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Bastille: « Doom Days »

Deux ans après le généreux Wild World, le projet de Dan Smith revient à la charge avec, pour un nouvel opus qui nous laisse une impression mitigée. En 2013, non avait fait connaissance avec un Bastille qui apparaissait comme un vent nouveau dans le paysage pop-rock britannique avec Bad Blood, un premier disque fédérateur et produit avec une certaine finesse. Wild World, sorti près de trois ans plus tard, a engendré ce qui reste à ce jour la plus grosse tournée de Bastille.

Tout ce que proposait cet album semblait déjà poussé à son maximum ; la production, l’écriture des morceaux, la structure. N’arrivant pas à la hauteur du premier opus, l’album s’est vite perdu dans dans la maudite comparaison. Même si quelques titres demeurent franchement réussis, Wild World a invoqué, avec le recul, comme un sentiment de lassitude. Qui perdure d’autant plus aujourd’hui.

On tient déjà peut-être là le premier souci de Doom Days – c’est qu’il marche bien trop dans les pas de ses prédécesseurs, sans vraiment proposer quelque chose de nouveau. « Bad Decisions », « Million Pieces », ou encore « The Waves »… Les 11 morceaux qui composent ce troisième chapitre ne dessinent rien de bien neuf à l’horizon, si ce n’est la confirmation du talent d’écriture de Smith mais cela ne suffit pas.

En effet, même si on peut noter le ton toujours aussi chavirant du musicien et une voix qui sait toujours autant porter le projet, on peut trster de marbre face n la dimension « conceptuelle » quelque peu redondante du projet (chaque album est crédité comme un long métrage) respectée ici avec un disque qui retracerait le déroulement d’une nuit.

Visuellement, les clips sont toujours aussi léchés, l’esthétique globale du disque est dans la parfaite lignée deux précédents. Mais en choisissant de ne pas vraiment innover, le groupe se complait dans une facilité instrumentale mainstream qui est de plus en plus déconcertante – malgré quelques moments au-dessus du lot, entre autres l’effervescence trap « Doom Days” »ou l’élégant « 4AM » avec un saxophondu plus beau cru. Dans un dernier instant lumineux (« Those Nights », suivi de « Joy » et ses chœurs élégiaques), le disque se terminera sur une note certainement optimiste mais mais elle ne parviendra pas à occulter ces Doom Days, jours sombres tels qu’ils sont annoncés et énoncés.

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25 juin 2019 - Posted by | On peut faire l'impasse |

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