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Charlie Cunningham: « Permanent Way »

Charlie Cunningham est un de ces nombreux songwriters londoniens à avoir émergé ces cinq derrières années en mode solo.  Ayant été adoubé par la BBC dès la sortie de ses premiers EPs en 2014 et confirmé son potentiel au travers de nombreuses sessions live télévisées et d’un premier album intitulé Lines en 2017, Charlie Cunningham a surtout bénéficié d’un rayonnement d’importance en ayant atteint pas loin de cinq millions d’écoute pour son dernier « single « sur Spotify.
Son second album était alors attendu impatiemment et ce
Permanent Way dernier ne se contentera heureusement pas de reproduire la formule efficace de la guitare folk cajoleuse et de la voix aux accents oniriques du premier opus. Ici, c’est à l’aide d’un flamenco dont la maîtrise a été récemment acquise que Charlie Cunningham étonne et séduit.
L’album retrace en douze titres un voyage plutôt personnel et assez mélancolique narré à l’aide d’un timbre de voix toujours aussi doux et profond. Le piano et les violons proposent des arrangements qui sur une bonne partie des titres tel « 
Monster » maintiennent le registre dans la folk pop en écho aux meilleurs titres de Bear Den’s et de James Blake.


Néanmoins, cette routine agréable mais un peu lisse qui dominait le premier album est alors efficacement brisée à l’aide d’un jeu de guitare hispanisant à souhait, que nous découvrons à juste titre dans la petite interlude « 
Tango ». Charlie Cunningham a révélé s’être lancé à corps perdu dans l’apprentissage du flamenco et de son doigté très compliqué lors d’un séjour prolongé à Séville.
C’est ainsi que la dextérité nécessaire à ce type de mélodie accompagne la majorité des morceaux, leur donnant une sonorité particulièrement romantique. Des titres plus classiques mais tout aussi efficaces comme
« Hundred Times » ou « Maybe We Won’t » vienndront confirmer le talent de compositios ; les mélodies ne sont jamais rébarbatives, Charlie Cunningham maîtrisant à la perfection l’ondulation de la voix, sans aucune discordance.
L’enchaînement des titres permet de passer de ballades mélodieuses à des morceaux pop à l’orchestration plus synthétique comme
« Sink In » et la chanson-titre servant d’ouverture. Notons ici la participation du producteur des Hot Chip, Rodhaid McDonald, sur le titre « Don’t Go Far zqui nous intronise à cet usage du flamenco et prouve que la pop légère se marie parfaitement avec une musicalité plus technique.
***
1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Quantic: « Atlantic Oscillation »

Cela faisait une petite éternité que Quantic n’avait pas sorti de réel disque en solo. Oublions ces side-projects comme Flowering Inferno, Combo Barbaro, Quantic Soul Orchestra, The Western Transient ou le réel album solo de Will Holland. Pour être précis, cela faisait depuis 2014 que le musicien prolifique du Worcestershire n’avait rien sorti pour lui. Et bien le voici de retour avec Atlantic Oscillations.

Selon les dires de son auteur, Atlantic Oscillations se veut plus dansant et imprégné des influences new-yorkaises, en particulier dans le domaine de l’électronique. Après avoir emménagé à Brooklyn récemment, Quantic sort l’artillerie lourde avec des morceaux aussi bien enivrants comme le titre introductif nommé « Divergence » qui contraste avec les plus entraînants « September Blues » et le groovy « Motivic Retrograde » où le musicien arrive à concilier électronique et orchestral avec aisance et efficacité.

On peut également citer le morceau-titre rappelant la disco new-yorkaise mêlée à des rythmes sud-africains et des percussions ouest-africaines comme point de départ de ce nouvel album montrant un Quantic plus qu’inspiré. Et bien évidemment, les invités tirent également leur épingle du jeu comme Denitia qui séduit sur la soul rétrofuturiste de « You Used To Love Me », la diva Alice Russell sur le plus organique et touchant « Now Or Never » sans oublier sa muse Nidia Góngora sur les allures cumbia de « Tierra Mama ».

Tour à tour disco, funk ou même jazz sur « Orquidea » conviant le producteur Sly5thave ou afrobeat sur « La Reflexion », Atlantic Oscillations est un retour en force pour Quantic qui ne cherche qu’à s’élever de la norme. Cinq ans après Magnetica, le musicien continue son tour du monde en musique et sans jamais perdre une once d’inspiration.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Titus Andronicus: « An Obelisk »

année dernière, Titus Andronicus avait tenté d’emprunter un virage musical radical avec son album A Productive Cough. En effet, on a vu , en effet,la bande menée par Patrick Stickles arpenter des influences heartland rock et Americana avec un succès relatif ce qui peut expliquer sa persévérence avec ce etour aux sources louable pour An Obelisk.

Pour cela, le combo a en fait appel à un autre poids lourd du punk américain Bob Mould à la production pour remettre Titus Andronicus sur les rails. An Obelisk ne surfera sur aucun concept mais juste sur du punk-rock bien enragé bien à l’ancienne et à l’image du groupe sur ces dix nouvelles compositions dont « Just Like Ringing A Bell » en guise d’introduction mais encore « Troubleman Unlimited » qui suit possédant des airs de Meat Puppets, « My Body and Me » ou bien même « Hey Ma ».

Patrick Stickles traduit son désespoir et un avenir pour le moins pessimiste de son pays lors de l’ère Trump. Et il arrive à nous plomber l’ambiance lorsque l’on écoute attentivement les textes des morceaux explosifs comme « (I Blame) Society » et « Within the Gravitron ». Il arrive à enfoncer le clou sur les grosses distorsions de « Tumult Around The World » pour prouver que Titus Andronicus n’a rien perdu de sa verve sur ce An Obelisk même si on parvient à regretter l’énergie fougueuse des débuts. Un bon ensemble au final.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Mannequin Pussy: « Patience »

Mannequin Pussy aait oublié un second album faussement nommé Romantic. Le quatuor venu de Philadelphie et mené par la foutraque Marisa Dabrice au chant et à la guitare avait redonné ses lettres de noblesse au punk hardcore et il retente ici l’expérience avec un troisième disque nommé Patience.

Voici donc une nouvelle bonne dose de punk hardcore encore plus explosive et encore plus tête brûlée que jamais. Mannequin Pussy démarre en trombe avec des titres beaucoup plus maîtrisés que jamais avec entre autres le titre introductif qui donne le ton mais encore les allures grunge de « Drunk II » où on voit notre Marisa Dabrice partagée entre chagrin et désinvolture (« I still love you, you stupid fuck ») et « Who You Are ».

Entre moments de pure et folle rage (« Cream », « Drunk ») et d’autres plus mesurés avec notamment « Fear/+/Desire » partagé entre chaos et harmonie et « High Horse », Mannequin Pussy nous entraîne dans cette tempête riche en contradictions. Entre le songwriting aussi insolent que vulnérable de Marisa Dabrice et les compositions bien virulentes qui l’accompagnent (« F.U.C.A.W. »), le groupe de Philadelphie brasse le chaos qui empiète sur leur passage avant de retrouver une certaine lucidité avec « In Love Again » qui clôt Patience en grandes pompes. Assurément un des meilleurs albums punk-rock de cette année car plus ambitieux et plus passionnant à coup d’écoutes répétées.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Hatchie: « Keepsake »

Il aura suffi d’un premier EP nommé Sugar & Spice pour que Hatchie puisse passer au rang des grandes révélations de ces dernières années. La chanteuse et bassiste australienne a baigné dans les disques de The Sundays et de The Cocteau Twins tellement sa musique dream-pop nostalgique se fait énormément ressentir sur son premier disque tant attendu nommé Keepsake.

Ceux qui ont en tête des tubes comme « Sure » et « Sleep » seront ravis d’apprendre que Hatchie reste dans sa zone de confort. Harriette Pilbeam nous offre un nouveau condensé de shoegaze et de dream-pop à travers des morceaux sucrés et doucement nostalgiques allant de « Not That Kind » à « Stay With Me » en passant par les planants « Without A Blush », « Obsessed » et « Unwanted Guest » à coup de synthés fiévreux et d’interprétations somptueuses qui n’en finissent pas de résonner.

En dix morceaux, Hatchie nous ramène deux décennies en arrière où ce courant musical régnait mais avec un soupçon de pop moderne ceci dit. On y décèle des influences non dissimulés de la Canadienne Carly Rae Jepsen sur certains morceaux. Keepsake sent la rêverie et le romantisme à plein nez surtout sur des morceaux entraînants comme « Secret » et « Kiss The Stars ». Et justement on a des étoiles dans les yeux tellement ce premier disque de la native de Brisbane étincelle tout au long jusqu’à cet assaut final nommé « Keep ».

Consistant et envoûtant de bout en bout, le premier album de Hatchie nous rappelle que l’âge d’or de la dream-pop n’est jamais révolue. Avec un soupçon pop jamais déplaisant et en rendant hommage à ses pairs, l’Australienne continue son ascension vers les étoiles.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Day: « Midnight Parade »

Ce duo allemand présente nombre de qualités pour qu’on s’en entiche avec gourmandise. C’est typiquement le genre de groupe discret et sans prétention qui parvient à toucher sans artifice. Déjà, alors que la plupart des duos masculin-féminin se contentent d’une formule « producteur autiste aux machines » et « belle qui roucoule », The Day sonne comme un véritable groupe de rock. Ils balaient d’un revers de main l’imagerie « pop à guitares fleur bleue » ou dreampop qu’on pourrait facilement leur accoler sur la foi d’une photo de presse : elle, les traits fins, un air distancié de femme fatale et lui, nous fixant de ses grands yeux bleus avec un air d’amoureux éconduit.

Pour trouver une filiation à The Day, il faudrait plutôt aller chercher du côté des groupes américains qui savent se mettre à nu sans que ce soit indécent. C’est toujours sur le fil, car il ne faudrait pas grand chose pour que le pathos prenne le dessus et que cela vire au grossier, au pompier.

Mais, même si parfois les refrains sont mus par un souffle adolescent, que la production alterne entre un son clinquant (en particulier sur « Grow » ) et des plans en ligne directe formatés pour les college-radios, que les guitares peuvent être bavardes comme aux plus heures du rock héroïque si on y prête attention, Laura Loeters et Gregor Sonnenberg sont d’une spontanéité confondante, d’une sincérité jamais prise en défaut. Au final, The Day pourrait prétendre à reprendre le flambeau de L’Altra avec la velléité de séduire le public de Death Cab For Cutie. C’est reconnaître là que derrière un patronyme qui lui ouvre les portes de l’anonymat, The Day distille un fort pouvoir de séduction qui motivera l’écoute de Midnight Parade – de préférence en solitaire, en bagnole de nuit. Et si on doit bien avouer qu’il y aurait mille et une raisons rationnelles pour dénigrer ce projet qui s’efforce à occuper un espace « middle of the road », au contraire, on s’en délecte.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

People Under The Stairs: « Sincerely, The P »

Thes One (Chris Portugal) et Double K (Mike Turner) ont sorti Sincerely, The P qui serait, selon eux, serait leur dixième et ultime album. Quelques mois sont passés et la situation s’est régularisée et, fnalement, le doux son de la dixième partition des People Under The Stairs continue de tourner.

Sincerely, The P débute en forme de début de la fin par un live de « San Francisco Knights » qui nous rappelle à « The Next Step », premier album des trublions angelinos. Introduction qui voit se glisser un riff de guitare, peu conventionnel pour le groupe, apportant l’énergie habituelle nécessaire à un long format du groupe. Sans contredire leurs essais passés, Thes One & Double K propose un album solide (sans être ce qu’ils ont fait de meilleur)  dans leurs plus pures traditions soit un rap rythmé, fun et funky, aux accents afro par moment ordonnant à notre cou de s’affranchir de sa raideur dont le morceau « Here, For A Good Time » en est le plus représentatif.

Les compères, par leur état d’esprit dandy représentent une certaine image californienne qui colle de manière quasi rigoriste aux préceptes de la culture hip hop (Peace, Love, Unity & Havin’ Fun). Ecouter Chris & Mike donnent à la fois envie de faire du skate du côté de Venice Beach, de faire un bon barbecue entre potes (en famille ça marche aussi) ou de tout simplement profiter de l’instant présent. Pour en revenir à Sincerely, The P,  la conclusion en forme d’hommage aux regrettés énumérés par Double K sur The Sound Of A Memory est un tantinet à contre-courant de cet état d’esprit même si bien sentie pour accentuer une sortie du duo sans fioriture au-delà de tout égotisme. Pour conclure, on a aimé, on aime et on aimera ne pas oublier la discographie décagonale des People Under The Stairs.

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27 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Jowe Head: « Widdershins »

La vie est une superstition, une succession de croyances, d’objets de foi et d’emballements plus ou moins réels dont l’addition compose un mystère qui n’a rien à envier aux contes et aux mythologies. C’est peu ou prou sur cette théorie d’avant-garde, assez séduisante, que Jowe Head, ancien membre des cultes Swell Maps et des non moins décisifs Television Personalities, opère, lui qui a, ici, a rassemblé cinq années de travail dans un album double, imposant et délibérément hors du temps.

Widdershins renvoie ainsi à une superstition bien connue (mais pas très populaire de nos jours !) qui considère comme malheureux voire hérétique le fait de marcher dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Jowe Head a sa façon n’a jamais fait que ça. Et cet album en témoigne, lancé en mode barde folk par deux titres de conteurs magnifiques. « Lyke-Wake Dirge » et « Tankerton Bay (The Street) « posent un cadre désuet, porté en mode voix/mandoloncelle et guitare, comme si on se trouvait dans une arrière-cour victorienne. Le chant est âpre mais inspirant, invitant à un voyage où se mêlent mémoire des lieues et souvenirs de ceux qui y ont vécu. Head enchaîne sur un bien curieux et excellent « Minotaur Song. » Jowe Head chante ainsi d’une voix gentiment régressive et enfantine, en jouissant du éfi que la figure cornue lance à la face du monde. Faire tout ce qui n’est pas bien, tant qu’on nous le permet… Widdershins est aussi un catalogue de visages étranges, de lieux hantés et de personnages réprouvés. C’est un cycle de chansons bringuebalant où les hommes sont couverts de boue et sont aux prises avec des sorcières sensuelles et mal intentionnées. L’accompagnement conçu par Jowe Head est tantôt traditionnel (avec des instruments anciens) et rétro-psychédélique, tantôt plus expérimental autour de sons de basse (la spécialité du bonhomme), de bidouillages à la John Meek « (Long Live The Sun) » qui grondent et foutent la frousse (le génial « Ode To Krampus »). La rythmique constitue une liaison solide entre les morceaux. C’est elle qui délivre cette pulsion vitale et donne cette impression d’une caravane ou d’un cirque de monstres qui défilerait sous nos yeux et nos oreilles saisis d’effroi.

Car il y a une forme de menace sourde qui se dégage de ces personnages et de ces récits, comme si les formes d’antan, mystérieuses et parfois venues d’ailleurs allaient fondre et dissoudre notre monde aseptisé et supposément moderne. Jowe Head fait penser sur son dispositif à un Lovecraft désinhibé, lançant ses créatures et ses prédictions apocalyptiques à l’assaut d’un monde dont il se sent éjecté. Extraterrestrials est épatant et l’un des morceaux les plus impressionnants du disque. Ils sont là enfin et ils ne ressemblent pas à ce qu’on avait imaginé. Extras, dans un registre similaire, bruyant et métallique, est aussi très réussi. Jowe Head nous offre quelques reprises savoureuses avec notamment une version remarquable du « Nottamun Town » de Fairport Convention. Plus loin, on retrouve également une interprétation plus qu’audacieuse d’Einsturzende Neubauten (« Ein Stuhl In Der Hölle ») ainsi qu’une reprise de The Incredible String Band.

A l’image de ce qu’il faisait avec Daniel Treacy sur les Television Personalities, mais avec une orientation freak folk plus prononcée, Jowe Head rend hommage à travers cette collection de chansons à une histoire populaire et en partie oubliée des musiques britanniques. Avec elle, c’est évidemment le pays réel qui ressurgit avec ses traditions, ses rapports sociaux et le souvenir de ses luttes en offrant un contrepoint chaucerien à l’époque contemporaine.  Entre l’évocation de Baba Yaga, la sorcière russe maléfique la plus connue, celle du poivrot légendaire John Barleycorn (sur King of The Corn) ou encore de la vieille histoire des deux corbeaux (Two Ravens), Jowe Head prolonge les travaux d’une contre-culture qui se déploie depuis Moorcock, jusqu’à Iain Sinclair, en passant bien sûr par Alan Moore et Julian Cope. « Half Bike « renvoie autant aux travaux géniaux du romancier et poète Flann O’Brien qu’à une version atrophiée de Syd Barrett. Il faut être anglophile et fan d’histoire alternative pour apprécier ce disque à sa juste valeur mais il y a suffisamment de matière et de propositions musicales différentes ici pour qu’on soit émerveillé et saisi par le charme de cet Outremonde que Head explore depuis au moins deux décennies maintenant.

Widdershins est une réussite indéniable, un foisonnement créatif assemblé avec les moyens du bord et l’énergie artisanale et appauvrie d’une marge qui étouffe. C’est un voyage dans un bestiaire clandestin et salutaire où on ne craint pas de faire tomber son téléphone ou de griffer sa voiture. Il n’est pas certain que cela permette aux forces de l’ombre de reprendre le contrôle du monde mais c’est à partir de ces îlots de résistance qu’on pourra recomposer une conscience populaire, renouer avec le cours de notre histoire et espérer abattre les géants. Jowe Head est aussi costaud et déchaîné ; on peut se moquer de lui ou, comme nous, croire en son pouvoir de suggestion.

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27 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire