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Tant qu'il y aura du Rock!

Hapax: « Monade

Après quatre ans d’absence, le duo italien Hapax revient avec un troisième album intitulé Monade, toujours aussi sombre et mélancolique, avec, ici, une thématique à savoir l’idée qu’il existe un écart entre les mots et la réalité et plus généralement sur l’impossibilité de communiquer à travers les mots.
Premier titre et première réussite, « Creature of Distance » démarre fort avec un chant assez agressif et une rythmique entêtante. « Elegy » confirme la donne à grands coups de guitare et de synthés et offre un titre assez dansant malgré la noirceur des paroles. Le très bon premier « single 
» « Shining Lover » ralentira le rythme et joueea davantage sur l’émotion avec sa longue introduction qui combine à merveille la froideur électronique à la mélancolie des guitares.


Avec
Monade, les Italiens signent leur album le plus abouti à ce jour et nous offrent en prime un moment de grâce avec le diptyque « Sacred ». Sur la première partie, les synthés lugubres de Diego Cardone sont mis en avant et se marient parfaitement avec la voix sombre de Michele Mozillo avant que les guitares n’emportent définitivement le morceau.

La seconde partie montera lentement en puissance soutenue par une voix d’outre-tombe qui lui confèrera une aura particulière et dont on ne ressortira pas indemne. La beauté funèbre de ces deux morceaux représente la quintessence de ce que le groupe est capable de fournir en matière d’émotion et de sa capacité à mêler dark wave et gothic rock.
L’album se conclu
ra sur une plage instrumentale dans laquelle les synthés viennent pleurer une dernière fois – preuve s’il en fallait une, que la musique se suffit à elle seule pour communiquer les émotions.

***1/2

5 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Visage Pâle: « Holistic Love »

Le Suisse Visage Pâle offre sur son premier album Holistic Love, un disque à la fois original, superbement écrit (en français et en anglais) et qui évolue sans repère évident dans une chanson française qui n’avait pas connu une telle audace poétique et vocale depuis Michel Polnareff (sic!). Lars-Martin Isker (l’homme qui se cache derrière le maquillage mortuaire de Visage Pale) avait, auparavant, officié dans un groupe suédois-anglais-suisse appelé Tim Patience Watch qui joussaitt d’un mini-statut culte dans sa mère-patrie. La mise au point de Visage Pale n’en reste pas moins quelque chose de fondamentalement surprenant et qui tient du miracle.

L’album est une fantaisie irréelle et sublime qui rappelle l’apparition, il y a quelques années, du chanteur Cascadeur. On ressent la même sensation d’équilibrisme, celle d’avoir affaire à un artiste à la fois singulier et d’une grande fragilité mais en même temps plein d’assurance et sûr de ses moyens et de la direction qu’il s’est donnée. Holistic Love est un album clair, aéré (8 morceaux dont un ne fait qu’une minute) et spatial. « Empire », à l’entame, s’appuie sur une electronica élémentaire qui rappelle les crépitements mélancoliques de Radiohead mais repose quasi exclusivement sur l’irruption de la voix du chanteur. Celle-ci est le principal atout du disque, comme une révélation relevant du sacré. L’organe évolue en voix de tête, parfois à la limite de la justesse, et confère à l’ensemble des titres une patine fantastique. Le texte est abstrait, d’une beauté vaguement imperméable mais fascinant et l’ambiance, crépusculaire. On traîne dans une ville de bord de mer. Le chanteur décrit une femme, prisonnière de l’ancienne civilisation.

On a l’impression avec Visage Pâle de partir à l’assaut d’une nouvelle frontière, d’être installé malgré nous dans un poste avancé d’une humanité à venir. La sensation se prolonge avec le remarquable « Ether » à la texture électro d’une richesse tout à fait extraordinaire. On pense à Archive, à l’école trip-hop mais aussi plus près de nous aux expérimentations sonores de Vanishing Twin.

Il y a une amplitude incroyable dans le minimalisme de Visage Pâle qui est tout à fait prodigieuse et qui se prolonge tout au long des huit titres. Les morceaux chantés en anglais sont paradoxalement moins séduisants. C’est le cas d’Holistic Love qui repose pourtant sur une production sous-marine assez géniale mais sur lequel l’accent du Suisse tend à banaliser la composition et à sonner un peu faux.

Visage Pâle évolue sur le fil et dépouille les morceaux jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’ossature électronique et la voix frémissante. « Open Source » est un morceau délicieusement immersif et d’une beauté déchirante. On pense au « Undersea » de The Antlers, alors qu’il s’agit d’une variation presque monstrueuse sur le célèbre « My Funny Valentine » qui se prolongera (sans aucun lien direct) avec une autre plage intitulée juste après…. « Little Valentine ». Avec ses deux minutes et trente secondes, « Open Source » aura tout juste le temps de s’éveiller et s’éteindra comme il était venu. Holistic Love nous donne le sentiment d’être installé dans le noir et d’assister à un feu d’artifices ou à un lancer d’étoiles filantes. Les morceaux scintillent et s’évanouissent laissant sur nos oreilles une trace subjective de leur passage fugace.

Cet opus respire la fragilité, la mortalité mais aussi l’immanence de l’univers. Waves est une curiosité cristalline et qui fait penser à une sculpture en sucre. La voix est déséquilibrée et placée comme en opposition avec la musique. L’album se referme comme une évidence sur un « I Leave The Night » joué par un piano seul et souverain, dernière touche de magie dans un album proche de la perfection.

***1/2

5 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Paul Den Heyer: « Everything So Far »

Autrefois aux commandes de Fishmonkeyman, formation oubliée du début des années 90 qui connut un bref et relatif moment de gloire avec le « single » « I Told You Once » , Paul Den Heyer avait plus ou moins disparu du circuit de la pop britannique. Ce n’est qu’à partir de 2011 que le nom de cet enfant des sixties, grandi au son des Beatles, de Bowie ou de King Crimson, recommence à circuler dans les milieux autorisés. A cette époque, le musicien de Liverpool est en effet devenu membre de Red-Sided Garter Snakes (projet d’ex-Chameleons, Puressence et Inspiral Carpets), et il a surtout commencé à produire les disques d’un jeune groupe local baptisé Sumstack Jones. Partageant avec ses jeunes concitoyens une obsession pour les arpèges cristallins des Byrds et la langueur du psychédélisme West Coast, Paul Den Heyer a donc fait logiquement appel à eux en les invitant à lui servir de backing band lors de l’enregistrement de ce qui sera son premier album solo.

Paul Den Heyer qualifie sa musique de « Britanicana ». Les neuf titres de Everything So Far lui donnent raison, en se situant précisément à la jonction du folk britannique et de la pop US hallucinogène des années 60 et 70. Logiquement, on se remémore ici les merveilleux londoniens américanophiles de Mojave 3, pour cette capacité à donner corps à la rencontre fantasmatique de Nick Drake et des Flying Burrito Brothers. C’est particulièrement vrai pour une première partie d’album à l’atmosphère cotonneuse, qui pourrait être l’oeuvre de shoegazers déguisés en cowboys, contemplant leurs  boots poussiéreuses en s’attaquant au répertoire de Neil Young (« Technicolor Summer Sunshine »). Ce ne sera qu’à partir de « Money Cloud » que le naturel pop de Paul Den Heyer commencera à refaire surface, trahissant les origines géographiques de ce beau disque de saison. Il va même jusqu’à titiller le grand Michael Head (The Pale Fountains, Shack), champion toute catégorie du songwriting de Liverpool, sur l’accueillant « Home Song ». Captivant et paisible comme une aube estivale, Everything So Far s’ajoute alors à la très longue liste des pépites discographiques charriées par les eaux troubles de la Mersey.

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5 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Defeater: « Defeater »

Defeater est un groupe américain tout droit venu de Boston qui joue dans la catégorie du hardcore mais le hardcore moderne que certains qualifient de mélodique
Pour situer le propos, on peut, sous cette appellation, penser à la descendance du punk de 77, les Dead Kennedys, Minor Threat,puis Suicidal Tendencies, Better Than a Thousand, et pour finir The Bronx, The Distillers, les débuts de A Fire Inside (AFI), The Nerve Agents et aussi tous les groupes ayant mis les pieds dans l’excellence au cours des années 2000.

Là on change de sonorité, on a une voix forte et véhémente tout à fait posée limite technique, qui gueule avec précision. On a de la dissonance volontaire aux niveaux des accords de guitare et une batterie percutée par un marteau piqueur.

C’est virulent, fidèle à la recette de ce fameux hardcore moderne avec des passages rapides (rares ou courts) et des parties beaucoup plus lourdes mais qui donnent envie de casser quelque chose.
En guise de comparaisons, on pourra rapprocher cet album de ceux sortis par The Haunted avec moins de contraste, un côté plus hardcore que métal voire Crime In Stereo.
Les paroles collent à l’humeur de la voix, ça suinte la frustration et la répugnance face à notre époque toujours plus
affigeante. L’adjectif « mélodique » prend alors tout son sens sur certains morceaux un peu plus nuancé que la majorité, on pensera notamment à « No Man Born Evil ». Si, au final ou au total, ce n’est pas nécessairement un album qu’on passera ou repassera avec entrain ou pkaisir, on ne pourra nier qu’il a un patentiel qui ravira les amateurs du genre.

***1/2

5 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Imposition Man: « Imposition Man »

Le premier album d’Imposition Man, un groupe partagé entre Berlin et Graz (Autriche), reste fidèle à un credo ; celui de naviquer sous les eaux lourdes du post-punk et du synth-punk qui le réchauffe un peu et l’arrache des abysses froides en le propulsant droit devant. Les claviers désespérés et parfois très envahissants, comme sur l’ultime et conlusif « Promise Of Salvation ». Lla batterie en plastique martiale, les lignes de basse suicidaires, la guitare écorchée majoritairement maussade et le chant vindicatif ramènent à un temps qui ressuscite le vert et le glauque, le punk d’après le punk tendance oscillations disloquées et tout un contexte socio-politique durant lequel le mur de Berlin était encore debout.
La musique d’
Imposition Man a donc quelque chose de morose et d’inquiet. Elle a aussi quelque chose de très accrocheur qui séduit immédiatement. C’est que l’album file vite : les morceaux dépassent rarement les deux minutes et si jamais ils s’éternisent, le trio décide de toute façon de les achever brutalement (la fin brusque de « Plate ») voire de les couper en deux (« Crawler I » et « Crawler II »). Ils renferment également une forme d’évidence mélodique tout à la fois rageuse et fiévreuse qui a tôt fait de nous enfermer dans ses filets. Pour le reste, le florilège d’ondes congelées, les énormes lignes de basse ou la guitare ténue savent très bien s’y prendre pour flinguer les degrés excédentaires et fortement tamiser la lumière. Pas franchement taillé pour la gaudriole mais pas non plus drastiquement atone donc.

Bien sûr, tout cela est très connoté mais le côté racé et l’énergie déployée finissent par emporter la mise : du carillon renfrogné de l’introductif « Fill A Void » aux nappes cold de « No Exile » jusqu’au prototypique « Sysi » en passant par la minute strictement instrumentale de « Scupper », on reste très accroché à l’éponyme qui réveille l’ancien, lui injecte une forme d’exaspération très contemporaine qui ressemble à s’y méprendre à celle d’alors. Ce qu’on veut dire par là, c’est qu’Imposition Man n’a rien d’un exercice de style et que leur colère réfléchie est toutefois loin d’être feinte. On sent bien que s’ils sonnent comme ça, ce n’est nullement pour rendre hommage mais bien parce que c’est comme ça qu’ils sonnent.
Le tout a été enregistré sur un antique 8 pistes à cassette et montre un goût prononcé pour l’évacuation de toute forme de fioriture, pour le moribond fuselé aussi, mais les morceaux sont néanmoins loin de ressembler à ceux des
ensemblent qui les influencent. Imposition Man perpétue l’esprit certes mais a suffisamment de personnalité pour s’habiller avec ses propres frusques sans revêtir celles des autres. Bref, même si la pochette a tout d’un mausolée, ce deuxième album existe pour lui-même et montre au final beaucoup d’atouts : malin, conceptuel et porté par une poignée de morceaux tout simplement très bien agencés.

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5 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Hania Rani: « Esja »

Un premier album comme Esja se célèbre. Fluide, harmonieux, très intuitif, il nous habite aussitôt — et, après, il se fait aussi insistant qu’un aimant. C’est d’autant plus étonnant que la musicienne polonaise Hania Rani, une habituée des projets et des collaborations, n’avait pas prévu de produire un album solo, pas plus que de le consacrer au piano. Mais ses bases en musique, classiques, se sont naturellement imposées. Esja incarne ainsi pour la jeune compositrice une étude de ce qui la fascine et la constitue — les sons, les harmonies, leur langage capable de traduire une partie du monde.

Enregistrées à la fois dans un studio en Islande et dans son appartement de Varsovie, ces dix plages sont un ravissement de rythmes et de climats ; leur rondeur grave rappelle parfois Nils Frahm, les séquences répétées ont un écho de Max Richter. En mêlant une organisation serrée et une liberté de mouvement, Hania Rani exprime brillamment la tragédie, la résilience, la volupté, parfois dans un même morceau (« Eden »). Que sa main ne perde jamais cette grâce.

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5 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Ty Segall: « Deforming Lobes »

Quatre années séparent le Live In San Francisco (enregistré en 2014, sorti en 2015) et ce Deforming Lobes (enregistré en 2018, sorti en 2019) et 4 années dans la vie de Ty Segall ça correspond à beaucoup de LP/EP produits et surtout à des changements de line-up et donc de son !
Avec son Freedom Band, Ty a largement durci la chose, ses compositions se transforment en véritables bombes massives, les potentiomètres sont montés au maximum, il faut faire du bruit, toujours plus, ils visent l’explosion sonore. Et c’est comme çà qu’on crée une bête adorée par certains, crainte par d’autres !


Fortement impressionné par la formation sur Freedom’s Goblin, ici c’est l’exécution et la production qui pêche fortement et peut faire soupirer. La distorsion partout, pas vraiment de nuances entre les instruments, ça se noie, ça devient parfois de la bouillie sonore qui ne permet même pas d’apprécier les chansons à leur juste valeur , mais faut que ça soit logique et qu’on puisse comprendre quand même ce qui se passe. Sur « The Crawler », « They Told Me Too » et « Cherry Red » (l’échange de guitare bien pensé) tout y est clair et appréciable, « Finge » s’en sort assez bien, « Love Fuzz » et son improvisation finale ne mène nulle part, « Warm Hand » » et « Squealer »/ « Breakfast Eggs » vont, par conyre, partir dans tous les sens et feront qu’on n’y comprendra pas goutte. « Warm Hands » est censé être une jam musclée et bien pensée mais, là, ce sera chacun jouant pour soi.

Enregistré sur 3 soirées (26, 27 et 28 Janvier 2018, le 26 étant le jour de la sortie de Freedom’s Goblin), pas sûr que les meilleures performances soient celles gravées sur ce disque… Deforming Lobes reste globalement une assez bonne performance, trop massive certainement et sans grandes nuances dans le son du groupe et la production de Steve Albini. Maintenant, Ty Segall devrait sûrement prendre un peu plus de risques, quitte à modifier de nouveau son (comme il a su bien le faire avec Emotional Mugger), parce qu’il commence sérieusement à tourner en rond avec son Freedom Band.

**1/2

5 juillet 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Daniela Savoldi: « Ragnatel »

On sait peu de choses sur l’italo-brésilienne Daniela Savoldi ; autant les pianos en solo sont légion, parfois inspirés, parfois moins, autant le violoncelle a peu de place dans la musique néo-classique ou contemporaine en instrument soliste. On pourrait bien sûr citer David Darling croisé régulièrement aux côtés du pianiste Ketil Bjornstad (superbe Epigraphs chez ECM en 2000) ou encore de Chris Hooson et de Quentin Sirjac pour Vallisa (2010), ou aussi de l’Islandaise Hildur Guðnadóttir remarquée aux côtés de Johann Johannsson ou encore pour la B.O de Chernoby.

La démarche de Daniela Savoldi est à la fois plus radicale et moins volontiers mélodique.  Ne s’estompant jamais totalement dans l’abstraction, elle privilégie un entre-deux un peu douloureux, aisément inconfortable, oscillant entre des drones grinçants et glaçants, une voix distante comme sur « Ragnatele » qui ressemble finalement à une tarentelle asséchée et neurasthénique.  S’ouvrant parfois à quelque chose de plus expérimental voire noise, Daniela Savoldi n’oublie jamais la grâce, cet « Improvviso » à la fois nerveux, fébrile et tremblant. Des tapotements fugaces, une palpitation organique.  Une chair à l’os, une pulsion qui hésite entre torpeur, menace et douceur.

Radical, le geste musical de Daniela Savoldi l’est assurément mais jamais délesté d’une belle part de délicatesse. Le jeu de violoncelle de la dame va à l’essentiel, ne s’égarant jamais et profitant d’une concision bien acquise, « Storia Di Un Attentato » enchantera par son choix des ruptures comme une ligne continue qui se diviserait.

Mais là où l’italo-brésilienne se révèle la plus pertinente c’est dans son savant calcul de l’espace et du jeu de la durée d’un son, ce minuscule intervalle que l’on appelle le silence, cette prudente combinaison de notes qui forme un lieu, un abri. « Space » prouve une fois encore que le silence est la plus harmonieuse des notes, on retrouve dans cette pièce-là l’irradiation ressentie à l’écoute des disques d’Arvo Part, le sommet d’un disque qui s’élève haut, très haut.

Ni vraiment post-Rock, ni seulement contemporaine, la musique de la violoncelliste résiste au classement. Elle échafaude des structures qui pourraient sembler fragiles, comme des châteaux de cartes qui fuiraient le vent mais à bien y regarder, en se rapprochant, on se rend vite compte malgré le caractère impalpable des lignes mélodiques d’une cohérence pleine et modeste à l’image de « Dada », mi-collage, mi déambulation sans but. En clôture du disque, « Modulator » propose d’autres voies plus électroniques pour l’auditeur de Daniela Savoldi.

Une musique somptueuse, viscéralement savante mais d’une empathie folle ; un troisième album qui s’affranchit des cofes et flirte avec la marge, la dissonance, la poésie.

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5 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire