plonge et replonge bien volontiers, ne serait ce parce qu’aujourd’hui, rien ne sonne comme la musique de Rob Burger.: « The Grid »

***1/2

13 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Jefre Cantu-Ledesma: « Tracing Back the Radiance »

S’il est vrai que Jefre Cantu-Ledesma ne nous a pas toujours séduit à travers son importante production, voici un album fortement attachant. Trois pièces le composent : deux longues dérives organiques de 15 à 20mn et un morceau plus court de 5mn.

En ouverture, « Palace of Time » installe un jeu de drones oscillant de façon imperceptible, et donnant tour à tour la parole musicale à plusieurs invités : flute, harpe (Mary Lattimore), violon, traitements électroniques, voix, se suivent, s’interpénètrent et disparaissent au loin. L’équilibre entre l’instrumentation en direct et l’électronique est fluide, parfaitement maintenu. L’atmosphère est détendue, aérienne, et lorsque le piano distille trois notes liquides, on pense à l’univers éthéré d’Andrew Heath.

« Joy » est la courte pièce centrale : le multi-instrumentiste privilégie ici une légère boucle de vibraphone offerte à la clarinette basse de Jonathan Sielaff. soufflée sur de longues notes qui impriment une sonorité grave et hiératique. « Tracing Back the Radiance » clôture l’ensemble avec une nappe aux irisations multiples, pulsant par vagues aux côtés d’une chorale céleste d’une douceur infinie. Un moment de grâce. dont l’auditeur sort apaisé et purifié.

***1/2

13 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Kinks Songs and Sessions 1964-1971: « Kinked! »

L’été, c’est les randonnées, les chemins de traverse pas souvent défrichés des luxuriantes talles d’Ace, de Sundazed et d’autres importateurs d’artefacts certes négligés par le temps, mais pas fossilisés pour autant. Du CD, du vinyle, il y a de tout sur ces sites : le fan renifleur ne pourra donc que tomber en arrêt devant ce Kinked !, compilation pas comme les autres.

Y sont accolées des créations de Ray Davies connues, méconnues ou carrément inédites, du matériel colporté par les messieurs cravatés du département « Publishing » dans les officines des maisons de disques, au coeur du Londresmoins swinging mais très efficace de Denmark St.

Ainsi, on trouvera 26 titres bien kinkiens adaptés par des artistes très (très) divers : cela va des Herman’s Hermits (« Dandy ») à Marianne Faithfull (« Rosie, Rosie ») et Petula Clark (« Un jeune homme bien »), et ainsi de suite jusqu’aux improbables Bobby Rydell (« When I See That Girl of Mine ») et… Peggy Lee (fantastique version de « I Go to Sleep »). Beau bol d’airs.

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13 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Hilang Child: « Years »

Hilang Child fait parti de ces nouveaux noms à retenir dans la scène indépendante. L’artiste, mi-indonésien mi-gallois, a, indubitablement, de quoi faire parler de lui avec un univers musical qui laisse pantois sur son premier album intitulé Years.

De son vrai nom Ed Riman, il nous offre un parfait condensé de pop baroque et de post-rock aérien pour un résultat bluffant. Imaginez un peu une fusion entre Sigur Ros et Fleet Foxes et bien vous obtiendrez des morceaux aux incroyables arrangements. On peut citer le titre d’introduction nommé « I Wrote A Letter Home » avec ses envolées vocales et lyriques ou bien même des sonorités dignes d’Imogen Heap sur le titre suivant « Growing Things » comme quoi le bonhomme n’a pas froid aux yeux.

C’est avec des chœurs célestes, des ambiances atmosphériques et des refrains envoûtants qu’Hilang Child tire son épingle du jeu. Que ce soit à l’écoute des perles comme « Boy », « Rot » ou bien de « Oh, We’re Getting Along » ou des moments bluffants comme la cascade de synthés sur « Starlight, Tender Blue » et le crescendo instrumental de « Endless String », Years regorge d’innombrables trouvailles inventives qui nous font frissonner. Et il est clair que le musicien a tout appris de ses influences en plus de Beach Boys qui plane tout au long avec le sublime « Crow » et met la barre déjà haute pour ce premier disque constant et homogène qui brille par sa beauté cristalline.

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13 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Golden Drag: « Pink Sky »

En 2016, Greys avait connu la consécration avec leur album Warm Shadow qui leur a valu pas mal de louanges. Le groupe de Toronto a pu tourner avec les poids lourds de la scène indie rock actuelle et recevoir des éloges qu’ils étaient en droit d’attendre. Et pendant qu’ils préparaient le successeur de ce disque, Shehzaad Jiwani, tête pensante du groupe, a décidé de se lancer en solo avec son projet musical nommé Golden Drag et son premier album Pink Sky.

Lorsqu’un artiste s’émancipe en solo, il a toujours tendance à s’ouvrir à de nouveaux styles musicaux et c’est prouvé avec le leader de Greys. Golden Drag virevolte vers des contrées plus oniriques avec le magnifique titre d’ouverture nommé « Slow Explosions ». Très vite, on sent que la rêverie est de courte durée avec le synthétique « Aphex Jim » qui se rapproche de Stereolab (et qui convie également Laura Hermiston, Charlotte Genoa et Julie Fader) en passant par les allures jangle-pop de « Caught Leaking Light ».

En vérité, ce premier album solo de Golden Drag se voit être au carrefour de différentes influences musicales de Shehzaad Jiwani. On peut croiser des morceaux garage-pop psychédélique comme « Shoot The Breeze » et « Flashball Special » tout comme des brûlots pop-punk comme « Bad Timing/Neon Phase » et « Super Champs Theme Song » ce qui en dit long sur sa versatilité. Pink Sky se veut donc hétéroclite et ne se perd jamais dans ses idées même si on s’attendait à quelque chose de plus concret. Parfois, en effet, il semble ne pas aller toujours au bout de ses inclinaisons mais ce n’est pas faute d’avoir essayé d’expérimenter.

***1/2

13 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire